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roi était d'ailleurs loin de suffire, chez les Anglo- Saxons, pour déterminer la conversion de tout un peuple, et, pas plus qu'Etlielbertet Augustin, le premier roi chrétien et le premier évêque desNorthumbriens ne songèrent à employer la contrainte. Il leur fallut sans doute plus d'un effort pour surmonter la rudesse, l'ignorance ou l'indifférence des Saxons païens. Mais les consolation^ aussi abondaient , car la ferveur de ce pauvre peuple et sa soif du baptême étaientsouvent prodigieuses . Paulin étantvenu avec le roi et la reine, qui raccompagnaient maintes fois pendant ses missions, dans une certaine villa royale, tout à fait au nord, ils durent tous les trois y demeurer trente-six jours de suite , et pendant tout ce temps l'évêque ne faisait autre chose du matin au soir que de catéchiser la foule qui affluait de tous les villages d'alentour, puis de la baptiser dans la rivière qui coulait tout auprès. A l'extrémité opposée du pays, au midi , on donne encore -de nos jours le nom de Jourdain à une portion du cours de laDerwent, près du vieux gué romain de Malton , en souvenir des nombreux sujets d'Edwin que le missionnaire romain y baptisa ^ . Partout il baptisait dans les rivières ou dans les fleuves , car le temps manquait pour construire des églises -. Cependant il bâtit auprès du