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Sloria d'Italia-Roma, 1, p

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même encore à la fia du iv« siècle l'iagéreace romaine y était précaire. Les Romains avaient conclu probablement un traité d'alliance avec Capoue en 343 av. J.-C, traité qu'ils commencèrent à violer dès que la résistance Samnite fut brisée ; d'un autre côté Talliance conclue en 327-326 av. J.-C. avec Naples semble avoir assuré à cette ville des avantages commerciaux de grande importance. La gênante suprématie samnite disparue, la concurrence tarentine amoindrie, Naples s'enrichit rapidement et son monnayage, très abondant à partir de cette époque, est la meilleure preuve de l'expansion commerciale que Rome lui laissa prendre sous la vigilance de ses armes.

Mais si Naples, avec sa marine puissante et ses nombreux bateaux marchands, tenait une place prépondérante dans le commerce de la Campanie et de l'Italie centrale, attirant successivement les marchands de Syracuse, de Rhodes, d'Antioche, d'Alexandrie, il y avait en Campanie d'autres centres très prospères par l'abondance de leurs productions agricoles et qui, tout en maintenant avec Naples des rapports suivis, utilisaient à leur profit la concurrence de villes étrangères, telles que Marseille, qui abordait l'Italie surtout par Vélie et Poseidonia.

Entre le Yolturne et Naples, qui était restée bien italiote malgré l'infiltration des Mixobarbari, s'était condensé, autour de Topulente Capoue, que Tite-Live, à l'occasion des événements de l'an 343, appelle urbs maxima opulentissimaque lialiae, un noyau important de la population osque, formée des fusions successives d'indigènes, d'Étrusques et de Samnites. Dans les villes de Capoue, de Calatia, d'Atella et de GompuUeria (près du Samnium) la langue officielle était l'osque, et dans le trop-plein de la dense population agricole de cette contrée, se recrutaient ces mercenaires et ces colporteurs actifs et rusés dans lesquels revivait l'ancien esprit nomade d'un élément important de leur race, et qui propagaient de ville en ville les mœurs et les idées étrangères.

Plus au sud, non loin des bouches du Sarno, se trouvait Nuceria Alfatema qu'un scoliaste place parmi les multa oppida des Pélasges, mais qui était alors essentiellement osque et qui abritait probablement les derniers rejetons des Samnites-Campaniens de Cumes, de Nola et du voisinage du Vésuve ; par le petit port de Pompéï, elle devait entretenir des rapports avec la Lucanie.

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Strabon nous parle de son commerce utilisant le port de Pompéï : N(oXt)ç 8à xal NouxepCzç xal 'Axsppûv... àarfvetév êdriv i/i no(JL7CTQ(a, wapi Tw Dixpv^p xoTap-û xai Se^otAévo) Ta (popT(a xai èxicépLiuovTt (Strab., V, 4; 8).

En dehors de la Campanie, yers les confins nord-ouest, dans le pays mi-osque, mi-latin des Aurunces et des Ausones, avaient surgi, dès la fin du iv« siècle av. J.-C, des colonies romaines, échelonnées sur les grandes routes stratégiques et commerciales qui mettaient Rome en communication avec le sud de la péninsule. A côté, les turbulents Sidicins, conservaient un reste d'indépendance, malgré qu'ils fussent meurtris et ployés par la conquête romaine, et exploitaient le commerce avec le Samnium, plaçant sur leurs monnaies des inscriptions osques. Ces pays furent plus tard compris dans les limites de la Campanie.

On a suggéré pour les monnaies de ces villes les dates les plus diverses; je croîs qu'eu général on a fait remonter trop loin les débuts de quelques-uns de ces monnayages. Celui des colonies romaines de Suessa et de Cales ne me semble pas antérieur à Tan 280 av. J.-C. ; il peut se répartir entre cette date et 268, même 250 av. J.-C. ; celui de Nucérie semble appartenir à la même époque. Le monnayage des autres villes osques n'est pas antérieur à l'an 268-240 av. J.-C. ; il s'éteignit vers 211 av. J.-C.

Les droits monétaires semblent donc leur avoir été octroyés par Rome ou avoir été exceptionnellement exercés de plein gré parles villes mêmes pendant ou peu après l'expédition de Pyrrhus^ et on comprend que Ropie ait été à cette occasion prodigue de faveurs municipales tout en limitant la liberté politique des villes campaniennes.

A côté de ces monnaies, Rome avait répandu en Campanie et en Apulie un monnayage taillé sur le système napolitain, mais portant l'inscription ROMANO ; il devait avoir cours avec les grandes pièces en bronze coulé. Mommsen attribue à l'an 338 av. J.-C, les premières émissions de ce monnayage, et A. Evans cherche à corroborer cette hypothèse par les données d'une trouvaille faite près de Bénévent. Je considère ces monnaies comme étant beaucoup plus récentes, car la plus grande partie offre des analogies frappantes avec les monnaies de l'époque de Pyrrhus et j'hésite fortement à adopter rattribution de ces pièces à Capoue. J e suî

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