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Cartilage en feräche ù

pers ne sen Pa les aliments absorbés (fig.87et8s).

En arrière de la poche linguale, les parois se rapprochent, un véritable étranglement a lieu, puis une nouvelle dilatation se produit : c'est l'estomac.

A la suite vient l'intestin qui descend, puis remonte, en faisant une anse où débouche la glande hépatique qui est, comme chez les Acéphales, la seule glande de la digestion bien caractérisée. Il est formé de deux lobes, l’un droit, l’autre gauche, à peu près de la mêrae dimension. Chaque lobe est constitué par de nombreux culs-de-sacs formés de cellules polyédriques contenant des granulations nombreuses. Tous les cœcums d’un côté se réunissent en plusieurs gros troncs qui finalement se réunissent en un seul œros canal. Celui-ci se réunit à celui du côté opposé avant de s'ouvrir dans l’anse intestinale.

Après le foie, le tube digestif se redresse brusquement et se dirige en avant, puis il s'enroule plusieurs fois sur lui-même et aboutit à l'anus.

Maxreau. — L'animal enlevé de sa coquille paraît conique ; la partie la plus large est terminée par une surface froncée comme une bourse dont on aurait tiré les cordons. Il y a trois parties distinctes dans le manteau. La partie antérieure est un tube complet de toute adhérence, sauf en arrière, où elle s’insère sur le corps et où elle s'unit à la partie postérieure. Son bord épaissi est muni d’un sphincter. La partie postérieure ou viscérale n'est pas isolée du côté du dos comme celle que nous venons d'étudier.

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Elle naît sur le côté du corps et forme un tube complet que l'on peut considérer comme le résultat de la soudure sur la ligne médiane des deux moitiés. Dans toute cette portion le manteau est très mince. Il contient dans l'épaisseur même de sa paroi, exactement sur la ligne médiane, un vaisseau rectiligne qui se divise en avant. L'extrémilé postérieure est

formée d'un véri-

table anneau circu-

T laire, terminé par un pavillon dont l’é- S NZ chancrure vient jus- ÈS qu’à l’anneau. Elle VTT est percée d’une {Le ouverture. Fi6. 90. — Coupe schéma- CoQuiLee. = [La tique du sommet de la coquille. d drap marin.

coquille a la forme e lamelles calcaires. e

prismes.

d’un tronc de cône allongé, à bases ouvertes, et largement recourbé sur la face ventrale. L'animal n'y adhère que près du bourrelet circulaire du sommet du manteau. Elle s’accroît par le bord supérieur. Elle est formée de lamelles concentriques de Fic. 89. — Coupe théorique de la base du pied Calcaire, qui sur une coupe transveret de la cavité viscérale faite pour montrer les

rapports des différentes parties du tube digestif Sale se montrent couvertes de hachures,

et vues de profil. 7 paroi dorsale du manteau. 9 | u

pp pied supposé fendu. dd’ diaphragmes qui limi- qui se coupent a angles plus ou moins

tent en avant et en arrière la cavité viscérale. G 5

b bouche. ab mamelon buccal. // lobes labiaux. OuVerts. En dehorsest le drap marin qui

{ langue. 6e dilatation postlinguale. e'e"h anse N ù

du tube recevant les conduits biliaires. à paquet donne sa couleur à la coquille. Enfin,

intestinal. » rectum, æ bulbe. y tube dilaté. an .

La en dedans, mais seulement au sommet,

il y a une couche de prismes (fig. 90).

En outre la coquille est traversée par de nombreux canaux bifurqués et anastomosés.

Piep. — Le pied est l’organe proprement dit de la locomotion. Il est extrêmement musculeux et mobile. Il peut s'allonger à une distance de plus de 2 centimètres. Lorsque le pied est bien turgide, on voit que son extrémité antérieure présente trois lobes : l’un médian, les autres latéraux. Le premier est de forme conique ; les seconds l’entourent et se placent contre lui ; ils ressemblent pendant leur épanouissement à des appendices foliacés un peu renversés en dehors et en arrière. On a comparé l'extrémité du pied à une fleur dans laquelle les lobes latéraux seraient la corolle, et le lobe médian le pistil. Le corps du pied est à peu près cylindrique. Sur le dos il y a un sillon peu apparent qui arrive jus-

MOLLUSQUES. ds)

qu'à la base du mamelon buccal. Il y a des muscles rétracteurs très puissants. À son intérieur est une cavité générale très large et d'apparence spongieuse. Le paquet intestinal et l'appareil lingual sont logés dans la base du pied; mais ils ne sont pas dans la même cavité. En somme, nous voyons que le pied rappelle beaucoup plus celui des Acéphales que celui des Gastéropodes.

Musczes. — Le Dentale est réuni à la coquille par quatre muscles placés sur le dos : ce sont quatre bandelettes nacrées, divergentes en avant et

F16. 91. — Système nerveux central vu de profil. # cartilage lingual. a ganglions pédieux. a”otolithes. dconnectif antérieur. / premier ganglion sympathique. o nerf sympathique."” connectif. Æorigine du sympathique. n ganglions sympathiques postérieurs. f connectif postérieur.

g ganglion voisin de l'anus. g commissure des ganglions FiG. 92. — Le système nerveux cenabdominaux. G anus. À nerf respiratoire. e nerf tenta- tral vu par la face inférieure pour culaire, j ganglion cérébroïde. 7 renflement secondaire. montrer surtout le collier œæsophab" nerf palléal externe. ç' nerf Jabial. ç nerf buccal. b gien du grand sympathique (Lettres nerf palléal moyen. comme dans figure précédente).

convergentes en arrière, vers le bord antérieur du bourrelet du pavillon. Cette disposition rappelle le muscle unique des Gastéropodes. Mais ici il y a symétrie par rapport à un plan médian. Du reste, ces muscles ne peuvent avoir aucun rapport avec ceux qui, dans les Acéphales, unissent les deux valves. Ils ne correspondent qu'aux muscles pédieux.

SYSTÈME NERVEUX. — Les centres nerveux sont composés de trois

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paires de ganglions : les ganglions sus-æsophagiens, les ganglions pédieux, les ganglions abdominaux (fig. 91 et 92).

Les ganglions sus-æsophagiens ou cérébroïdes ont une teinte jaune orangé et sont presque fusionnés ensemble. Les ganglions pédieux sont situés vers le milieu de la longueur du pied. Enfin les ganglions abdomipaux correspondent à l'extrémité du tube digestif en arrière du talon du pied.

Il y a des connectifs reliant les ganglions cérébroïdes aux ganglions pédieux et d’autres les reliant aux ganglions abdominaux.

Il y a un système stomatogastrique. Ilest d'abord formé de deux cordons d’origine, un de chaque côté, qui portent des nerfs buccaux. En arrivant à la masse musculocartilagineuse de la langue, les deux cordons se renflent un peu et forment un petit ganglion triangulaire de chaque côté et en avant de l’appareil lingual. Une commissure transversale les unit. À son milieu naît un filet nerveux qui se porte en arrière, perpendiculairement à la direction de la commissure. De ces ganglions partent deux nerfs qui se renflent en deux nouveaux petits ganglions unis par une commissure transversale.

D'après Fol, les ganglions sont formés de grosses cellules ganglionnaires, de petites cellules et de tissu fibrillaire, ce dernier occupant le centre des ganglions.

ORGANES DES sens. Tacr. — De chaque côté du bulbe buccal il y a deux paquets de très longs filaments contractiles, portés à droite et à gauche par deux replis cutanés, insérés en partie entre le manteau et le pied et sur le pied. Ces tentacules sont richement innervés. M. Deshayes considérait autrefois ces filaments comme des branchies. C'est pour cela que de Blainville avait créé pour les Dentales le groupe des Cirrhobranches. Clarks les prit pour des glandes salivaires. Enfin M. de Lacaze-Duthiers les regarda comme organes du tact. Ils sont couverts de cils vibratiles et terminés par une ventouse. Le Dentale les insinue dans les grains de sable pour y saisir et rapporter à la bouche les Rhizopodes qui servent à son alimentation.

Our. — L'ouïe est effectuée par deux otocystes qui sont accolés aux ganglions pédieux. Ce sont deux poches à peu près sphériques, remplies d’une infinité de petits corpuscules agités d’un mouvement perpétuel de trépidation. La capsule est tapissée intérieurement par des cellules ciliées (fig. 93).

CircuLarTion. — Les branchies manquent à peu près; il n’y a pas d’organe central d'impulsion du sang, de cœur.

L'appareil circulatoire est surtout représenté par de vastes sinus. Il y a cinq sinus principaux : l’un occupe tout le pied, c'est le sinus pédieux ;

l'autre entoure l'anus, c’est le sinus périanal; un troisième s'étend sur

toute la face inférieure du corps, en arrière de l'anus, c’est le sinus génital

ou abdominal : un autre entoure la cavité de l'appareil lingual, on le

nomme sinus périlingual; un autre, placé au-dessus du pédoncule de la

bouche, vers les ganglions céphaliques, reçoit le nom de sinus sus-æsophagien (fig. 94).

Il y a aussi deux vaisseaux bien limités. C’est d’abord le vaisseaupalléalinférieur moyen qui occupe la ligne médiane de

Fi. 93. — Les ganglions LAVE À Te RE Rte CODE la partie translucide du tube, rapporte one le depuis d'orivine MU pavillon otocystes. e]

jusqu’à la partie placée en face du talon du pied. Arrivé en avant de l’étranglement du manteau, il se bifurque brusquement et ses deux divisions de plus en plus volumineuses acquièrent un diamètre plus considérable que lui-même. Le second vaisseau ou vaisseau palléal moyen dorsal est placé dans les parois dorsales du tube, dans la partie qui est libre, depuis la soudure avec le corps, en arrière du pédoncule du mamelon buccal, jusqu’au bord libre du tube.

Il y a en outre un grand nombre de lacunes.

Le sang est un liquide incolore renfermant des cellules amiboïdes.

Prenons le sang dans le pavillon ; il suit le vaisseau palléal moyen inférieur et se distribue dans les nombreux capillaires voisins. De la bifurcation il va dans le réseau branchial du manteau, et tombe en partie dans le sinus périanal ; de celui-ci, il peut être envoyé dans le pied et le sinus abdominal ; enfin de ce dernier, dans les lacunes génitales et hépatiques

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