OSTREA. L.) (PL
Toutes celles qui n’ont à la charnière qu’un petit ligament logé de part et d'autre dans une fossette , et sans dents ni lames saillantes.
(i) Foyez Deshayes, An. des Sc. nal., ratites. Le Cornucopiæ de Will, Thomson, juin 1325; et ch. Desmoulins, loc., cit. Journ. dés phys., ventose an x, PI. 11, en Plusieurs Hippurites ont été décrites par La est aussi une.
Peyrouse, sous le nom impropre d’'Orthocé- (2) Il y a mème tout lieu de croire, d’a-
LES HUITRES proprement dites :OSTREA. Brug.) (PI: 70, 72.)
Ont le ligament tel que nous l'avons indiqué, et leurs coquilles sont irrégulières, inéquivales et feuilletées. Elles se fixent aux rochers , aux pieux , et même les unes sur les autres , par leur valve la plus convexe.
L'animal ( PELORIS , Poli) est un des plus simples parmi les bivalves ; on ne lui voit de notable qu’une double rangée de franges autour du manteau, lequel n’a ses lobes unis qu’au-dessus de la tête, près de la charnière ; mais il n’y a nulle apparence de pied.
Tout le monde connait l’Huëtre vulgaire (Ostrea edulis. L.),(a) que l’on va recueillir sur les rochers , et qu’on élève dans des viviers pour en disposer au besoin. Sa fécondité est aussi étonnante que son goùt est agréable.
Parmi les espèces voisines on peut remarquer :
La PETITE HUITRE DE LA MÉDITERRANÉE (Ostrea cristala), Poli. IE. xx.
Parmi les espèces étrangères , on doit noter :
près les observalions de M. Deshayes et quilles avaient deux impressions muscu-
de M. Audouin, qu'une partie de ces co- laires.
(a) PI, 50 ct 72, fig. 1.
L’AUITRE PARASITE (Ostrea parasitica. 1), Chemn. VII, LXXIV, 681.
Ronde et plate, qui se fixe sur les racines des mangliers etdes autres arbres de la Zone torride, que les eaux salées peuvent atteindre.
L’AUITRE FEUILLE (Ostrea folium. L.), Ib. Lxxt, 662-666
Ovale, à bords plissés en zigzag, qui s'attache par des dentelures du dos de sa valve convexe , aux branches des gorgones et autres lithophytes. (1)
M. de Lamarck sépare, sous le nom de
GRYPHÉES.
(GRYPHÆA. Lam) (Planche 53.)
Certaines huîtres , la plupart fossiles, d'anciennes couches calcaires et schiteuses, où le sommet de la valve plus convexe saille beaucoup et se
(x. Lesespèces d’huîtres sont difficiles à Senegalensis ;
distinguer à cause de leur irrégularité; à ce Stellata ;
genre se rapportent les Ostr. orbicularis ; Ovalis ; Fornicata ; Papyracea et les My‘ilus crista Galli ; Sinensis ; Hryotis ; Forskahlii ; Frons, de Gmel. ; et celles que Bruguiè- Rostrata ; re a représentées dans l’Encycl. méthod., Virginica ; PI. 179-188.
Cornucopiæ ; Mais il est presque indubitable que plu-
recourbe plus ou moins en crochet ou en portion de spirale. L'autre valve est souvent concave, La plupart de ces coquillages paraissent avoir été libres, quelquefois cependant il y en a qui semblent avoir eu le ‘crochet adhérent. (1) .
On n’en connait qu’une espèce vivante (Grèph. tricarinata).
LES PEIGNES, PÉLERINES où MANTEAUX (PECTEN. Brug.)
(Planche 55.)
Séparés avec raison des huîtres par Bruguière, quoiqu’ils en aient la charnière, sont aisés à distinguer par leur coquille inéquivalve, demi circulaire , presque toujours régulièrement marquée de côtes, qui se rendent en rayonnant du sommet de chaque valve vers les bords , et munies de deux productions anguleuses appelées oreillettes , qui élargissent les côtés de la charnière. L'animal (ARGUS, Poli} n’a qu'un petit pied ovale (2, porté sur un pédicule cylindrique au-devant d’un abdomen en forme de sac pendant entre les branchies. Dans quelques espèces reconnaissa bles à une forte échancrure sous leur oreillette antérieure y il y a un byssus. Les autres n’adhèrent point; elles nagent même avec assez de vitesse, en fermant subitement leurs valves. be manteau est entouré de deux rangées de filets, dont l’extérieure en a plusieurs terminés par un petit globule verdâtre. La bouche est garnie de beaucoup de tentacules branchus au lieu des quatre feuillets labiaux ordinaires. La coquille des peignes est souvent teinte des plus vives couleurs.
sieurs de ces prétéendues espèces sont des - (1) Poy. Brug., Encycl. méthod., vers., variétés l’une de l’autre. PI. 189.
Ostr, semiaurita, Gualt., 84, H. est (2) C’est ce que M. Poli nomme mal-à-
une jeune aronde oiseau. propos trachée abdomidale.
La grande espèce de nos côtes (Ostrez maxima, L.) (a), à valves convexes, l’une blanchätre, l’autre roussâtre, chacune à quatorze côtes, larges et striées sur leur longueur , est connue de tout le monde sous le nom de coquille de Suint-Jacques, de Pelerine, etc.
Elle se mange.
On peut aussi remarquer la So/e de l'Océan Indien (Ostr. solea), Chemn. , VII, Lx1, 595 (2), à valves extrêmement minces , presque égales, lune brune, l’autre blanche, à côtes intérieures, fines comme des cheveux, rapprochées deux à deux. (1)