‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 7 sur 148 · BEDE, in · texte numérisé non relu

BEDE, in

2. Mac Firbis ou Forbes, Irish Annals, MS. cit épar Reeves, p.xlj.

3. Les annales d'Irlande y constatent sa présence en 692 et en 697. A cette dernière date, il fit promulguer la Loi des Innocents, oudAdamnan (voir plus haut, t. III, p. 320). Il écrivait ses livres au milieu de ses voyages, de ses sollicitudes pastorales, comme il le dit lui-même dans le préambule de son traité de Locis sanctis : Quee et ego, quamlibet inter laboriosas et prope insustentabiles tota die undique conglobatas ecclesiaslicas soUicitudinos constitutus, vili quamvissermone, describens declaravi. — Il écrit sa Vie de Columha

FIN DE LA DISSIDENCE CELTIQUE. lo

sacra avec ardeur à l'œuvre de l'unité et il y fut beaucoup mieux écouté que dans son propre monastère. L'Irlande méridionale, on l'a vu, était déjà rentrée dans l'unité, avant même que Wilfrid eût entrepris son œuvre capitale en Angleterre. Adamnan fut l'instrument de la réunion pour l'Irlande centrale et septentrionale. Il y fit triompher partout la tonsure et la Pâque orthodoxes, sauf dans les communautés directement soumises à son propre monastère d'Iona.Ge ne fut pas sans avoir de grandes difficultés à surmonter, mais il vint à bout de tout par sa douceur et sa modestie ^ Il mourut la même année que son ami, le savant roi Aldfrid (23 septembre 704 ou 705) . Avant de mourir, mais après avoir célébré la Pâque canoniquement en Irlande, il voulut faire une dernière tentative auprès de la famille de Golumba, qu'il gouvernait depuis trente ans. Ce fut en vain : toutes ses instances furent repoussées ; mais Dieu fit la grâce, dit Bede, à cet homme qui aimait par-dessus tout la paix et l'unité, de gagner la vie éternelle, avant que le reentre ses deux voyages d'Irlande, de 692 à 697. Il n'y dit rien de ses dissentiments avec ses propres religieux sur la Pàquermais il parle de la prophétie de Columba à Clonmacnoise sur la discorde « quse « post dies multos obdiversitatem Paschalis festiorta est inter Scotiee ecclesias. » Il resta probablement en Irlande de 697 à 703, époque où, selon Bede, il y était encore. Ce n'était pas trop pour la très difficile lâche qu'il avait à remplir.

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