‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 1 sur 219 · II DÉDICACE · texte numérisé non relu

II DÉDICACE

la voix même de Votre Sainteté, lorsque, au milieu de l'enthousiasme inoubliable qui saluait son avè- • nement, elle proclama, dans une encyclique célèbre, les devoirs et les droits des Ordres religieux, et reconnut en eux ce ces phalanges d'élite de l'armée du Christ, qui ont toujours été le boulevard et l'ornement de la république chrétienne comme de la société civile \ »

En me permettant de lui dédier mon travail, Votre Sainteté sait bien que cette faveur inusitée ne peut avoir en aucune façon pour résultat de dérober à la critique ou à la discussion une œuvre sujette à toutes les imperfections comme à toutes les incertitudes humaines, et qui n'a d'ailleurs la prétention d'aborder que des questions livrées à la libre appréciation de tous les chrétiens.

C'est en vue des circonstances douloureuses et singulières oiinous sommes que vous avez daigné, Très Saint Père, comprendre et exaucer le vœu d'un de vos fils les plus dévoués, ambitieux d'imprimer à vingt ans de travaux le sceau de sa tendre

1. Lectissimas illas auxiliares Christi militum tiirmas, quaî maximo tum Christianae, tura civili reipublicœ usui, ornamento atque praesidio semper fuerunt. £'nc2/c/é<7we du 17 juin 1847.

DÉDICACE. m

vénération pour votre personne et votre autorité. Quel catholique pourrait, de nos jours, se livrer à la paisible étude du passé sans être troublé par la peusée des dangers et des épreuves dont le Saint- Siège est assailli; sans être dominé parle désir de déposer un hommage filial aux pieds de celui qui représente aujourd'hui non seulement Tinfaillible vérité, mais encore la justice et la bonne foi, le cou-

a2:e et l'honneur indignement méconnus?

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Veuillez donc, Très Saint Père, agréer cette humble offrande d'un cœur enflammé par une sincère admiration pour vos vertus, une ardente et respectueuse sympathie pour vos douleurs, une inébranlable fidélité à vos imprescriptibles droits.

Je suis, avec le plus profond respect, De Votre Sainteté,

Le très humble et très obéissant Serviteur et fils,

Ch. de Montalembert.

Paris, 15 avril 1860.

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