Mômes types avec OMIV-/) A- -Ê
a de Naples (634). Coll. Santangelo, 6 gr. 68.
169. — Tête de Pallas à g., comme au n° précédent. Grènetis au
pourtour.
1. L'O ouvert se voit fréquemment sur les monuments latins archaïques et sur les poteries trouvées en Campanie. Voyez au Musée du Louvre un petit vase avec Tinscription ^AIITVRNI POCO^OM ; voyez les monnaies et hes poteries de Cales. La forme du Q (fl>)i au contraire^ ne se voit dans aucune inscription.
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ij Coq à dr.; devant, ACViNO {a) ou ACVINO (*); derrière, un astre. Grènetis au pourtour. iE*. 20—30.
(a) G. de Berlin, 5 gr. 90. ^ G. de France, 4 gr. 55 (c3). — Atti dei Lincei, Notizie Scavt, 1900, 7 gr. 15 <c*). — G. de Milan. — Goll. Santaogelo (Naples), 6 gr. 80.
170. — Tête de Pallas, comme au n^ précédent; mais tournée à droite. Grènetis au pourtour.
^ (A)r^VINO* Coq à dr.; derrière, un astre à huit rayons. Grènetis au pourtour. & ♦. 20—40.
G. de Glasgow, 5 gr. 44.
L'arc de Trajan, à Bénévent.
La vaste province ordinairement désignée sous le nom de Samnium comprenait différents peuples. Les Pentriens et les Hirpins, occupant tout le centre et le sud de la région, étaient les plus importants; au nord-ouest se trouvait la petite tribu des Caracéniens, mentionnée par Ptolémée; au sud-ouest les Caudiniens, dont la ville, Caudium, est restée célèbre dans l'histoire des luttes entre Rome et les Samnites. Le Samnium était limité au nord et au nord-ouest par le pays des Marses, des Péligniens ei des Frentaniens, tous également d'origine sabellique ; à Test par l'Apulie ; au sud par la Lucanie ; au sud-ouest et à l'ouest par la Campanie et le Latium. Presque partout le sol était ingrat, le pays sillonné en plusieurs sens par les ramifications d'un nœud des Apennins, aux cimes neigeuses; aussi la vie y était-elle rude, une vie de paysans belliqueux.
Lorsque les habitants de ces arides montagnes devenaient trop nombreux, des colonies s'expatriaient, surtout au printemps (vei* sac7'um)y et des légendes racontaient que plusieurs colonies avaient été conduites par des animaux consacrés à Mars : les Picéniens par
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un pivert (picus) j\es Hirpins par un loup {hirpus), les Samnîtes proprement dits par un taureau sauvage. I^s Samnites passèrent les montagnes de Bénévent, se mêlant aux tribus des Ausones, et parvinrent j usqu*en Apulie; un fort contingent envahit la Campanie. Des bandes irrégulières d'Hirpins, de Picéniens et de Frentaniens allèrent former, au delà du Silarus, le peuple des Lucaniens, si funeste aux colonies grecques.
Ces peuples s'unirent souvent entre eux, conservant chacun son indépendance sous l'autorité d'un chef {meddix tuticus) ; mais leurs alliances ne furent jamais très complètes et n'eurent pas assez de cohésion; elles finirent toujours par fléchir devant les forces romaines.
Nous aurons à étudier successivement les monnaies frappées par les peuples d'origine sabellique disséminés en Italie : celles des Samnites-Campaniens ; celles des Péligniens^des Frentaniens, des Lucaniens. En parlant des monnaies de la Campanie nous examinerons une longue série de pièces frappées par les Samnites dans cette contrée même; alors seulement nous parlerons du monnayage en argent de deux villes samnites : Âllifae et Flstelia, placées sur la limite de la Campanie, car il se rattache à cette série.
Il y a deux autres monnaies d*argent qui peuvent être attribuées au Samnium, bien que le style purement hellénique de Tune d'elles ne nous autorise guère à la considérer comme frappée dans ce pays.
La première porte d'un côté une tête de femme, la chevelure dans un voile serré autour du front et retombant derrière en plis capricieux; on y lit l'inscription grecque, en dialecte dorique, ^AYNITAN; au revers se voit le fer de lance des Samnites, le (xauvtov, dans une couronne de laurier..
Le style attique de cette rare monnaie est très joli et remonte à la seconde moitié du iv* siècle. Garrucci la croit frappée par les Tarentins à l'occasion de leur alliance avec les Samnites.
La seconde porte une tête féminine diadémée (Junon) ; derrière, JE. (la même sigle se retrouve sur des monnaies de Nola) et, au revers, Hercule agenouillé, étreignant le lion; autour, l'inscription nEPinOAnN OITANATAN, c'est-à-dire « monnaie des Pilanates, préposés à la défense de la frontière. »
Ces pièces sont de mauvais slyie; aussi, l'idée de Garrucci qui
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les croyait frappées à Tarente, est-elle insouteoable. Elles offrent une particularité fréquente dans le monnayage samnite de la Campanie (Nola) : Tempreinle empâtée, due à des coins rouilles. Je les place à la fin du iv** siècle, et me ralliant à l'opinion de Mommsen, je les attribue à un établissement de mercenaires laconiens détachés sur la frontière du Samnium par les Tarentins. 11 est possible que Tarente, après la mort d'Archidamos, se soit ainsi débarassée des mercenaires venus avec ce chef Spartiate.
Millingen, L. Sambon et Head classent ces monnaies à la ville de Peripolium dans le Bruttium sur la frontière des Locriens, du côté de Rhegium, et pensent que les Locriens avaient enrôlé des mercenaires Spartiates pour la garde de Peripolium (1). Mais Mommsen (2) fait observer que Strabon (V, iv, 12] mentionne rétablissement par les Tarentins d'une colonie de Pitanates dans le Samnium et que deux de ces rares monnaies ont été trouvées dans un petit trésor découvert à Campo-Laurelli près de Campobasso, dans le Samnium même.
La monnaie d'argent ne fut frappée en abondance que pendant les années 91-88 av. J.-G. alors que les populations sabelliques firent un dernier effort pour revendiquer leurs droits et échapper au joug des Romains. Au début, huit peuples d'origine sabellique étaient en armes : Marses, Péligniens, Picentins, Vestins, Samnites, Frentaniens, Marrucins et Lucaniens, les quatre premiers parlant la langue latine, les autres, l'osque. Un de leurs chefs, le télésin Quintus Pompaedius Silo était Tâme de cette noble guerre pour l'indépendance; son nom et ceux d'autres chefs : Gains Papius Mutilus et Numerius Lucius Marii f. se lisent sur les deniers italiques. Ces monnaies ont probablement été frappées d'abord à Côrfiniumy siège principal des confédérés ; ensuite it Aesernia ou à Bovianum. Les premières émissions portent tantôt des caractères latins, tantôt des caractères osques ; les unes, au nom de Q. Pompaedius Silo, pour avoir cours parmi les Marses, les Péligniens, les Picentins et les Yestins ; les autres, aux noms de C. Papius Mutilus et de Numerius Lucius, pour le besoin des populations parlant la langue osque. Plus tard, après la soumis-