A A E ! H A IO
d'ailleurs , le symbole appartient, non pas à Adeimantos, mais à Héliodore. c'est-à-dire au second magistrat. Il rappelle, sur les monnaies d'Athènes , l'empreinte du trident de Neptune que l’on montrait dans l'Ërechthéion (i ), monument de la lutte du dieu contre Minerve, lorsqu'il avait frappé le rocher de l'Acropole et en avait fait jaillir un flot de la mer.
Athénée nous apprend (a) que Démétrius Poliorcète comptait à Athènes parmi ses flatteurs un certain Adimantos qui consacra le temple de Vénus Phila et auquel les Athéniens élevèrent un autel et un ipùnt, comme à un demi-dieu. Or je ferai remarquer que la série qui nous occupe a dû être frappée au commencement du troisième siècle, de l’an ag5 à l’an a86, si l’on veut, pendant que Démétrius Poliorcète occupait encore la ville. Elle est une de celles qui suivent immédiatement les séries à monogrammes et forment la transition. Rien n'est plus fréquent, sur les monnaies de Démétrius, que la représentation de Neptune tenant son trident ou même le vibrant, [/influence d Adeimantos fit peut-être choisir le trident pour symbole des monnaies athéniennes de l'année, afin de flatter Démétrius. Dans un chant en l'honneur de Démétrius que cite Athénée, Démétrius est appelé fils de Neptune et de Vénus (3). Mais la pensée religieuse domina toujours ces sortes d'allusions, b présence du trident sur la monnaie de Minerve est justifiée par d'étroits rapports entre Neptune et la déesse. Non-seulement l’empreinte du trident sur le rocher était montrée comme un objet de vénération dans le sanctuaire même de Minerve, dans l’Erechthéion , mais on rendait des honueurs communs aux deux divinités. Neptune, après sa querelle, avait été apaisé par les Athéniens; ils avaient élevé un autel à l'Oubli (4), comme gage de cette réconciliation, et un autre autel à Neptune, devant le temple de Minerve Poliade, en même temps que Neptune était identifié avec Érechthée (5). A Colone, on adorait Neptune et Minerve sous le titre d'îicsioi et ce n'était point le seul lieu de la Grèce où ils fussent unis ((>;.
(I) Pau* , I, 26; Cf. tAcropulf d'Athéné», t. If, (3) Alhénëo, 1. VI, p. 2i4, c.
p. 229 et 251. Sur le trident, consultez BOttiger, Amof/A., (4) Plut., Symp. IX, qurst. 6.
t 11, p. 3t)6, et M.iury, iiUMredet restons de Ai Gréer, (à) Gerhard, Mythot., t. I, p. 209 ; Pau*., 1, 36
t. I, p. «30. (6) Pau». , I, 30; V||J. 14; Polybe, IV, 79; Pind..
;2) Athénée, 1. VI, p. 393, a. Otymp. XIII, v. 90.
If»
AAKETH£ EYATPflN
E EO (jilmiti fit* Gotha.
En ( abim-l «le Paris (Mionnet, Suppl., n* »4).
Je n ai que peu de chose à dire du casque. Sa forme est toute particulière; elle rappelle le casque des monnaies macédoniennes. I « hroir/es d'Antigone, de Démétrius II, d’Antigone Gonatas, offrent le même type. Faudrait-il tirer quelque conclusion politique de ce rapprochement i* En •iig} , Démétrius fit tuer Alexandre et fut proclamé à sa place roi de Macédoine; mais la série d’Alcétès et d'Kvagron me paraît bien postérieure à cette date. la1 casque est un des attributs constants de Minerve. Minerve Krgané elle-même avait un casque (i), et la Minerve-Victoire tenait un casque à la main (2). Un bas-relief d’Athènes nous montre une Minerve assise qui tient un casque sur ses genoux (3).
Mionnet a lu EYArOPflN au lieu de EYArPflN. Ce nom semblait a juste titre suspect à M. Pape (4). Mionnet a pris le P pour un O, et supposé ensuite un P «pii n'existe pas. L’exemplaire de Gotha rectifie sa lecture. Eùôypt» 11‘est qu’un composé de Ayj»», nom porté par plusieurs personnages et qui se trouve sur les monnaies de Smvrne (!>).
(IJ Pau»-, VI, 16. Asir-Mineurr , MoDuincnl* litturr», planrhr* XX.W,
(IJ Suida* el Harpe*' rat ion, m v. Ni»n 'Afepâ. (*} Wùrtrrtmck, p. ta*.
(3) Pb. Lr Bas, Voynçe archéologique en Gréer fl en (&) Mionnet, t. III, p. îîi.
AM MH
AMMfl[N10Z] Al 0[fEN HZ
EY Cabinet de Paris (Mioanet, 56); Munich (Cf. Caroni, Mus. H*derwir.y l. I, p. l43); Gotha (deux exemplaires;.
EYP Italie {Helten. numtsrn , , p. a4)*
in Cabinet de Gotha.
Zn Munich; collection de M. de Prokesch.
MH Collection de l'auteur.
n[P| I/auteur.
TTP Cabinet <le Paris; Copenhague, où un autre exemplaire donne un monogramme. Sans siglea, chez M. Rollin, quoiqu’il y ait de la place dans le champ pour un troisième nom. J’ai un autre exemplaire sans sigles dans ma collection.
Bcktie) donne AMMflAlO comme un seul mot (i), tandis que ce sont les initiales , nettement séparées, de deux mots différents. Il est difficile de restituer avec vraisemblance le second nom : A 10 peut commencer plusieurs noms propres. J’ai supposé Diogène, parce que ce nom se trouve sur d'autres tétradrachmes, et jmree qu’il fallait compléter d’une façon arbitraire le second nom , afin de distinguer cette série de la série qui suit et qui porte exactement les mêmes initiales.
J’ai déjà parlé de la corne d’abondance, en la rapportant au Jupiter Ctésius. Si l’on admet AlOrENHZ (né de Jupiter) pour nom du second ma-
(I) Doctr »«m. cet., t. II, p, 210.
ITJ
gislrat, le rapprochement du nom et du symbole est sensible. J’ai joint au tétradrachme un très-joli bronze où la corne d'abondance parait dans le champ auprès de la chouette. lai tète de la Minerve garde encore le style du siècle d’Alexandre : cette série appartient, en effet, au commencement du troisième siècle, ainsi que nous l'avons vu quelques pages plus haut.
AMMnfNIOZ] AlOjTIMOX:
A sur l'amphore, au {Cabinet «le Paris ^.Miunnct, n* 55j.
A sous l'amphore, au rahinrl île Gotha.
M sur mi second exemplaire du iiicrnc Caliiurt.
I A' tétradraclune que possède le lieutenant-général Fox offre enrore les traces d’une lettre sur l'amphore. Le Mllsee britannique (Cf. Cota/. Thomas , p. 306. n” 1 > 1 j ) et le Musée de Vienne ont un exemplaire de cette série, qui est encore très-rare.
J’ai supposé le nom de Diotime, qui sc trouve sur d’autres monnaies, afin de distinguer cette série de la précédente, de même qu’elles se distinguent par la différenee de leurs symboles. D’après le principe que nous avons reconnu (1), si le symbole change, c’est que le nom du second magistrat est change. Il convient donc ici de supposer deux noms divers commençant Ions les deux par AIO. Je n'ai rien à ajouter sur la plèmoehoé et sur les deux épis passés dans ses anses. Kckhel a reconnu une lampe (a) sur le tetra* drachuie du cabinet de Vienne. Son témoignage si grave m’avait jeté d'a-
(t) V»y«s page 131. falot, mtts. issmr. Itwfwboi»., p. III,
bord Hans un grand embarras. Mais j’ai reçu l’empreinte très-exacte du létradrachme de Vienne; il est en tout point semblable à celui dont je publie un dessin et porte une plémochoc pour symbole.
AMMflfNIOE] AlOjTIMOE
Cabinet de Copenhague; ma eolleetion i.Cf. Seslini, Mus. fin/rrvtir. , p. -o) .
Toutes les lettres de ces tétradrachmcs ont été grossies à plaisir, aliu de remplir le champ et de dissimuler la suppression du symbole. Ce symbole supprimé, est-ce la corne d’abondance, est-ce la plémochoé? Je penche pour cette dernière , à cause de la ressemblance des pièces et de leur air de famille. Nous trouverons d’autres exemples (i) de cette simplification des types par lu suppression du syndade accessoire. C'est une économie de temps [mur le graveur, s’il est pressé; d’argent pour l’État <] ni le paye, si l'État est pauvre. De tels tétradraehmes constituent donc plutôt une variante dans la même série qu'une série particulière. Je ne les ai séparés des précédents que pour les recommander plus vivement à ('attention.
(I) Voyez U sérié de Ntcogene et de Qtllimaquf. où le symbole est brusquement supprime.
AMMHNIOE K A AA I AE
T ftfft A DRACHMES*
Al [ON Y 2IOS A 1^>A Cabinet de Vienne. J’ai donné le dessin de ce télra-
draclinie, qui i*st le seul où lis torches soient auvi rapproché»». L'A indique qu’il fut frappé des premiers. L'essai ne plut points et l’on fit corriger le coin dès la seconde émission.
AlONYÏlfOÏ
Al
Musée britannique ; Berlin; M.de iVokescfi.
nE
Cl ica M. I^ambros, inareband à Corfou.
Collection de l’auteur. La lettre d’amphore, très-effa-
rée, est vraisemblablement un A