‹ Les mollusquesChapitre 42 sur 91 · SES · texte numérisé non relu

SES

Fic. 185. — Valvata cristata. Fic. 186. — Zanthina fragilis et son radeau (r) portant des œufs (47).

(Annélide), mais il est facile de les distinguer en regardant la pointe qui est turbinée chez le mollusque.

Varvée. — La Valvée est un Monotocarde qui présente des caractères remarquables de Diotocarde : il y a une branchie bipectinée qui sort de la coquille, l'organe de Spengel n'est pas nettement différencié, et la glande péricardique bien développée repose sur l'oreillette. M. Bernard en a donné une monographie.

CycLosromes. — Ce sont des animaux terrestres, mais possédant malgré cela une branchie rudimentaire. Nous avons décrit leur mode particulier de progression.

TANTHINE. — Les lanthines, qui habitent la Méditerrannée, sont remarquables par un grand appendice, appelé le flotteur, attaché au pied de l'animal, et formé de petites bulles remplies d’air. « Le flotteur, dit M. de

Lacaze Duthiers, est assez régulièrement formé ; les cellules qui le composent sont polyédriques par suite de la compression qu'elles exercent les unes sur les autres, mais elles sont toujours parfaitement sphériques dans celle de leur partie qui reste libre. Le pied est distinctement partagé en deux parties différentes. C’est la partie mobile antérieure qui constitue le flotteur, et voici comment : on la voit d'abord s’allonger en avant, puis se redresser et se porter en haut, aller à gauche et à droite, et embrasser dans sa concavité, en se moulant sur elle, l'extrémité antérieure du flotteur : dans ses mouvements d'élongation, cette partie du pied prend souvent la forme d'une petite massue, surtout quand elle s'élève au-dessus de l’eau. La position du pied sur l'extrémité du flotteur a été signalée par Adams: mais ce qu'il importe de suivre, c'est la succession des mouvements de manœuvre de la partie antérieure du pied quand elle sort de l'eau et se rapproche du flotteur. On voit d’abord le pied s’allonger pour sortir de l'eau, dans une direction presque opposée à celle du flotteur, puis l'animal le porter en haut et le rendre saillant au-dessus du liquide; à ce moment l'organe présente vers son extrémité comme un godet, il se creuse en canal, en rapprochant en dessous ses deux bords, et en recroquevillant un peu sa partie antérieure. Tous ces mouvements se suivent sans interruption ; on peut cependant, sans difliculté, en observer la succession. En s’étirant au-dessus de l’eau, puis en se recroquevillant, le pied enferme une bulle d'air autour de laquelle il sécrète une enveloppe de mueus ; en s’enfonçant ensuite vers le flotteur, il pousse cette vésicule contre l'extrémité antérieure. Les mouvements se répètent dans le même ordre, et les vésicules se trouvent ainsi accumulées. Le mucus, d'abord mou, acquiert bientôt dans l'eau une résistance plus grande, et peut alors produire l'impression d’une matière cartilagineuse. » C'est à la face inférieure du flotteur que sont suspendus les œufs.

STILIFER. — Les Stilifer n'ont ni mâchoires, ni radula. Ils vivent en parasites des Échinodermes. Le Stilifer Orbignyamnus se loge à l'intérieur des radioles de Cidaris qui se déforment et prennent une petite ouverture de chaque côté. Ces radioles déformés contiennent chacun deux Stilifer ainsi que plusieurs jeunes. D'autres espèces vivent dans l’intérieur même des Astéries et des Holothuries. Ces dernières vivent très probablement en parasites véritables, mais celles qui vivent sur les Oursins semblent n'être que des commensaux en se nourrissant peut-être des excréments de leur compagnon. Mais il y a à ce point de vue une question qui n'est pas résolue, car on ne voit pas comment peut s’opérer la nutrition du Mollusque, enfermé dans une radiole déformée et ne communiquant avec l'extérieur que par deux petites fissures.

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