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SANS COQUILLES

placé en écharpe dans le milieu de la cavité tubuleuse du manteau, en sorte que l’eau le frappe sans cesse en traversant cette cavité (1). Le cœur (°), les viscères et le foie (*) sont pelotonnés, pres de la bouche et du côté du dos; maïs la position de l'ovaire varie. Le manteau et son enveloppe brillent au soleil des couleurs de l'iris, et sont si transparens, que l’on voit au travers toute l'anatomie de l’animal : dans beaucoup d’espèces ils ont des tubercules perforés. On a vu quelquefois l'animal sortir de son enveloppe sans paraître souffrir. Ce que les biphores offrent de plus curieux, c’est que pendant longtemps ils restent unis ensemble, comme ils l’étaient dans l’ovaire, et nagent ainsi en longues chaines (*), où les individus sont disposés en différens ordres, mais toujours selon le même dans chaque espèce.

M. de Chamisso assure avoir constaté un fait beaucoup plus singulier encore, c’est que les individus qui sont sortis ainsi d’un ovaire multiple n’en ont point de pareil, mais produisent seulement des individus isolés et assez différens pour la forme, qui, eux, donnent des ovaires pareils à celui dont est sortie leur mère, en sorte qu’il y aurait alternativement une génération peu nombreuse d'individus isolés, et une génération nombreuse d'individus agrégés, et que ces deux générations alternantes ne se ressembleraient pas. (2)

Il est certain que l’on observe dans quelques espèces de petits individus (*) adhérens dans l’intérieur des grands par une sorte de petit sucoir particulier et d’une forme différente de ceux qui les contiennent. (3)

(x) Quelques auteurs disent que ce tube (2) Chamisso, loc. cit. 1, p. 4. est percé aux deux bouts, et que l’eau le (3) 7oyez mon Mém. sur les Biphores, traverse ; C’est ce dont jai cherché inutile- fig. 1r. ment à m’assurer.

(a) PL rar, fig. 1; et pl. 122, fig. x, c. (2) PI. zex, fig. 1, ce; et pl. rar, fig. 2. (c) PI. 120, fig: r. (d) PI. 120, fig. rd,e,

On trouve de ces animaux en abondance dans la Méditer- ‘ranée et les parties chaudes de l’Océan; ils sont souvent doués

de phosphorescence.

Les THaLrA (*), Brown., ont une petite crête ou nageoire

- verticale vers le bout postérieur du dos. (1)

Parmi les sALPA proprement dits (*), les uns ont, dans l’é-

paisseur du manteau, au-dessus de la masse des viscères, une plaque gélatineuse, de couleur foncée, qui pourrait être un

vestige de coquille. (2)

D’autres n’y ont qu’une Simple proéminence de la même substance que le reste du manteau, mais plus épaisse. (3) ‘ D’autres n’ont ni plaque ni proéminence, mais leur manteau est prolongé de quelques pointes, et, parmi ceux-là, Il yen a qui ont une pointe à chaque extrémité. (4) . D’autres en ont deux à l'extrémité la plus voisine de labouche (5), et même trois et davantage. (6)

(x) Holothuria Thalia, Gm., Br., Jam., LIU, 3;

H. caudata, 1b., 4;

H. denudata, Encyel., méthod., vers, LXXXVIII ;

Salpa cristata, Cuv., Ann. Mus. , IV, LXVIIT, 1, représenté sous le nom de Da grsa, Home, Lect. on comp. anat., II, LXIII ;

Salpa pinrata , Forsk., xxxv, R.

(2) Salpa scutigera, Cuv., Ann. Mus., IV, zxvux, 4, 5, probablement le même que le Salpa gibba, Bosc, vers, II, xx, 5.

(3) Salpa Tilesii, Cuv., loc., cit., 3 ;

S. punctata, Forsk., xxv, C.;

S. pelagica, Bosc., loc., cit., 4 ;

S. infundibuliformis , Quoy et Gaim.,

(a) PI. 123, fig. r.

Voyage de Freyc., Zool. 74, f, 13.

(4) Salpa murima, Forsk., xxxv, A.;

S. fusiformis, Cuv., loc., cit., ro, peutêtre le mème que Forsk., xxxv1;

S. mucronata, 1b., D.;

S. aspera, Chamisso, f. 1v;

S. runcineta, 1d., f. V, G. H. I. Mais selon l’auteur, c’est la génération agrégée d’une espèce dont l’autre génération est cylindrique.

(5) Salpa democratica,Forsk.,xzxvi,G.;

S. longicauda, Quoy et Gaim. Voyage de Freye., pl. 73, f. 8;

S. costata, ib., f. 2.

(6) S. tricuspis, 1b., f. 6;

S. spinosa, Otto., Nov. act. nat, Cur!,

te l'arc

(b) PI. 120, 121, 122.

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