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LES VITRINES

(VITRINA. Draparn. HELICO-LIMAX. Féruss.)

Sont des escargots à coquille très mince, aplatie, sans ombilic, et à grande ouverture sans bourrelet ; dont le corps est trop grand pour rentrer entièrement dans la coquille; le manteau a un double rebord (2); le rebord supérieur qui est divisé en plusieurs lobes peut beaucoup dépasser la coquille , et se replier sur elle pour la frotter et la polir.

Celles qu'on connaît en Europe vivent dans les lieux humides, et sont

fort petites. (3)

Il yen a de plus grandes dans les pays chauds.

On doit er rapprocher quelques escargots qui, sans avoir de double rebord , ont néanmoins aussi peine à réntrer dans leur coquille. (4)

Quand le croissant de l’ouverture est plus haut qu’il n’est large, ce qui

(x) Bel. ringens; Chemn., IX, ax, 919, 920, ce sont les axosTomEs , Lam., ou TomocÈres, Montf. Une coquille fossile assez analogue est le genre sTROPHOS- TOME , Deshayes.

On doit encore étudier sur les escargots, les planches v, vr, viret vuir de Draparn., et les descriptions y relatives ; les ouvrages de Sturm et de Pfeiffer sur les espèces d'Allemagne; mais surtout le grand et

bel ouvrage in-fol, de M. Férussac, sur

les mollusques terrestres et fluviatiles.

(2) C’est ce que M. de Férussac nomme une cuirasse et un collier.

(3) Æelix pellucida, Mül. et Geoffs: Fitrina pellucina, Drap., VIT, 34-37;

L'Helicarion, Quoy et Gaima., Zoologie de Freyc., pl. 2xvir, 1, Féruss:, pl. 1x, f. 1-4? ù

(4) Hel. rufa et brevipes , Féruss., Drap., VIII, 26-33.

arrive toujours, dans des coquilles à spire oblongue ou allongée, ce sont:

LES BULIMES TERRESTRES de Brug.

Planche 23.

Qu'il a fallu encore subdiviser comme il suit :

LES BULIMES proprement dits (BULIMUS. Lam.)

Ont l'ouverture garnie d’un bourreiet dans l’aduite, mais sans dentelures.

On en trouve dans les pays chauds de grandes et belles espèces ; quelques-unes sont remarquables par le volume de leurs œufs , dont la coque est pierreuse; d’autres , par leur coquille gauche.

Nous en avons ici plusieurs, médiocres ou petites, dont une (Æelix decollata, Gm.), Chemn., cxxxvI, 1254-1257, a l'habitude singulière de casser successivement les tours du sommet de sa spire. On emploie cet exemple pour prouver que les muscles de l’animal peuvent se détacher de la coquille; car il vient un moment où ce bulime ne conserve plus un seul des tours de spire qu’il avait au commencement. (1)

(x) Aj. Helix ovalis, Gm., Chemn., IX,

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