‹ Les Monnaies d'AthènesChapitre 70 sur 114 · E AIE · texte numérisé non relu

E AIE

ME

Vienne; M. de Prokesch (Cf. leQilulogur Thomas, p. 1 06,

n° 1 5 10). Hélix est un nom a nique, voyez au ('. /. t.., le n® a8a.

Berlin ; M. de Lagoy ; l’auteur.

AOH[NinN

L’auteur.

M. de Prokesch [Inedita, p. 3o).

inKPATHÏ

Al

Vienne; M. le duc de Luynes (Cf. Choix tir mïilnillrs

grecques, pl. IX).

ME

Berlin.

Musée britannique. L’auteur, sans sigles.

AIO[KAHZ

Al

M. de Lagoy.

Cabinet de Paris (Mionnet, 7a).

a«}>poais a ior e

EniME[NIAHE A ME M. de Prokettdi Instilla, p, 3o).

4>AINOE M Al Musée britannique,

M ME Au même Musée. Un tit rail rarlune <lu Cabinet de Paris donne H, et le troisième nom est écrit <$>AINNOS; Goltzius (XIV, n“ 8) ne donne que $1 (pour 4>AI . Z nfl Y[ PO X ME Cabinet de Paris {Mionmt, Suppl., 3 y ; pièce fourrée

et qui a, en outre, été dorée.

IA[NQlTTTTOE C’est le seul magistrat dont les tétradrachmes n'aient iras

encore été retrouves; il est connu |rar sa drachme.

naaciMas.

AO|HNinN Paris (Mionnet, 74) ; M. le général Fox.

XAfNOinnOE Vienne.

J'ai déjà parlé de la corne d'abondance (î). Les deux cornes réunies par une bandelette peuvent se rapporter également à Jupiter Ctésius ou à Gérés. Il est assez remarquable que le nom de Diogène , que je restituais alors au second rang, paraisse ici à la même place et ramène le meme symbole avec une variante, c’est-à-dire qu’au lieu d'une corne il y en a deux. L'allusion au sens du mot Diogène (né de Jupiter) ne serait donc point une supposition vaine et paraîtrait ainsi confirmée.

Mais ce qui me frappe le plus, c’est la forme de ees deux cornes, leur assemblage, la belle bandelette qui les attache, le style dans lequel elles sont conçues. Telles on les voit sur les monnaies des Ptolémées où figurent les reines d'Kgyple. Elles sont la marque distinctive des reines , depuis que Ptolémée l" ordonna de placer une corne d'abondance pleine de fruits dans la main de toutes les statues qu'on élevait à sa femme (a). Sur les bronzes de Ptolémée Soter, elles sont «levant la tète ou derrière la tète de Bérénice; elles paraissent ensuite sur les médaillons d'or d'Arsinoé, femme de Ptolémée Pliiladelphe ; d’Arsinoé, femme «le Ptolémée Philopator; «le Cléopâtre, femme de Ptolémée Evergète ; de Bérénice, fille de Ptolémée VIII ; sur les monnaies de Cléopâtre, la maîtresse de Marc-Antoine. Lorsque Cléo-

(|) Voyez U ueuvume scnc a monogramme* (i) Krkhel, Üoclr. mcw., I. II, p. 13.

pâtre, réfugiée dans l'île de Cyprc, lève des troupes et l>at monnaie, atiu de reconquérir le trône d’Egypte sur Ptolémée XII, elle règne seule; aussi fait-elle graver sur ses bronzes les deux cornes d’abondance. Je suis donc porté à croire que les Athéniens n'ont point copié sans intention le symbole propre aux reines d’Egypte, de même que les, Séleucides, en s'alliant aux Ptolémées, imitèrent leurs types monétaires (i). On sait, en effet, que les Athéniens avaient placé dans le vestibule de l’Odéon une statue d’Arsinoé, soeur de Ptolémée Philadelphe (a); qu’ils en élevèrent une autre, en bronze, à Bérénice, seule fille légitime de Ptolémée Philométor (3). Pausanias, qui nous signale ces statues, ajoute que les Athéniens ne les élevèrent point par flatterie, comme ils le firent trop souvent, mais pour reconnaître les bienfaits réels qu’ils avaient reçus des souverains d'Egypte. S’il fallait choisir entre ces deux reines, je rapporterais les tétradrachmes de la présente série au temps d’Arsinoé, sœur de Ptolémée Philadelphe, à cause de leur style d'abord, ensuite parce que Ptolémée Philadelphe fut l’allié des Grecs et des Athéniens, leur prêta le secours de sa flotte, bâtit un gymnase à Athènes et y construisit en outre un temple de Séropis. Dans leur reconnaissance, les Athéniens changèrent le nom de la tribu Antigonis en celui de Ptolémaïs. Eue des galères destinées à porter les théories et les ambassadeurs fut appelée également Ptolémaïs (4). Dans le nombre des bienfaits de Ptolémée Philadelphe, je suppose qu’il faut compter quelqu'un de ces magnifiques présents de blé, si souvent invoqués par les Athéniens, que leur sol ne suffisait point à nourrir. Comme les reines d’Egypte jouaient le rôle de déesses de l’abondance et étaient identifiées avec l'E'jfesvîa, il est vraisemblable que l'envoi de blés fut fait au nom d'Arsinoé : de là son symbole gravé sur la monnaie; de là une statue qu’on lui éleva dans l’Odéon. Ce fut en l’an 260 avant J. C. que la tribu Antigonis prit le nom de Ptolémaïs. Je placerais à peu près à cette date la série d’Aphrodisins et de Diogène.

(1) F. Id-normanl, Estai ntr ht monnaie* de* Laçi- (2) Fans,, 1, fl, des, p. fl*. Voyez uirloot l’arlkle ü complet de M. de (3) Ibid., y.

Saulcy, tiatw. le Hullrtin nrchtologlqut français (année (4) L'Ipian., Ad Demosthenis Midiam , p. 214, vd. lits, p. llclinif.). Meyer.

AXAIOI H Al

iXt

AXAI OT HAI[OAnPOr

i I.miiui nuis.

NlKANfïP

Berlin. Je ne lis point avec certitude l’A sur l'amphore.

EYAHMOS

Al

Al

Copenhague ; M, le général Fox.

Milan. J'ai dans ma collection lin exemplaire sans aiglo avec EYAH seulement.

M. de Prokescli, qui lit un H (Jneds/ti, p. 3o); collect ion de M. Bunliury.

innoNiKoi

Munich ; Copenhague (Cf. Ca (al. H eiienh . , n° 3 790 ; collection de Fauteur.,

KAEAPXjOS

Al

M. de Prokesch.

ME

Cabinet de Paris; Musée britannique; Musée Hunter (p. 5o, n* a5).

hpakae[iahz

ME

L'auteur.

M. de Prokesch [ined 'iia9 p. 3o).

Al

Saint-Pétersbourg (Musée de l’Ermitage). Je suppose que le G est une erreur du graveur, car cette série est régulière et chaque magistrat a sa lettre.

EPMOKPAfTHI

Al

A F Ermitage; sans O au Catalogue Wcllenheirti (n° 3789).

Milan.

ITYOOKAHE

ME

Berlin; collection de M. de Prokesch.

î.lfi

I E<j> Collections de M. le duc de Luynes et de M. Bunburv (empreinte communiquée j>ar le général Fox). AnOAAOA[nPOI K A l'Ermitage.

K ME Paris (Mionnet, ^5); cf. Ramus, pl. III, f. i5, médaille fourrée.

ME A l1 Ermitage.

K Z<$) M. deLagoy; M. de Prokesch ; l'auteur; Cabinet de Paris, oit le sommet des lettres Z<|> apparaît seul. MHTPOA[nPOE A ME Musée Lavy (à Turin; cf. Mtueo L<wjry p. l5a.)

A 2<J> M. de Lagov.

4>l Musée britannique. Ce siglc se trouve déjà (laits la série d’Arcliilimc et de Pamméuès.

SOÏIBIOE M ï* Cabinet de Paris (Mionnet, Siippl., ja).

muni.

inno|NIKOE Cabinets de Co|jenhagiie et de Gotha.

la» deux épis joints à la rorne d'abondance marquent celte Ibis qu'elle est l’attribut de Cërès(i). C'est ainsi que Visconti, voulant jouer sur le mot Axjnirpioti nomme Gérés (AxftéTTf) une femme qui tient une corne d'abondance sur le revers des monnaies de Démétrius Soter, roi de Syrie (a). Ici l’on ne saurait jouer sur le nom d'Héliodore, mais on pourrait, dans le nom d’Aehæus , chercher un facile rapprochement avec Cérès Actuea (3) ou Panaduva (4j. C'est pourquoi je dois rappeler d'abord que l'allusiou ne porte sur le premier nom monétaire que dans des cas exceptionnels, lorsque c’est le nom d’un roi ou d'un puissant personnage; ensuite que Cérès A ch;ea représente, non pas la force généreuse de la terre qui produit les épis et l'abondance, mais le pouvoir souterrain qui refuse son concours au développement des germes (5). On verra plus loin , dans la série de Ménédèine et de Tint oc rate, qHe j’avais été tenté moi-même de reconnaître une statue de Cérès Achæa assise sur un rocher, et que j’en ai été détourné par cette seule considération qu’elle tient deux épis dans sa main.

(I) Sri. dt I tnliq., pi. CCXV1II, 7*0,», LXXIIX, 12». (4) Eekhel, Doctr. nom. M., t. Il, p. 231 ,

(ît Icvnogr. grecque, t. m, p. 399. (5) liuiÿniaul, Mémoires ntr ta mgttèra de Cérts

(.») Ca'Ptluni, Mentor. di relig. m or. e tett. , V, p, 399. et de /‘roeerptite, p. 30.

B ET1 1 Muser britannique ((X Musée limiter, p. 49, en note'.

Cette pièce si remarquable et si rare date de l’an 88. Ni Cari Combe, ni Eckhel , ne se sont mépris sur sa portée historique. Alors Aristion, envoyé en ambassade auprès de Mitliridate et gagné aux projets ambitieux de ce prince, écrivait aux Athéniens lettres sur lettres, leur promettant la liberté, la puissance, des dons et des richesses sans nombre (1). Ce peuple était mécontent du gouvernement aristocratique que les Romains lui avaient peu à peu imposé; l’aristocratie elle-même était souvent blessée par l’arrogance des proconsuls d’Achaic et résistait mollement à l’entraînement de la multitude, ne prévoyant pas, ainsi qu’il arrive toujours dans les révolutions, qu’elle serait frappée la première et forcée de se réfugier dans le camp de Sylla, Quand \ristion revint de son ambassade, on courut au-devant de lui au Pirée, on l’accueillit avec des honneurs presque divins, eommejadis on avait accueilli Démétrius Poliorcète. Ce fut pendant cette lièvre d’enthousiasme et d’espérances folles, qui jeta les Athéniens en aveugles sous la tyrannie d’Aristion, que l’on dut frapper des tétradrachmes avec le nom du roi Mitliridate et de son agent. Même le titre de BmiXiùî qui , après la conquête d’Alexandre, avait distingué les monnaies frappées par

(I) Atbràée, p. SU.

iW

le gouvernement royal, des monnaies frappées par les villes (i), ce titre, odieux aux contemporains de Thémistoelc et de Démosthène, fut gravé sur les tétradraclunes d’Athènes. Seulement, les Athéniens ne mirent point le génitif, qui n'aurait eu aucun sens, à moins (pie la ville n’eût appartenu au roi : ils mirent le nominatif, comme si Mithridate eût été le premier de leurs magistrats monétaires. Il est probable qu'ils lui avaient donné le titre de citoyen comme ils l'avaient donné à Sadocus, à Seuthès I", à Cotys I". à 1-eucon, à F.vagoras, comme ils le donnèrent plus tard à Rhoemétaleès. On remarquera la forme MIQPAOATHZ Le nom d'Aristion fut associé par la reconnaissance publique à celui de son maître.

Bientôt Aristion se fait élire stratège au théâtre de liarehus et s'empare de la tyrannie. L’an 87 commence; l’argent arrive du Pont; 011 se prépare à la guerre contre Home, et l’on bat monnaie avec activité. Cette lois la monnaie porte le nom d'Aristion et ne garde de Mithridate qu'un de ses symboles monétaires. V oilii pourquoi la série d'Aristion et celle d'ApeHicon qui la suit se retrouvent en plus grande abondance. Le mouvement 11e faisait que se décider eu 88; Athènes était toujours pauvre, et Mithridate n'avait fait que des promesses, lorsqu’on gravait son nom sur la monnaie atlique. Dès qu'Aristion fut maître d’Athènes, au contraire, il sc disposa énergiquement à la guerre, reçut de Mithridate tout l’argent necessaire, et ne se lit pas faute, sans doute, de faire fondre les objets précieux déposés dans les temples. Cela nous explique comment le tétradrachme de Mithridate est si rare, tandis que j'ai pu réunir dans ma collection jusqu'à treize tétradraclunes d’Aristion, vingt-six d ApcIlicon , tous différant par le coin, par les troisièmes noms, par les sigles.

la? symbole des monnaies d'Athènes est copié sur les monnaies du roi de Pont. L’astre, ou plutôt le soleil entre deux croissants, représente le dieu A/en .011 Limas ou Phurnnccs, génie liiui-solaire, personnification delà lune comme divinité masculine, selon les idées orientales dont la religion grecque a gardé quelques traces (a). La composition meme du nom de .Mithridate ou Mithradate me ferait penser aussi au dieu Mithra (3), non pas averses attributs néo-romains, lorsqu'on voulut en taire un principe d unité et

4 1 Muller, Avmtrm. d'Alex, le Grand, |», ■*»- Ou (3} Voyw Gerlurtl, Mylkol.. tome il, page 33t, 3*6; Imute les abréviations BA, Ba£I. BAIIAF. Schwenck, Mythul. , A, 17». Consulte* surtout M La-

Hely. de l'anltq., U 11, 3* partie, p. »73 jard, Recherche* *Mr le mite de Mithra'

r AAY EXE

l'opposer ru christianisme déjà puissant, mais avec sa l'orme purement asiatique. Fa?s rois de Pont prétendaient descendre des Achémémiles.

le n'ai pas besoin de démontrer longuement comment un tel symbole pouvait se rattacher an culte de Minerve. Nous savons que le croissant ligurait sans cesse sur les monnaies de l’ancien style; nous allons voir, dès la série suivante, l image du dieu Soleil; un tétradrachme archaïque nous a même présenté réunies les images de la lune et du soleil, représentés l'un par la Gorgone, l'autre par le lion (i). De même, dans la grande scène des mystères d’Eleusis, le Dadiupie ligurait le soleil, l'Epihomius la lune. Il tant reconnaître re dualisme emprunté à la nature dans la tradition attique que rapporte Ulpien (2): selon lui, les Athéniens appelaient Apollon le soleil, et Minerve la lune. Aussi leurs symboles sont-ils gravés sur les bronze* à côté de Jupiter, leur père. J’ai fait reproduire un de ces bronzes.

U A AYj KOZ] EXE!K PATHE

TKTRAIIRACmiKS.

0 AH Berlin.

1 HP Copenhague.

A. Berlin; Milan, la lettre qui manque est sans doute un 11 ATI Cabinet de Gotha; Musée Hunier {p. fio, 0*36); Catalogue p. 160);

collection de M, fie Iaigoy.

EP L’auteur; l’E ressemble à un K, mais le siglc K P est sans exemple.

(t Yoyes (tas.. SS. {3} td ÜtmoUhnii Midtam, p. ssi.

HP Cabinet de Paris (Mionnet, 78) ; Musée de la Propagande (à Rome ; Copenhague (Cf. Calai. H'ellenh.y n* 3791); collection de l’auteur.

K. L’auteur; le K doit être corrigé peut-être en E : comparez le sigle EP.

*4> Vienne; Copenhague; M. de Prokesch ; l’auteur.

ZO Musée de Turin; l’auteur.

Sans sigles : à Turin , k Saint-Pétersbourg ! Ermitage Les sigles quej’ap- (telle des marques d’atelier sont à gauche du pied de l'amphore et meme plus haut, dans cette série qui est une des premières après les séries à monogrammes. J’ai fait analyser un tétradrachme qui m’a donné 974 millièmes d’argent, un peu moins de a millièmes d’or, 2/4 millièmes d'alliage.

DRACHMES

Cabinet de Paris M ion net, 79); Cabinet de Cotha (Rathgcbcr, Annal. île r Inst, archtolog., île Home, |838, p. 43)* Eckhel (Musée de Vienne, p. 1 1 1 ; collection de l’auteur.

DEMI-DRACHMES

Cabinet de Paris (deux exemplaires pesaut 1 gi\ q5 rentigr. et a grammes); Cabinet de Copcnliaguc.

Le buste à tète radiée qui sert de symbole dans le champ (1) est Hélios, le dieu Soleil, distinct d’Apollon, au (joint d’ètre parfois son lils (a), divinité qui fut adorée surtout à Rhodes, à Cnide et dans quelques villes de l’Asie Mineure. A Corinthe et sur le sommet du Taygète on retrouve très-anciennement ce culte du Soleil (3). 11 fut meme identifié avec le titan Hypérion, (|ue les Athéniens connaissaient, puisqu’ils l’ont placé sur le fronton du Partbénon (4)* M- (ierliard retrouve à Athènes quelques traces du culte du dieu Soleil (5) : nous venons de voir, en effet, qu’il figurait aux mystères d’Eleusis, représenté par le Daduque.

f a*s monuments ligures nous donnent plus d’une ibis la tète radiée du dieu Soleil. Sur les monnaies des rois, c’est le symbole de l’Epiphanie et

1} Alfred Manry, Histoire de* rrltymns de la Creet (S) Preller, Mylhol.X 1. p. 59 1 "Hhq v* , L I, p. 126. (k) L’Acropole d" Mhtnet t. Il, p. M. Ilrdude fait

f5) Dindsrc le fait naître d'Apollon et de Théi» Hypérion père «lu Soleil et de la l.une {The*>g , v. .”71). (htkm., V, 1). (5) Mythologie. 1. 1, p. 614.

r A AY EXE

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>lu prince divinisé (i); quelquefois les rayons seuls sont ajustés autour de la tète du roi, par exemple sur les monnaies d'Antiorhus Dionysos: mais on sait que Diouysus est le soleil de l'hémisphère inférieur. Montfancpn donne plusieurs tètes radiées du soleil (a); et, si l'on ne craint point de descendre à des temps plus bas, l'inscription Soli snnetissimo sacrum autour d'une tète radiée dans un disque (3) nous avertit que le Soleil sc confondit facilement plus tard avec Mithra.

Ottfried Muller soutient qu’à Rhodes seulement le Soleil devint un sujet important pour 1a plastique grecque et l'inspira (4). Ce fut de l’an 3oo à l’an a88 que le colosse de Rhodes fut élevé par Charès île landes. N'estil pas singulier que la série monétaire d’Athènes, sur laquelle la tète du soleil est gravée , se trouve coïncider avec cette date? Par son module, son style, ses noms abrégés, elle se classe immédiatement après les séries à monogrammes, qui durent cesser au commencement du in* siècle avant J. C. 1,'importance et le commerce de Rhodes ne firent que croître depuis la mort d'Alexandre jusqu'à la conquête romaine. Rhodes devint même assez, puissante ]M>ur secourir plus d’une fois Athènes: l'histoire nous dit quel rôle elle joua à plusieurs reprises, de concert, avec les rois de Pergame. Il serait donc possible qu’Athènes eût rappelé sur sa monnaie le colosse, une des sept merveilles du monde, que consacrait une ville amie, l.e dieu Soleil figurait sur le Parthénon, et les Héliades , prêtresses du Soleil , avaient institué à Rhodes le culte de Minerve (5). Il y avait à I, indos, patrie de Charès, une statue de Minerve (6). la; lien des deux divinités était donc étroit et justifiait la présence de l'image du Soleil sur la monnaie de Minerve, qui est d'ailleurs elle-même une divinité de lumière.

(I) Vibcuoli, Iconographie grecque, l. III, p. 4iM». (4) Handbueh der kuHSlgeschichte,% 406, I.

(1) An/ir/, txphq., II, pl. XIV; Suppl., I, pl. XXXII. fi) l'indarr, OtyMji.VII, v. 49; l’hilontr., Icon., Il, 37.

l'ur monnaie de Milet représente même le soleil radié, Le texte de Philoslrate est traduit eo entier «Un» VF.hU dans une cdicule \ibid., I. Il, p], XIV). de* mon. et tomographique*, I. I, p. 183.

(3) Lajiird, Rech. tvr le cuùe du Cypri$, pl. I. (6) Stmboii, XIV, p. «i4.

Mi

AAMfiN £fl£l KPATHÏI

KPI[TtîN ATI Collection de l'auteur.

T1E Musée de Ytennr.

Je jiosséde un second exemplaire, sans aigles, très-endommagé, <|in ne conserve que les lettres KPATH2 et le symbole.

Nous avons vu dans la série d Anunonius et de Callias l'exemple «l'un type mal conçu et aussitôt réformé. Voici un cas semblable. I.e symbole gravé dans le champ à droite sous les trois dernières lettres du nom de £n£IKPATH£ est un carquois, avec la courroie qui sert à l'attacher. Personne ne reconnaîtrait là un carquois assurément, et les Athéniens durenl les premiers le sentir et condamner un essai malheureux; e’est pourquoi ils firent modifier le type. Dès les premières émissions, el pendant que Criton était encore troisième magistrat, le graveur se reprit et changea son coin. Aussi la suite de la série, où le carquois devient clair, important, élégant, nous offrira-t-elle tout d’abord le même Criton avec l'A, le B, le T. On ne peut donc point dire que les pièces que je viens de publier constituent proprement une série; elles ne sont qu’une variante, qu'une erreur, qui date du commencement de la même année.

A AM AN inZIKPATHZ

A AMAN EnriKPATHE

TÉTRÀDRACHMES.

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