‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 201 sur 274 · Voir plus haut, pages 326 et · texte numérisé non relu

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<( espère de nous, ses serviteurs, elle l'aura en res- (( tant chez elle ' . »

Le même Chilclebert, mais déjà radouci et réconcilié avec les habitudes des moines, nous apparaît dans la légende de saint Marculphe, cet intrépide abbé du Cotentin, dont on a déjà vu les exploits contre les pirates saxons - et les bonnes relations avec le roi de Paris. Avant de mourir, l'abbé de Nanteuil voulut aller demander au roi la confirmation des nombreuses donations que les monastères fondés par lui avaient déjà reçues. Gomme il approchait de Gompiègne, où résidait alors Ghildebert, et que, pour se reposer des fatigues de la route, il s'était arrêté dans un pré sur les bords de l'Oise, voici les veneurs du roi qui viennent à passer en poursuivant un lièvre. La bête, après maints détours, court se réfugier sous la robe de l'abbé. A cette vue , l'un des chasseurs l'apostrophe grossièrement : (( Gomment oses-tu, prêtre, t 'approprier le (c gibier du roi? Rends ce lièvre, ou je te coupe le <( cou. » Marculphe lâche la bête ; mais les chiens deviennent tout à coup immobiles et le veneur brutal tombe de cheval et, en tombant, se fend le ventre. A la prière de ses compagnons de chasse,

1. VUa s. Karilefi, c. 28. —Cf. Yepes, Coronic. (jcncral, t. p. 193, 195.

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