Epist., XI
•23 iiovonibrc G02.
Adulations iiouveaux maîlres^ toutes baignées d'un sang inno-
ctrancfGS
et lamentable ceut, dans Toratoire de son palais de Latran^ Jl de Grégoire adrcssa ensuite à Phocas des félicitations inquali-
envers Phocas. ^ , ^ , , . ,
tiables , non pas dans la surprise du premier moment, mais sept mois après le crime-. « Dieu, » dit-il, « arbitre souverain de la vie des hommes, en élève quelquefois un pour punir les crimes de plusieurs , comme nous l'avons éprouvé dans notre longue affliction ; et quelquefois, pour consoler les cœurs affligés de plusieurs, il en élève un autre dont la miséricorde les remplit de joie , comme nous l'espérons de votre piété. C'est pourquoi nous nous sentons fortifiés par abondance de joie en nous félicitant de ce que votre bonté est parvenue à la dignité impériale. Que les cieux et la terre s'en réjouissent avec nous^! » Il écrit aussi à la nouvelle impératrice : c< Aucune langue ne saurait exprimer, aucune âme ne saurait imaginer la reconnaissance que nous devons à Dieu de ce que votre sérénité est arrivée à l'empire, et que nous sommes délivrés du poids si dur que nous avons si longtemps enduré, et de ce qu'il nous survient le doux joug d'une puissance que nous pourrons supporter. Que les chœurs des anges et que la voix des