TOPOGRAPHIE MONASTIQUE
(Chenoboscion), Monchôsis, Thebiou, Schedsina, Tesminé et Phenoum. Théodore, son disciple et l'un de ses successeurs (313-368), fonda les deux monastères d*Hermopolis et d'Armoutim. Les moniales eurent une maison à Tabenne, sur la rive opposée du fleuve, et une autreàFakna, près dePhbôou'.
C'était toute une population de religieux qui vivaient dans, ces monastères. Saint Jérôme parle de cinquante mille 2. Ce chiffre est évidemment exagéré. Il n'y en avait que sept mille, d'après Pallade. Le grand monastère où habitait Pakhôme n'en renfermait pas moins de quatorze cents, tandis que les autres n'en comptaient guère que deux ou trois cents. Les religieuses de Tabenne étaient au nombre de quatre cents. L'évêque Ammon, les récits hagiographiques et Pallade lui-même donnent d'autres chiffres qu'il est difficile de concilier entre eux. Mais ils s'accordent tous, néanmoins, pour dire que ces communautés étaient fort nombreuses «'^.
Le mouvement provoqué par saint Pakôhme et ses disciples ne put absorber toutes les vocations religieuses de la Haute-Thébaïde. On apercevait autour de ses monastères des moines et des groupes monastiques indépendants*. En descendant le cours du Nil, on trouvait Lycopolis, « la ville des loups » (aujourd'hui Siout) ; un certain nombre de religieux habitaient dans le voisinage «'^. Patermutios inaugura la vie monastique auprès d'Hermopolis. Ses disciples furent très nombreux 6.
L'abbé Apollonios gouverna cinq cents moines dans la même contrée 7, et Coprès, cinquante^. Antinoé se trouve sur la rive opposée du fleuve ; le désert et la chaîne Arabique, qui s'étendent à l'est de la ville, servaient de refuges à deux mille religieux environ. Les grottes funéraires des anciens Egyptiens, qui criblent les rochers de la montagne, leur fournissaient des logements à peu de frais 9. La