‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 5)Chapitre 37 sur 110 · Tradition juridique, notée par Lapprnbep.g, p · texte numérisé non relu

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tuaire national des Bretons à Glastonbnry ', en consacrant à cette œuvre réparatrice les trente mille livres d'argent qu'il avait arrachées, le fer à la main, aux Jutes du royaume de Kent, à titre de tvere ou de compensation pour la vie d'un prince weslsaxon qu'ils avaient brûlé vif \ Il témoignait ainsi de la vénération des conquérants germains pour ce célèbre monastère, qui, après avoir été le berceau du christianisme celtique ^ et servi de tombe au roi Arthur, allait devenir un des principaux foyers du monachisme anglo-saxon et une des nécropoles de la royauté anglaise. C'est le seul exemple que Ton cite dans la Grande-Bretagne d'une fondation religieuse qui soit devenue également chère et sacrée aux deux races, aux vainqueurs comme aux vaincus.

Avec le concours des princes et des patriciens de son pays, Ina fonda ou enrichit bien d'autres monastères*, guidé surtout dans ces bonnes œuvres par le plus illustre des abbés du Wessex, par son ami et

1. Voir t. III, p. 24. — Henschen, le savant et consciencieux Bollandiste, après avoir cité deux chartes apocryphes d'Ina en favciiide Glastonbury, au tome ^' de lévrier," p. 907-908, a reconnu et proclamé la fausseté de ces pièces au tome II d'avril, p. xxxi. — Il ajoute modestement : « Si eadem, qurenunc aprilem absolventibus, adl'uisset sci(Mitia februarium tractantibus, explodi ista potuissent. »

2. Chron Ang/o-Sax., adann. 687 et 694. I.ingai-.d, ^is/o/.//, p. 161.

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