‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 11 sur 520 · Pallade, liv · texte numérisé non relu

Pallade, liv

9. Pallade, xcvi-xcix, 1 205-1 406,. li,. 1034. Rufin, xii, 432.

cité ne renfermait pas moins de douze monastères de femmes'. Ce n'était rien en comparaison de la multitude des moines d'Oxyrinque (Behneseh). Nulle part ils n'étaient aussi nombreux. Si l'on en croit Pallade et Rufin, leur nombre surpassait celui des laïcs. 11 y en aurait eu cinq mille dans l'intérieur des murailles, et autant au dehors. Les moniales auraient atteint le chiffre vraiment extraordinaire de vingt mille 2.

Heraclée 3 et Arsinoé^ avaient aussi leurs colonies monastiques. L'abbé Sérapion gouverna près de cette dernière ville un millier de religieux, au temps de l'empereur Valens. Il y aurait eu environ dix mille religieux dans tous les monastères de cette contrée, à la même époque, s'il faut s'en remettre au témoignage de Pallade et de Rufin 5. La montagne de Calamon, qui se trouve dans ces parages, mais à une assez grande distance de la terre habitée, possédait un monastère florissant 6. Les moines de Pispir et ceux de la montagne du Dehors vénéraient comme leur maître et leur fondateur le patriarche saint Antoine. Tous les habitants de cette solitude pouvaient, au reste, revendiquer cet. honneur; car son influence s'exerça sur eux tous"^. Pour fuir le concours des visiteurs, attirés par la renommée de ses miracles et de ses vertus, il s'enfonça beaucoup plus avant dans la solitude. Le mont Colzim, situé à trois journées de marche de la mer Rouge, lui offrit une retraite. Ses disciples y construisirent un monastère peu de temps après sa mort (356)8.

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