Cf. BoLL\ND., Act. SS. Mariii, t. I, p
conciles très nombreux ' , où il eut l'honneur déporter le dernier coup à l'hérésie pélagienne qui s'était ranimée depuis les missions de saint Germain.
L'un de ces conciles reconnut en son honneur un droit d'asile, signalé, par les anciens auteurs, comme le plus respecté et le plus complet qui existât en Bretagne, et qui créait pour tous les délinquants poursuivis un refuge inviolable partout où il y avait un champ donné à David -. C'est un des premiers exemples, conféré à un établissement monastique, du droit d'asile, depuis trop répandu, et à la fm du moyen âge si scandaleusement abusif, mais, à cette époque reculée, si précieux et si tutélairc. Qui ne comprend combien les poursuites criminelles étaient alors irrégulières et brutales : combien de viles et violentes passions en usurpaient les dehors; et combien la justice elle-même et l'humanité avaient à se réjouir de voir la religion étendre ses mains maternelles sur un innocent éperdu, et même sur mi coupable digne d'excuse ou d'indulgence î
1. A Brèves, en 519, et à Victoria en 226. Les expressions de Ricemarch, sur ce dernier synode, méritent d'être remarquées, parce qu'elles constatent la présence des abbés à côté desévêques du concile, et la reconnaissance incontestée de l'autorité romaine. Reste à savoir si cet écrivain du onzième siècle n'a point attribué les usages de son temps à une époque antérieure,