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partageait son butin. Les vaincus, qui avaient appelé son grand-père le Brûleur, n'eurent que trop raison d'appeler Etlielfrid le Ravageur.
Cependant il n'eut point, comme ses prédécesseurs, pour auxiliaires les Calédoniens. Ceux-ci étaient devenus chrétiens, grâce au zèle apostolique deColumba et de ses missionnaires irlandais ; et bien loin de seconder les envahisseurs païens, on voit les ScotsDalriadiens, récemment établis dans la grande îleS venir au secours des Bretons chrétiens comme eux. Leur roi Aïdan, celui-là même qui avait été sacré par Columba, l'apôtre monastique de la Calédonie, marcha contre Ethelfrid à la tête d'une nombreuse armée. Mais son ami, le saint moine d'Iona, n^était plus là comme naguère" pour le protéger par ses prières et le seconder par ses ardentes sympathies. Les Scots et les Saxons se rencontrèrent à Degstane, près de la frontière actuelle d'Angleterre et d'Ecosse (603) ; après une lutte acharnée, l'armée scotique fut taillée en pièces, et cette défaite ôta pour toujours aux Celtes du nord l'envie de prendre la défense de leurs frères du midi contre les conquérants germains.
Vainqueur des Scots, le formidable païen se jeta
1. Rex Scotoium qui Britanniam irihabitant. Ibid. —Voir plus haut, liv. X, c. 3, p. 172.