‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint BernardChapitre 58 sur 134 · I.es · texte numérisé non relu

I.es

Mélodies iiiandaifiex de Moore.

des vaincus en Ecosse

comme en Irlande.

Thomas Moore, en leur adaptant des paroles empreintes d'une fidélité passionnée h la foi proscrite, M la patrie opprimée, a su rendre aux Mélodies irlandcmesunc popularité qui ne fut pas le moins efficace des plaidoyers dans le grand débat de l'Emancipation des catholiques.

Ce n'est pas seulement en Irlande, dans la patrie i--»

^ ^ ^ muse celtique

dt^ Columba et de Moore, qu'a survécu le ^énie de a» «f*'^'^*^ la poésie celtique. Il s'est encore créé un refuge dans les glens des hautes terres de l'Ecosse, dansées vastes bruyères, sur ces montagnes rudes et nues, et le long de ces lacs étroits et profonds qu'a si souvent visités l'apôtre Columba en portant la lumière de la loi aux Pietés delà Calédonie. Dans ces districts où se parle toujours, comme dans une grande portion de l'Irlande, la langue ersche ou gaélique, on a vu tout récemment encore, et au temps le plus prosaïque de la civilisation moderne, en plein dixhuitième siècle, la muse celtique, toujours mélancolique et populaire, inspirer les chants funèbres et bellirpieuxqueles Highlandersonl consacrés au prétendant vaincu, à ses défenseurs égorgés. Et s'il faut en croire un juge compétent et impartial^ ces dernières effusions de l'âme des races gaéliques l'emportent encore en plaintive beauté et en intime passion siu^ ces chnnts délicieux en anglo-écossais, que

i. Chaules Mackay, ihe Jacohite Songs and Ballads of Scotland f'roin 1688 lo \1M). Introduction, p. 18.

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nul voyageur ne peut entendre sans émotion, et qui ont assuré du moins la palme de la poésie à cette cause des Stuarts, si tristement représentée par ses princes, si mal servie par les événements, mais ainsi vengée, par la muse populaire et nationale, de la défaite irrémédiable de Culloden.

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