‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint BernardChapitre 99 sur 134 · Epist.f XI, 61, ad Clotarium Francorum regem · texte numérisé non relu

Epist.f XI, 61, ad Clotarium Francorum regem

des nouveaux missionnaires \ Dans uneiellre particulière au légat Virgile d'Arles, il lui recommande tout particulièrement de recevoir leur frère commun Augustin avec la plus douce affection, au cas où il irait le trouver, et il ajoute : « Gomme il arrive souvent que ceux qui sont éloignés ont besoin d'être avertis des désordres à réprimer, s'il vous dénonce les fautes de ses prêtres ou de tout autre, examinez tout très-soigneusement avec lui, et sévissez, mais en prenant garde de ne pas affliger l'innocent pour atteindre le coupable \ »

Cette tendresse passionnée, mais intelligente et impartiale de Grégoire pour ses amis, qui est un des traits les plus séduisants de son admirable vie, ne ressort nulle part avec plus d'éclat que dans ses relations avec Augustin. On l'y voit toujours occupé d'étendre et de consolider l'autorité de son légat, mais non moins inquiet du salut de son âme, et résolu d'ailleurs à faire passer avant tout les intérêts de la nouvelle chrétienté. Il confia aux nouveaux missionnaires une longue lettre au roi Ethelbert, où, tout en le félicitant de sa conversion, et en le comparant à Constantin, comme il avait comparé Berthe à sainte Hélène, il l'exhortait à étendre la foi parmi ses sujets, à proscrire le culte des idoles, à renverser leurs tem-

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