LES ANATIFES
(ANATIFA. Brupg.)
( Planche 137.)
Dont le manteau, comprimé, ouvert d’un côté et suspendu à un tube charnu, varie beaucoup pour le nombre de pièces’ testacées qui le garnissent. Les anatifes ont douze paires de cirrhes, six de chaque côté (‘); les plus près de la bouche sont les plus courts et les plus gros. Leurs branchies sont des appendices en pyramides allongées, adhérentes à la base extérieure de tout ou partie de ces cirrhes.
Dans les espècesles plus nombreuses (PENrALAsMIS, Leach) (°), les deux principales valves ressembleraient assez à celles d’une moule ; deux autres semblent compléter une partie du bord de la moule opposé au sommet, et une cinquième, impaire, réunit le bord postérieur à celui de la valve opposée; ces cinq pièces garnissent la totalité du manteau. De l’endroit où serait le ligament, naît le pédicule charnu ; un fort muscle transverse réunit les deux premieres valves près de leur sommet ; la bouche de l'animal est cachée derriere lui, et l’extrémité postérieure de son corps avec tous ses petits pieds articulés, sort un peu plus loin entre les quatre premieres valves.
L’espèce la plus répandue dans nos mers (Lepas anatifera, L.) a pris
(x) Ce nom de /lepas appartenait autre- mais l'existence de ces rrcrons dans la nafois aux Patelles. Linnæus supposant qu’il ture ne s’est pas confirmée, et l’on doit existe aussi de ces cirrhopodes sans coquil- croire que Linnæus n’avait vu qu’un animal les, leur donnait alors le nom de vrtron ; d’anatife arraché de sa coquille.
(a) PL 133, fig. 1a,e. (&) PL. 137, fig. I.
ce nom d’anatifère, à cause de la fable qui en faisait naître 1° bernaches ou les macreuses, fable qui tient sans doute à la ressemblance gr ossière qu’on a trouvée entre les pièces de ce:te coquiile el un oiseau. Les anatifes s’attachent aux rochers, aux pieux, aux quilles des navires, etc. (1) On peui en distinguer : à : NS