‹ Les monnaies antiques de l'ItalieChapitre 281 sur 362 · Excerpl., p. 2315, cd. Rclske · texte numérisé non relu

Excerpl., p. 2315, cd. Rclske

ment du commerce athénien, et devenue, par ce commerce même, riche et prospère, elle accueillit avec enthousiasme la culture hellénique, à tel point que, longtemps, le mobilier de ses tombes a fait croire aux savants qu'elle était une ville essentiellement grecque. Cest autour d'elle que se groupe la résistance osque contre l'invasion romaine; c'est elle surtout qui tient pour quelque temps sous le joug samnite Naples, déjà prête à se jeter dans les bras de Rome. La majeure partie du monnayage de Nola doit être placée entre 360 et 325 av. J.-C.

Voici nos observations sur ces monnaies :

1^ Emploi de légendes purement grecques et à inflexions ioniques (nominatif m. NoiXaTo;, nominatif n. NoiXaTov, génitif pluriel Noi>Xa(0)v) ; quelquefois ces textes sont fautifs ou mélangés avec des éléments osques (NnAAIQIN, NiniAAnN, NOOAA..)-

2* Le style en est très variable. La majeure partie a un caractère spécial témoignant d'un art nouveau fortement influencé par les modèles grecs, mais puisant dans sa jeunesse des hardiesses * imprévues. Sur quelques pièces, le prototype hellénique est saisi de près; mais les reliefs sont plus accentués, les traits plus capricieux, parfois d'une superbe allure (n" 800 et 801); sur d'autres, l'image est dessinée avec des naïvetés et des gaucheries un peu lourdes, quoique rarement dépourvues de charme (n^* 802- 805). Les essais tout à fait maladroits sont rares (n^" 815).

3** L'atelier monétaire de Nola s'est appliqué à contrefaire la monnaie de Neapolis, probablement pour donner une plus grande étendue à la circulation de son propre numéraire. Ces contrefaçons sont très abondantes.

A^ Sur les monnaies de Nola, la tête de Pallas est coiffée d'un casque orné d'une pousse d'olivier sur laquelle perche une chouette. Ce symbole semble faire allusion à Athènes dont le commerce trouva un débouché important dans les villes osques à la fin du V* siècle et pendant le iv«; c'est à une date postérieure et exceptionnellement qu'il apparaît sur la monnaie napolitaine (n"" 394), tandis que, à partir de 360 av. J.-C. environ, il est fréquent sur les monnaies des Samnites-Campaniens de Nola, Hyria, Allifae, Fistelia. Le premier exemple de ce symbole, en Italie, se voit sur les monnaies de Velia.

C'est à une époque bien postérieure et de complète déchéance

politique et commerciale qu'appartiennent les petites monnaies d'argent et les litrae de bronze au type napolitain.

Les Romains avaient écrasé en 314 av. J.-C. (1), à Nola, les derniers vestiges d'indépendance. Nola, privée de sa liberté, continua néanmoins à être une ville osque, et, au commencement du iii« siècle, elle dut recevoir le privilège de frapper monnaie. Elle en usa ; mais son commerce était détruit, ses principales ressources taries, sa population amoindrie. Nola, qui avait lutté de force avec Rome, d'activité commerciale avec Naples, ne vivait plus que par le commerce napolitain, pourvoyant à ses modestes entreprises par de la menue monnaie aux types napolitains. La pauvreté de ces émissions est attestée par le petit nombre d'exemplaires parvenu jusqu'à nous.

Nous donnerons la description des monnaies de cette seconde période de Tatelier monétaire de Nola dans notre chapitre : Monnayage des villes osques après ^invasion romaine.

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