‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 64 sur 148 · Voir tome IV, p · texte numérisé non relu

Voir tome IV, p

leur langue. De là ces homélies en anglo-saxon que Ton rencontre encore si souvent dans les manuscrits de nos bibliothèques, et qui datent d'une époque antérieure de plusieurs siècles aux premiers monuments rehgieux de toute autre langue moderne. De là aussi ces traductions de l'Écriture sainte si fréquentes dans les cloîtres dès le septième siècle et qui se répandaient probablement au dehors, traductions dues, selon certains historiens, à la plume des moines les plus illustres, à celle d'Aldhelm et de rinfatigable Bede, qui auraient traduit, l'un le Psautier et l'autre l'Ancien et le Nouveau Testament en entier * .

Le repos du dimanche, encore aujourd'hui plus scrupuleusement observé en Angleterre que dans n'importe quel autre pays chrétien, fut dès l'enfance des missions monastiques l'objet d'une sauvegarde spéciale : le Pénitentiel de Théodore aborde les détails les plus minutieux, pour préserver les labourem^s,les vignerons, les jardiniers, tout comme les couturières, les fileuses, les blanchisseuses, de toute dérogation à cette garantie essentielle de la liberté de l'âme et du corps-.

La solennelle beauté du culte célébré dans les églises monastiques ne pouvait qu'être rehaussée

Page 1