LES CYCLOSTOMES
{CYCLOSTOMA. Lamk.) (1)
(PL 43, fig. 4.)
Doivent être distingués de tous les autres, parce qu'ils sont terrestres, attendu qu’au lieu de branchies, leur animal a seulement un réseau vasculaire sur les parois de sa cavité pectorale. Il ressemble d’ailleurs , en tout le reste, aux animaux de cette famille, sa cavité respiratoire s’ouvre de même au-dessus de sa tête par une grande solution de continuité; les sexes sont séparés; la verge du mâle est grande, charnue, et se replie dans la cavité pectorale; les tentacules, au nombre de deux, sont terminés par des tubercules mousses, et deux autres tubercules placés sur leur base extérieure portent les yeux.
Leur coquille , en spire ovale , a ses tours complets, finement striés en travers, et sa bouche, dans l’adulte, entièrement bordée d’un petit bourrelet. Elle est fermée d’un opercule rond et mince.
On trouve ces coquilles dans les bois, sous les mousses, les pierres.
La plus commune est le Turbo elegans (a), List., 27, 25, à-peu-près de six lignes de longueur, grisätre, que l’on trouve presque sous toutes les mousses. (2)
(x) M. de Férussac fait des Cyelostomes el T. labeo, List., 25,23; des Hélicines son ordre des PuLMoNÉs orER- T. dubius, Boru., XII, 5, 6; CULÉS, T. limbatus, Chemn., IX, exxn7, 1075.
On doit remarquer parmi les fossiles , le (2) Ajoutez Turbo lincina, List., 26, Cyclostoma mumia de Lamk., Brongn.,
24; Aon., Mus., XV, xx11, t.
(a) PL 43, fig. 4.
LES VALVÉES
(VALVATA. Müll.)
(PI. 43, fig. 5.)
Vivent dans les eaux douces ; leur coquille est presque enroulée dans un même plan , comme celle des planorbes , mais son ouverture est ronde, munie d’un opercule, et l’animal, qui porte deux tentacules grêles, et les yeux à leur base antérieure, respire par des branchies.
Dans une espèce de ce pays-ci :
Le PORTE-PLUMET ( Valvata cristata. Müll.). Drap. L. 32-33. Gruet- Huysen. Nov. act. nat. cur. t: X, pl. xxXXVIHI. (a)
La branchie, faite comme une plume, sort de dessous le manteau, et flotte au dehors avec des mouvemens de vibration, quand l’animal veut respirer. Au côté droit du corps, est un filament qui ressemble à un troisième tentacule. Le pied est divisé, en avant, en deux lobes crochus. La verge du mâle est grêle, et se retire seulement dans la cavité respiratoire. La coquille, qui a à peine trois lignes de large, est grisâtre, plate et ombiliquée. On la trouve dans les eaux dormantes. (1)
(1) Ajoutez Palvata planorbis, Drap., 1, 34, 35; V, minuta, id., 36-38.
(a) PI. 43, fig. 5.
ne mé
Le.
C’est ici qu'il faut placer les coquilles complètement aquatiques ou respirant par des branchies , qui appartenaient à l'ancien genre Hélix, c’est-à-dire dans lesquelles l’avant-dernier tour forme, comme dans les hélix, les limnées, etc., un arc rentrant, qui donne plus ou moins à l'ouverture la figure d’un croissant. (1)
Les trois premiers genres tiennent encore d’assez près aux Turbo. Ainsi :
LES PALUDINES
(PALUDINA. Lamk.)
(PL. 43, fig. 7.)
Ont été nouvellement séparées des Cyclostomes, parce qu’elles n’ont point de bourrelet à leur ouverture; que celle-ci, aussi bien que leur opercule, a un petit angle vers le haut, et que leur animal, ayant des branchies , vit dans l’eau comme tous les autres genres de cette famille. Il porte une trompe très courte , deux tentacules pointus; les yeux à leur base externe sans pédicule particulier; une petite aile membraneuse de chaque côté du corps en avant; le bord antérieur de son pied est double ; l'aile du côté droit se recourbe en un petit canal , qui introduit l’eau dans la cavité respiratoire , ce qui commence à indiquer le syphon de la famille suivante.
(1) C’est ce dont M. de Blainville fait sa famille des eccrPsosromss.
Dans l’espèce commune,
La VIVIPARE À BANDES de Geoffr. (Helix vivipara. Lin.), Drap. I, 16. (a)
Dont la coquille, lisse et verdâtre, a deux ou trois bandes longitudinales pourpres, et qui habite en abondance toutes nos eaux dormantes ; la femelle produit des petits vivans : on les trouve, au printemps , dans son oviductus, dans tous les états de développement. Spallanzani assure que les petits, pris au moment de leur naissance et nourris séparés, reproduisent sans fécondation, comme ceux des pucerons. Cependant les mâles sont presque aussi communs que les femelles ; ils ont une grande verge qui sort et rentre comme celle des Hélix, mais par un trou percé dans le tentacule droit, ce qui fait toujours paraître ce tentacule plus grand que l’autre. C’est un moyen de reconnaitre le mâle. (1)
La mer produit quelques coquillages qui ne diffèrent des paludines que par une coquille épaisse. Ce sont
LES LITTORINES (Féruss.) (Planche 43, fig. 6) Dont l’espèce commune, Le VIGNEAU ( Turbo littoreus. L.; (6). Chemn. V. cLxXXV, 1852.
Fourmille sur nos côtes. Sa coquille est ronde, brune, rayée longitunalement de noirâtre. On le mange.
(x) ‘Ajoutez Cyclast. achatinum , Drap., taculata, I, ele. ; et les petites espèces des 1, 18; étangs d’eau salée, décrite par M, Beudant, G. impurum, id., 19, 20, ou Helix ten- Ann. Mus., XV, p. 199. (a) PI. 43, fig, 7,74 (b) PL 45, fig. 6.
LES MONODONTES
(MONODON. Lamk.}
(Planche 43, fig. 1,2.)
Ne diffèrent des Liltorines que par une dent mousse et légèrement saillante au bas de leur columelle , qui a quelquefois encore une fine dentelure. Plusieurs ont aussi le bord extérieur de l'ouverture crénelé. L’animal est plus orné; il porte généralement de chaque côté trois ou quatre filets aussi longs que ses tentacules. Ses yeux sont portés sur des pédicules particuliers à la base externe des tentacules. L’opercule est rond et
corné.
On en trouve une petite espèce très abondante sur nos côtes ( Trochus tessellatus , L.), Adans., Sénég., XII, 1, List., 642, 33, 34, à coquille
brune, tachetée de blanchälre. (1)
(1) Ajoutez Trochus labeo, Adans., Sénég., XII, List., 68, 442;
Trochk. Pharaonis, List., 639, 25;
Tr. rusticus, Chemn., V,crxx, 1645, 46;
Tr. nigerrimus, ib., 47;
Tr, ægyptius, id., czxx1, 1663, 4 ;
Tr, viridulus, ib, 1677;
Tr, carneus, ib., 1682;
Tr. albidus, Born., XI, 10, 20;
- asper, Chemn., ib., cuxvr, 1582;
. citrinus, Knorr., Del., I, x, 7; Tr. granatum, Chemn., V, czxx, 1654, 25},
Tr. crocatus, Born., XIT, 11, 12°,
Turbo atratus, Chemn.,V, cLxxvr, 1704,
55; Turbo dentatus, id., crxxvrrr, 1767, 8, ete.
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LES PHASIANELLES
(PHASIANELLA. Lamk.)
(Planche 43, fig. 3.)
Oni la coquille oblongue ou pointue, comme celle de plusieurs Lymnées et Bulimes ; son ouveriure, de même plus haute que large, est de plus munie d’un opercule pierreux, et a le bas de la columelle sensiblement aplati et sans ombilic.
Ce sont des espèces des mers des Indes, que leurs couleurs douces et agréablement nuancées font rechercher des amateurs. Leur animal a deux longs tentacules , les yeux portés sur deux tubercules de leur base extérieure, de doubles lèvres échancrées et frangées , ainsi que les ailes, qui portent chacune trois filamens. (1)
LES AMPULLAIRES
(AMPULLARIA. Lamk,)
(PL. 44, fig. 4,5, 6.)
Ont la coquille ronde et ventrue , à spire courte comme celle de la plu-
(1) Buccinum tritonis, Chemn., IX, cxx, 1035, 1036; Helix solida, Born., XIL, 18, 19.
part des Hélices ; son ouverture est plus haute que large , munie d’un opercule, et sa columelle ombiliquée. Elles vivent dans les eaux douces ou saumâtres des pays chauds. Leur animal a de longs tentacules et des yeux portés sur des pédicules de leur base. Au plafond de sa cavité respiratoire, à côté d’un peigne branchial, long et unique, est, d’après les observations de MM. Quoy et Gaimard, une grande poche sans issue rem-— plie d’air, qui pourrait passer pour une vessie natatoire. (1)
Les LanisTEs , Montf., sont des ampullaires à grand ombilic contourné
en spirale. (2) («) LES HÉLICINES
(HELICINA. Lamk.) (3)
(PL 44, fig. 1, 2,3.)
Seraient , par la coquille, des ampullaires à bord de louverture renversé. (4)
Quand ce bord renversé est tranchant, ce sont les AMPULLINES (b), Blain. et quand il est en bourrelet mousse, les OLYGIRES de Say.
Il y en a une espèce remarquable par un rebord et une traverse pierreuse à la face interne de son opercule. (5)
(r) 4elix ampullacea, L., List., 130, 30; adopté, et on ne peut le citer que pour la
D'ulimus urceus, Brug., List., 125, 25. synonymie. (2) Ampull. carinata, Oliv., Voyage en | Là : (4) L’Helicine striée, Blainv., Malac., Turq., pl. xxx1, Ê. 5, copié Blainv., Malac.,