‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint BernardChapitre 131 sur 134 · SECOND MEMOIRE · texte numérisé non relu

SECOND MEMOIRE

L'auteur résume ainsi qu'il suit le résultat final de toutes ses recherches :

1° Les dissidences entre Rome et la Bretagne ont été moins nombreuses, moins importantes et surtout plus tardives que les novateurs ne l'entendent.

'2° Elles n'établissent aucune relation entre la Bretagne et l'Asie.

5*^ Elles ne prouvent rien contre Rome ; sur les trois

populations dont so composait TEglisc bretonne, deux avaient adopté dès le principe les usages de Rome.

4" Sur les six usages controversés,

Trois avaient leur principe dans l'esprit national et nullement asiatique, savoir :

A. La tonsure^ coiffure nationale, même (/r?//f//V///p, celle des mages dont il est question dans les vies des saints irlandais , comme opposant de grands obstacles aux modifications de la foi ;

B. La liturgie particulière pour la messe, comme il y en avait dans toutes les églises évangélisées par Rome, la Gaule, l'Espagne, etc.;

C. L'aversion pour les clercs romains, repoussés par sentiment patriotique comme apôtres de la race saxonne ;

Et trois dans une adhésion malentendue aux doctrines mêmes de Rome :

D. Les cérémonies complémentaires du baptême, dont parle Rede, II, 2, mais que les insulaires ne voulaient pas reconnaître, parce que leurs premiers apôtres, venus de Rome, ne leur en avaient rien dit;

E. Le comput pascal, que les Rretons maintenaient tel qu'ils l'avaient d'abord reçu de Rome, sans vouloir adopter la réforme introduite postérieurement par les papes ;

F. Le célibat des clercs, aussi sévèrement observé par les Bretons que par les clercs romains ; seulement on y acceptait les monastères doubles connus en Orient ; c'est la seule voie par où s'étaient infiltrées dans Textréme Occident quelques-unes des traditions de l'Orient.

Sur les trois points principaux: 1° la suprématie

de Rome, T la céléhration de la Pàqiie, 5" le mnriage des prêtres, l'Eglise l)retoiine ne s'est point écartée des autres Eglises occidentales, au moins durant les cinc| premiers siècles. Sur les trois points secondaires : 1° la tonsure, 2° l'administration du baptême, 7i' la liturgie, il y avait des dissidences, mais elles étaient aussi grandes entre la IVetagne et l'Orient qu'entre la Bretagne et l'Italie.

FIN DU T 0 M E T li fi 1 S 1 1 ; M F. .

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