‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 14 sur 244 · GiRALDus Cambrensis, C · texte numérisé non relu

GiRALDus Cambrensis, C

2. Â.oE LA BoRDERiE,p. 170. La YiLLEMMXQvÉ, les Bar ûbs brctons.

- Cette puissante corporation, hiérarchiquement ordonnée, avait survécu à la ruine du druidisme, et apparaît, dès le sixième siècle, dans tout son éclat, au sein de ces congrès poétiques * présidés par les rois et les chefs du pays, véritable institution nationale dont l'usage se perpétuajusqu'aux demi ers jours de rindépendance galloise. Dans les nombreux monuments de leur féconde activité, récemment remis en lumière par des efforts aussi patriotiques qu'intelligents", mais encore insLiffîsamment dépouillés ; dans ces triades, dont la forme relativement récente, qui nous est seule connue, ne saurait déguiser la haute antiquité, on rencontre des trésors de véritable poésie, où la grandeur sauvage des races primitives, tempérée et purifiée par les enseignements et les mystères de l'Evangile, semble se jouer en mille courants limpides qui étincellent au soleil du matin de l'histoire, avant de venir se confondre avec le grand fleuve des traditions chrétiennesde l'Occident. Car la religion chrétienne était suivie, chérie et défendue au scindes montagnes de la Cambrie, avec non moins de ferveur et de passion que l'indépendance nationale. Les rois et les chefs n'v étaient

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