‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint BernardChapitre 53 sur 134 · C.olumba · texte numérisé non relu

C.olumba

tait précisément la position où se Ironvèrent, cinq siècles pins tard, à l'égard des rois de France, les princes noimaiids devenus rois d'An" leterre en restant ducs de Normandie. Columba, l'ami des deux rois, fut chargé de trancher le différend. Selon quelques auteurs irlandais, l'abbé d'iona, au moment décisif, refusa de se prononcer, mais se déchargea sur un autre religieux, saint Colman, du soin de pronojici'r l'arrêt. Toujours est-il que le monarque d'fr- \i\mh renonça ii toute suprématie sur le roi des Dalriadiensderi//)(Tf7îK, comme on qualifiait alors l'Ecosse. L'indépendance et l'immunité de tout tribut furent garanties aux Scots albaniens, qui de leur coté promirent à leurs compatriotes irlandais une hospitalité et une alliance perpétuelles \ i inienient ColuiTiba iuterviut encore à l'assemblée de Drum-

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des ceitt dans une cause qui dut lui tenir au cœur presque autant que 1 indépendance de la royauté et de la colonie scotique dont il était devenu le chef spirituel. Il ne s'agissait de rien moins que de l'existence d'une corporation aussi puissante et plus ancienne, plus nationale, que le clergé lui-même ; il s'agissait de ces bardes, à la fois poètes et généalogistes, historiens et musiciens, dont le grand rôle et l'ascendant populaire sont un des traits les plus caractéristiques de l'histoire d'Irlande. La nation tout entière, toujours éprise de ses traditions, de son antiquité fabuleuse,

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