Epist., VI
avec les moines d'isaurie
192 SAINT GRÉGOIRE LE GRAiND.
lères gaulois, et on aime à apprendre, par la lettre de saint Grégoire, que son cœur paternel savait apprécier les aumônes qui lui arrivaient de Lérins sous la forme de plats et de cuillers envoyés par l'abbé pour le service des pauvres de Rome^
Il étendait sa protection sur les moines en Orient comme en Occident. Dès les premiers débuts de son pontificat, il intervint avec énergie et persévérance auprès du patriarche de Constantinople , au profit d'un abbé des montagnes d'isaurie, en Asie Mineure, accusé d'hérésie, et que ce patriarche avait l'ait batonner dans une des églises de la ville impériale. Dans la suite de cette contestation prolongée, il maintint, avec sa constance ordinaire, l'observation des canons et les droits de l'innocence, également outragés par l'orgueilleux rival de la suprématie romaine \ Il accordait à un autre abbé d'isaurie une somme prise sur les revenus de l'Eglise romaine, plus considérable encore que celle qu'il sollicitait pour les nécessités de ce lointain monastère ^ Il envoyait des lits et des vêtements à saint Jean Glimaque, abbé du Mont-Sinaï, pour les pèlerins qui fréquentaient ce sanctuaire*. On le voit encore mander des religieux de son couvent
1. Coclileares et circulos. Eyist , vi, 56, Cf. Epist., ix, 00, à Conon, autre abbé de Lérins, que le pape félicite d'a\oir combattu le relâchement dû à la faiblesse imprudente de son prédécesseur.