strabon, lib. VI, p
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la frappe de monnaies à la légende hellénique N£lAAION et pour d'autres à la légende hybride VDINAI (!)• C'est ce qui a fait penser que les deux peuples habitaient la même ville ou que, h côté d'une ancienne citadelle occupée par les Hyriètes, un autre quartier s*élevait, occupé par une tribu Samnite et appelé Aovla-Nola. On sait que sur le Cippus Abelianus on lit NUvlù qui semble correspondre à Nova (2). Peut-éire même faut-il penser à la fusion des Étrusco-Campaniens, dont les Irnthîens auraient été les derniers rejetons, avec les Samniles; le conlact avec Poseidonia ferait penser aux alentours du Sarno. Mais dans l'état de nos connaissances actuelles, les hypothèses trop hardies ne peuvent conduire à rien. H est nécessaire de grouper les faits et les observations pouvant nous diriger dans la voie à suivre.
Les Samnites changèrent souvent les noms de leurs villes ou du moins y substituèrent, sur les monnaies, leur nom patronymique. On peut citer, en dehors de la Campanie, Texemple des Mamertins à Messana et celui du nom généralisé des Samnites- Campaniens, à Alaesa, Entella, Nacona. C'est ainsi que vers 400 av. J.-C, les Samnites, maîtres de Cumes et de Palaepolis, inscrivent sur (eur monnaie le nom Kot\jsT:xi6ç; probablement pour le même motif les envahisseurs des embouchures du Sarno prennent le nom Tp'.^^Teç; mais les documents littéraires ne nous permettent pas de décider si le nom de Nola existait avant l'occupation Samnite ou s'il fut employé à une époque postérieure pour désigner une ville nouvelle qui se serait formée à côté de rétablissement des Hyrièteset aurait été admise à Pisopolitie.
On ne peut pas étudier le monnayage des Hyriètessans examiner en même temps les autres monnaies frappées à Nola. Cellesci sont de plusieurs sortes : monnaies au nom des Nolains; — monnaies anépigraphes ou contrefaçons de didrachmes napolitains; — monnaies au nom de Véseris, citadelle Samnite au pied du Vésuve et à six milles nap. de Nola.
1. De méin%, ud coio identique à la tête de JuDon de face a serri pour le monnayage à la légende YPlNA* et celui au type de Bellérophon tuant la chimère et à la légende ^ENÎEP. Cfr. Imhoof-Blumer, Wiener Zeit. f, Num,^ 1886.
2. Mommsen, Die unlerit. dial., p. 283. — FabretU, C. /. /., CCLIir, u» 2783 et p. 1243.
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Priedlànder voit dans le monnayage de Nola trois périodes distinctes :
1** Le monnayage des Hyriètes seuls. — 2<> Avant 350 av. J.-C. : le monnayage simultané des Hyrinaei et des habitants de Nola. — 3<> Le monnayage de Nola seule.
Cette classification me semble admissible, sauf pour les dates que je pense pouvoir fixer ainsi :
1® Vers 400-380 av. J.-C. une partie du monnayage des Hyrinaei. — 2® Vers 380-335 av. J.-C. le monnayage simultané des Hyrinaei, des habitants de Nola et de ceux de Véseris. — 3® Vers 380-327 monnayage anépigrapke. — 4* Vers 335-327 le monnayage de Nola seule. — 5'' Vers 260-250 le monnayage municipal de Nola sous la suprématie de Rome.
Les monnaies des Hyrinaei sont presque toutes d'un très joli style. Je décris sous les n<*» 781-784 quelques rares pièces de dessin sommaire. L'impression générale qu'on ressent à la vue de ce monnayage est que les artistes Samnites s'étaient rapidement formés aux enseignemenlsde l'art hellénique, et que de leurs imitalions se dégage un très bon style. Certes, quelques-uns des coins les plus anciens sont l'œuvre de graveurs ilalioles; mais il y en a de fort belles qui ont un caractère particulier et sont bien l'œuvre d*artistes italiques ou de MixobarbaHy et l'art des Mixobarbari en Campanie n'est point à dédaigner. Nous verrons des manifestations vigoureuses de cet art dans les tètes féminines du monnayage à la légende NflAAIOZ- Cet art est né de la fusion d'éléments étrusques, italiotes et osques.
Le monnayage des Hyrinaei est non seulement d'un aspect très agréable, il est aussi très judicieusement réglé au point de vue des poids et de la technique ; quelques monnaies offrent une particularité curieuse pour cette époque : un gros cercle saillant destiné à empêcher le frottement de la pièce (voir le n" 113). Les coins de ces pièces sont très jolis.
Toutes les malversations du monnayage samnite semblent concentrées dans le monnayage anépigraphe ou à légendes confuses dont j'ai mis en lumière les singulières évolutions.
If
UVIIIA
MONNAIES D'ARGENT
i. — Didrachmes à iéle de Pallas
(vers 400-335 av. J.-C).
772. — Tête de Pallas à dr., coiffée d'un casque athénieo à aigrette et à couronue d*olivier.
1^ Taureau androcéphale courant à dr., la tète (de proHl)
baissée, la jambe gauche de devant fléchie; au-dessus, HVPIETE^; AU dessous, entre les jambes, AS4* Didrachme phocéen (affectation d'archaïsme).
^4i/i-5(pi. IV). 150— 200.
C. de Berliu, 6 gr. .)5 (c'). ^ L. Sauibou (luihoof-Bluuier, Zeit. f, Num. Wieti, 1886), 7 gr. 48. - C. de Glasgow, 7 gr. 29. — GoU. Sir H. Weber (Ane. Coll. Buabury, n« 36), 7 gr. 49. Les exemplaires de Berliu et de la Coll. Weber proviennent du même coin. Imhoof- Blumer {Zur Milnzkundt Grossgriechenlands. Zeit. /*. Num., Vienne, 1886, p. 206) et L. Sambon {Recherches^ p. 157) peuseut que le ^ n'est pas une lettre; l'un propose une plante; le second, un harpon.
773. — Tête de Pallas àdr., coiffée du casque athénien à aigrette,
orné d'une branche d'olivier sur laquelle perche une
chouette. Cercle saillant au pourtour.
r] Taureau androcéphale marchant lentement vers la droite;
au-dessus, flMIQV et flMMV(a) — AMMV(A) — flMiaV(c)
flMiat (rf)- av\\Q\{e).
HYRIA
Didrachme (joli style hellénique). i^^ ^. 10—25.
a) Coll. luihoof-Blumer (C. de Berliu), 7 gr. 30 et C. de Milau, 6 gr. 57.-6) C. de Munich, 7 gr. 29. — c) C. de Naplcs. — d) C. de Frauce, 7 gr. 42. — C. de Milao (fourrée), 6 gr. 57. — Carelli {Avell, Adn.t 4 et à), 7 gr. 23 et 7 gr. 44. — e) Garrucci, Halia Antica, p. 93.
774. — Mêmes types; la léte de Fallas tournée à gauche] inscr., flMMV.
Didrachme (joli style hellénique). A\*^. 15—25.
Coll. Garrucci, llalia Anlica, pi. LXXXiX, 4.
775. — Tête de Pallas à dr., semblable à celle du n° 773; mais sans le cercle saillant au pourtour.
1^ Taureau androcéphale marchant vers la dr. ; au-dessus, YDINA ou YI^INA(«) - YPINA W - fl^li4t(c) — flVll-
QY(d).
Didrachme (joli style hellénique). * A\*-^. 5 — 20.
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(a) C. de Berlio (12 et 13), 7 gr. 28; 7 gr. 32. — C. de MilaD, 7 gr. 43. — C. de Naples. — (6) C. de LoQdres (lO-H), 6 gr. 75 et 7 gr. 16. — (c) C. de France, 7 gr. 42. — (d) C. de France.
116. — Tèle de Pallas à dr., semblable à celle du n<» 775, mais
du style des Mixobarbari, dessin soigné, i^ Taureau androcéphale marchant vers la gauche ; au-dessus,
YDINAI(a) ou YMNAlW ou Y^INAI(c) ou YDIKAI (rf) ou
VDINAI {e) ou Yt^lNA(/*) ou Y^INA {g) ou YPIA^AW- Base
à double ligne. Didrachme (bon style des Mixobarbari). A*-*. 5 — 15.
(a) C. de Milan, 7 gr. 29. — (6) G. de France, 7 gr. 15. — C. de Naples. — C. de Berlin (8), 7 gr. 19. — (c) C. de Berlin (9), 6 gr. 97. — C. de Naples. — (d) C. de France* 5 gr. 15. — (e) C. de Berlin, 7 gr. 04. -» {f) C. de Naples. — {g) C. de Naples. — {h) G. de Napies. — Dans CHrellf, Adn, AveHini, p. 31, n^ 32 est décrite une de ces monnaies avec la légende Y^MYA (poids 7 gr. 08).
777. — Tête de Pallas à dr., semblable à la précédente; style
soigné des Mixobarbari.
i\ Taureau androcéphale arrêté debout vers la dr. Au-dessus,
V^INA {a) - YDINA(*) - YDINA [c) - YDINfl [d). Didrachme (bon style des Mixobarbari), JE*-'. 5 — 15.
[a) C. de France, 7 gr. 12. — (*) C. de France, 7 gr, 24. — C. de Naples. — (c) G. de Milan, 7 gr. 13. — (d) C. de Milan, 7 gr. 43.
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