‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 4)Chapitre 35 sur 174 · Duc de Bcnévent · texte numérisé non relu

Duc de Bcnévent

i. Pérouse clait alors un point stratégique très-important pour les empereurs ; c'était parle duché de Pérouse que s'établissait la comnuuiication entre les possessions impériales en Italie, menacées et en-

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(( 11 a fallu, » lui ccrit-il^ « que je visse de mes c( yeux des Romains, la corde au cou, comme des c( meules de chiens, conduits en France pour être « vendus au marché \ » Mais c'est lui qui pourvoit au plus pressé, qui écrit aux chefs militaires pour les encourager à résister, qui indique aux soldats rassemblés à Naples le chef qu'ils doivent suivre, qui nourrit le peuple , qui paye aux troupes leur solde et aux Barbares leurs contributions de guerre, le tout aux frais du trésor de l'Eglise. « L'empe- (( reur, » écrivait-il à l'impératrice, a a un tréso- « rier pour ses troupes à Ravenne; mais, moi, je a suis à Rome le trésorier des Lombards ^ »

Plus tard, le roi des Lombards, Agilulfe, révolté par de nouvelles perfidies de l'exarque impérial, revint mettre le siège devant Rome même. Grégoire, qui était avant tout évêque et veillait avec encore plus de soin aux intérêts spirituels des Romains qu'à leur défense matérielle, commentait alors dans ses sermons le prophète Ezéchiel. Il interrompit plus d'une fois ses homélies pour exhaler sa tristesse et pour déplorer les malheurs de la ville

trecoupées de toutes parts par les Lombards, entre l'exarchat et la Pentapole au nord, et les duchés de Rome et de Naples au midi. Je dois cette observation à mon cher, savant et si regrettable traducteur, dom Brandes, bénédictin d'Einsiedlen, qui a enrichi de plusieurs notes très-utiles la version allemande de ce livre.

1. Quod oculis meis cernerem Romanos more canum in collisfunibus ligatos... qui ad Franciam ducebantur vénales. Epist., v, 40.

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