BRANCHIES
Les branchies, au nombre de deux, sont situées dans la cavité palléale à droite et à gauche de la masse viscérale. Elles ont une forme triangulaire, et leur grand axe est à peu près longitudinal. Elles sont réunies à la paroi du manteau par une bande musculaire au sein de laquelle on voit une masse blanchâtre, la glande de la branchie. Cette glande n’a pas de conduit excréteur. C’est un amas de cellules polygonales qui paraissent jouer le rôle d'organes lymphoïdes.
La branchie! est formée essentiellement d’un axe et de deux séries de feuillets. L’axe sur son bord libre contient le vaisseau efférent ou veine branchiale qui ramène le sang au cœur. Sur l’autre bord est l'artère branchiale. Les feuillets triangulaires latéraux présentent des replis nombreux et variés ; ils reçoivent aussi deux sortes de vaisseaux. Enfin l’axe est percé d’un canal par où l’eau peut entrer librement et baigner toute la branchie.
Les contournements multiples de la muqueuse branchiale ont pour effet d'augmenter la surface respiratoire. M. Joubin a calculé que celle-ci était de 900 millimètres carrés pour une seule branchie.
Outre les vaisseaux respiratoires, la branchie possède un système de vaisseaux nourriciers qui lui sont propres.
Un point important et unique à noter chez les Mollusques, c’est que l'épithélium de la branchie des Céphalopodes est dépourvu de cils vibratiles. Mais cette absence s'explique facilement si l’on remarque que le manteau produit des mouvements d'inspiration et d'expiration qui suflisent à renouveler l’eau qui baigne les branchies ; c'est une loi générale que, lorsqu'il y a un appareil mécanique pour assurer la respiration, les cils vibratiles manquent.