‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 48 sur 201 · Bede, 1. c · texte numérisé non relu

Bede, 1. c

PAR LES NORTHUMBRIENS. 109

inviolable fidélité, et pendant son règne de trente ans il prêta à la propagation de la foi et de l'ordre monastique un concours aussi actif qu'intelligent. A la mort de Birinus (650), qui, malgré sa qualité démissionnaire et d'évêque envoyé par Rome , n'a laissé aucun souvenir de ses relations avec la colonie romaine de Cantorbéry, l'élément celtique reparaît cliez les Saxons de l'Ouest, en la personne d'un Franc, nommé Agilbert, qui avait longtemps étudié dans les monastères d'Irlande \ d'où il arrivait quand il s'offrit auroiCenwalch pour continuer l'œuvre de l'évêque défunt. Il s'en acquitta si bien, que le roi, charmé de son érudition et de son activité , le fit consentir à devenir évêque du royaume. Mais au bout de dix ans, ce même roi , qui ne comprenait que le saxon, s'ennuya d'entendre prêcher toujours soit en latin, soit en cette langue celtique qu'il traitait de barbare. Il ne paraît cependant pas avoir été animé d'aucune hostilité systématique contre les Celtes bretons, qui comptaient en grand nombre parmi ses sujets : car en même temps qu'il tenait une promesse faite au lit de mort de son père, et fondait pour ses Saxons, à Winchester, le grand et nouveau monastère qui est devenu un des monuments les plus importants de l'architecture anglaise", il protégeait

Page 1