LES MÉLANIES
(MELANIA. Lamk.)
(PL. 44, fig. 9, 10, 11.)
Ont une coquille plus épaisse, à ouverture plus haute que large, qui s’évase à la partie opposée à sa spire. La columelle n’a ni repli ni ombilic ; la spire varie beaucoup pour l’allongement.
Les Mélanies vivent dans les rivières, mais il n’y en a point en France; leur animal a de longs tentacules et les yeux sur leur côté extérieur, vers
le tiers de la longueur. (2)
(x) C’est d’après cette circonstance que M. de Férussac range ce sous-genre avec celui des Cyclostomes dans un ordre qu'il nomme Pulmonés operculés, Voyez la Monographie de ce genre par M. Gray, Zool, journ., n°5 x el 2.
(2) Mélanie thiare ( Melania amarula , Lamk.), Chemn., Tab. 134, fig. 1218 et
1219; de l'ile de France, de Madagascar.
Ai. Mel. truncata, Lamk., Eacycl., pl.
458, fig. 3, a-b ;
Mel, coarctata, id., Encycl., pl. 458, fig. 5, a-b, et un grand nombre d'espèces fossiles, parmi lesquelles Æel. semi-plecata, Defr.;
Mel, Cuvieri, Desh., Coq. foss. des env.
de Paris, tom. IE, pl, x1r, fig. 1-2.
Mel, costellata, Lamk,
Éx
LES RISSOAIRES
(RISSOA. Freminv. ACMEA. Harim.)
(PL. 44, fig. 7, 8)
Différent des mélanies parce que les deux bords de leur ouverture s’u-
nissent dans le haut. (1)
LES MÉLANOPSIDES.
(MELANOPSIS. Férussac.)
(PL 45, fig. 2.)
A-peu-près de la forme des mélanies, en diffèrent par une callosité à la columelle et un vestige d’échancrure vers le bas de l'ouverture , qui semble indiquer un rapport avec les vis. (2)
(1) M. de Freminville en décrit sept espèces dans le nouv. Bullet, des Sc, nat. de la Soc. phil., année 1814, p. 7, et M. Audouin trois dans l’ouvrage d'Egypte: Rss.
Freminvilli, Coq., pi. 11, fig. 20;
Riss, Desmarestii, ibid., 21 ;
Riss. d'Orbignii , ibid., fig. 22,
(2) Mélanopside buccinoïde (Melan. buccinoïdea), Féruss,, Mém. de la Soc. d'hist.
nat. de Paris, tom. F, pl. vrr, fig. 1-15, etc.
Foyez Sowerbÿ; 22° livraison.
LES PIRÈNES (Lamk.) (PE 45, fig. 1.)
Ont non-seulement ce petit sinus vers le bas, mais on leur en voit un second à la partie opposée. (1)
Ces deux sous-genres vivent, comme les mélanies, dans les rivières du midi de l’Europe et des pays chauds.
Nous croyons pouvoir placer ici deux genres détachés des volutes, et qui ressembleraient assez aux auricules, mais qui sont operculés et ne portent qne deux tentacules :
LES ACTÉONS (Monif.),
(TORNATELLES. Lamk. )
(PI 45, fig. 4,5.)
Qui ont la coquille elliptique , à spire peu saillante , l'ouverture allon-
(1) Pirène térébrale ( Pir. terebralis), (2) Qu'il faut bien distinguer des 4c— Lamk,; Lister,, Tab. 115, fig. 10; téons d'Oken, lesquels paraissent voisins Pir. Madagascariensis, Encycl., pl. 458, des Aplysies, fig. 2, a, b, etc.
gée en croissant, élargie par en bas, et le bas de la columelle marqué d’un ou deux gros plis ou callosités obliques (1), et
LES PYRAMIDELLES (Lamk.),
(Planche 45, fig. 3.) 4
Qui ont la spire turriculée, l'ouverture large, en croissant , le bas de la columelle contourné obliquement, et marqué de plis aigus en spirale. (2)