Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]
Tout homme qui présente un livre au public doit craindre de causer mie déception à ses lecteurs. Ils sont, en effet, portés naturellement à chercher dans un ouvrage ce qu'ils désirent, et non ce que l'auteur s'est proposé d'y mettre. -Celui-ci fait donc acte de prudence élémentaire, en leur déclarant tout d'abord le but qu'il s'est proposé. A eux de juger ensuite si le succès a couronné ses efforts.
Ce sont les sentiments qui portent l'auteur à s'expliquer ici sur la nature de son travail.
Il n'a pas voulu écrire /'Histoire des moines d'Orient. Une telle entreprise serait au-dessus de ses forces ; et puis l'heure n'est pas encore venue de songer à un ouvrage de cette nature, car la critique est loin d'avoir terminé son œuvre de préparation. Elle a cependant produit, dans ces dernières années, deux travaux dignes de tout éloge, /'Étude sur le cénobitisme pakhomien pendant le IV^ siècle et la première rnoitié du V«, de l'ahbé Ladeu:{e\ et la dissertation sur /'Histoire lausiaque de Pallâde% de Dom Butlet.
Les principaux centres monastiques et les personnages qui ont exercé sur le- développement de la vie religieuse une influence plus décisive demanderaient à être éty,diés avec une méthode aussi sage et aussi rigoureuse"^. Quelques travailleurs, appartenant soit à l'Ordre de Saint-Dominique, soit aux Augustins de l'Assomption, commencent