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LES PLEUROBRANCHES

(PLEUROBRANCHUS. Cuv.) (PL. 32, fig. 1.)

Ont le corps également débordé par le manteau et par le pied, comme s’il était entre deux boucliers. Le manteau contient, dans quelques espèces, une petite lame calcaire ovale, dans d’autres, une lame cornée (a); il est échancré au-dessus de la tête. Les branchies sont attachées le long du côté droit dans le sillon entre le manteau et le pied , et représentent une série de pyramides divisées en feuillets triangulaires. La bouche, en forme de petite trompe , est surmontée d’une lèvre échancréeet de deux tentacules tubuleux et fendus; les orifices de la génération sont en avant, et l’anus en arrière des branchies. Il y a quatre estomacs , dont le second est charnu quelquefois armé de pièces osseuses, et le troisième garni à l’intérieur de lames saillantes longitudinales; l'intestin est court. (2)

Il y en a diverses espèces dans la Méditerranée aussi bien que dans l'Océan , dont quelques-unes grandes et de belles couleurs. (1)

(r) Pleurobranchus Peronii ,Cuv., Ann. PL tuberculatus, Meckel, morceaux

Mus., V,xvIt, 1,25; (c) d’anat. comp., I, v; 33-40; et quelques

(a) PL 32, Gg. 12, (8) PL 32, fig. re. (ce) PL 31, fig. 1.

TECTIBRANCHES. 89

LES PLEUROBRANCHÆA (Meckel)

(PLEUROBRANCHIDIUM. BL.)

(PL. 3, fig. 2.)

Ont les branchies et les orifices de la génération placés comme dans les pleurobranches ; mais l’anus est au-dessus des branchies ; les rebords du manteau et du pied ne font que peu de saillie, etsur le devant du manteau sont quatre tentacules courts, distans, et faisant un carré qui rappelle le disque antérieur des acères. Je ne leur trouve qu’un estomac, qui n’est qu’une dilatation du canal, et à parois minces. Un organe glanduleux très divisé s'ouvre derrière les orifices génitaux; ils

n’ont point de vestige de coquille.

On n’en connaît qu’un de la Méditerranée (Pleurobranchæa Meckelii),

Leuc., Diss. de pleur., 1813. (1)

espèces nouvelles, telles que Peur. oblongus, Descr. de l'Eg., Moll. gaster. , pl. 3, f. 1;

PL, aurantiacus , id. , Risso, Hist. nat.

mer., IV,pl.1,f.8;

PI, luniceps, Cuv.;

PI. Forskalü , Forsk., pl. xxvur, et Leuckard , ap. Ruppel., An. Invert., pl. v;

PL. citrinus , ib., f. 1.

Le genre LamErLaRfa, Montag., Trans.

linn., XI, pl. x, f, 3 et 4, ne me

paraît différer des pleurobranches par rien

d’essentiel, non plus que celui des 8ER- THELLES, Blainv. ; Malac. , pl. xrux, Ê. 1.

On distingue seulement ce dernier, parce que le manteau n’est pas échancré au-dessus de la tête, comme dans beaucoup de pleurobranches. Le PZ. oblongus y appartiendrait et même le P/. luriceps.

(x) C'est le genre pleurobranchidie de Blainv., Malacol., pl. xeur, f. 3, mais non pas, comme il le croit, le Pleurobranchus

tuberculatus , de Meckel.

LES APLISIES

(APLYSIA. Lin.) (Planche 33.)

Ont les bords du pied redressés en crêtes flexibles , et entourant le dos * de toutes parts, pouvant même se réfléchir sur lui ; la tête portée sur un cou plus ou moins long , deux tentacules supérieurs et creusés comme des oreilles de quadrupède, deux autres aplatis au bord de la lèvre inférieure; les yeux au-dessous des premiers. Sur le dos sont les branchies, en forme de feuillets très compliqués, attachées à un large pédicule membraneux (a), ét recouvertes par un petit manteau également membraneux, qui contient dans son épaisseur une coquille cornée et plate. L’anus est percé en arrière des branchies, et est souvent caché sous les crêtes latérales ; la vulve est en avant à droite, et la verge sort sous le tentacule droit. Un sillon qui s'étend depuis la vulve jusqu’à l’extrémité de la verge conduit la semence lors de l’accouplement. Un énorme jabot membraneux mène dans un gésier musculeux, armé en dedans de corpuscules cartilagineux et pyramidaux, que suivent un troisième estomac semé de crochets aigus , et un quatrième en forme de cœcum. L’intestin est volumineux. Ces animaux se nourrissent de fucus. Une glande particulière verse, par un orifice situé près de la vulve, une humeur limpide que l’on dit fort âcre dans certaines espèces ; et des bords du manteau il suinte en abondance une liqueur pourpre foncée, dont l’animal colore au loin l’eau de la mer quand il aperçoit quelque danger. Leurs œufs sont déposés en longs filets glaireux entrelacés , minces comme des ficelles. ;

(x) Auot, qui ne peut se nettoyer; bien nos animaux sous le nom de lèyrenom donné par Aristote à quelques zoo— marin, et leur attribuaient plusieurs prophytes. Linnæus en a fait celle fausse priétés fabuleuses.

application. Les anciens connaissaient très

(a) PL 33, fig. ra.

TECTIBRANCHES. 91

On trouve dans nos mers :

L’'APLYSIE BORDÉE ( Apl. faseiata. Poiret.). Rang. Apl. pl. vret vr.

Noire, à bord des crètes latérales rouges: c’est une des grandes espèces.

L’APLYSIE PONCTUÉE ( Apl. punctata. Cuv.). Ann. Mus. t. II. p. 287. pl.1. fig. 2-4. Rang. Apl. pl. xvurr. fig. 2.

Lilas, semé de points verdâtres.

L’APLYSIE DÉPILANTE (Apl. depilans. Lin.). Bohatch. Anim. mar. pl. et 1. Rang. pl. xvr.

Noirâtre , avec de grandes taches nuageuses , grisâtres.

Il y en a aussi plusieurs espèces dans les mers éloignées. (1)

(x) Aplysia brasiliana , Rang, pl. vin, A, Camelus,Cuv., Ann. Mus. et Rang. EG D'AÉREPUE IE

A. dactylomela , id. , 1x; A. alba, Cuv., id., et Rang. XV;

A. protea, id., X, 1; A, napolitanx, id, , XV bis;

A, sorez, id.,x, 4, 5,6; A. virescens, Risso , Hist. nat, mer.,

A. tigrina, id, , xt; IV, pl. r et 9. Ilest bon de remarquer

cependant que, la plupart de ces aplysies A. marmorata, Blainv, , Journ, de ayant été représentées sur des individus

A. maculata , id. x11, 1-5;

phys., janvier 1823, Rang. , XII,6,7; conservés dans la liqueur, il peut rester des A, Keraudreni , id. , XIII;

doutes sur les caractères spécifiques de A. Lessonit, id, XIV;

quelques-unes.

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