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Berlin; J 'auteur ; Ramus (p. i54j n" a3) ne donne pas de troisième nom et a lu n pour T sur l'amphore.
L’auteur. Sur mes deux exemplaires avec le T, le troisième nom est fruste.
Musée de Berlin. Le troisième nom est très-obscur , de ménn que sur un exemplaire de M. I^ambros. MHKIHN est le. nom d'un ancien archonte : c'est peut-être la forme primitive de MIKIftN
L’auteur.
M. de Lagoy ; on ne voit que les lettres AIO ; un exemplaire du Cabinet de Paris (Mionnet 96), avec les mêmes aigles, semble porter AnO au lieu de AIO.
Berlin.
M. I-ambros, marchand à Corfou.
Cabinet de Berlin. *
Berlin.
M. Lambros.
Berlin. I x» tétradrachme suivant complète celui-ci, ôù l’on ne voit que TP.
Berlin; M. de Prokesdi possède* un exemplair où il croit lire EAI.
Copenhague.
M. I^mbros.
M. Lambroÿ; à Berlin, le troisième nom est efface.
L'auteur.
L'auteur, deux exemplaires; sur l’un, 011 lit 2 A, sur l'autre. AM, ce qui se complète. Mionnet (^5) publie une pièce qui est au Cabinet sans troisième nom, avec un A sur l’amphore.
Berlin. L’A de 2AM est inscrit dans le M, à la façon d’un monogramme. Je possède un exemplaire avec A 20 où le troisième nom est effacé.
Berlin; l’auteur. Mon exemplaire porte 2H2, celui de Berlin . . 21, ce qui permet de restituer le nom, que je trouve, d’ailleurs, dans d’autres séries.
Paris (Mionnet, 96}.
Berlin.
AflSIOEOI XAPIAE
Sans troisième nom et sans sigles : Mionncl (ipeltgi ;Mnwe • llunter p. 5| , !)’.'|0i ; cftle dernière pièce est fourrée.
Si les noms des magistrats sont |>eu distincts dans cette série d’une fabrique tellement grossière qu’on la dirait parfois moulée, on conçoit que le symbole ne sera pas d’une exécution beaucoup plus satisfaisante. Je reconnais bien une figure avec une corne d’abondance et un sceptre: mais est-ce un homme? est-ce une femme ? Cette figure a-t-elle des ailes ou it’en a-t-elle pas? I«es contours sont assez indécis pour que de telles questions puissent être |>osées. S’il n’y a pas d’ailes, ainsi qu’il parait sur la plupart des tétradrachmes, on peut nommer Gérés , représentée comme déesse de l’abondance. Mais un exemplaire de ma collection , le mieux frappe et le plus fin de tous, nous fait voir au-dessus desépaides et le long des hanches certaines lignes qui indiqueraient des ailes. C’est cette pièce que j'ai fait dessiner.
Maintenant je ne saurais dire si cette figure ailée est un homme ou une femme. Si c'est un homme, je serais porté à reconnaître Plutus, le fils de Gérés ou de la Paix (t), que les Athéniens identifiaient parfois avec le Bacchus des mystères (a), et auquel IcsKhndiens avaient donné des ailes d’or (3), ce qui permet de croire que les artistes d'Athènes lui en prêtèrent également. Il y avait, eu effet, une statue de Plutus derrière l’opisthodome du Parthénon ($). Par là se manifeste le lien de Plutus et de Minerve, qui nous était révélé d’ailleurs par un groupe remarquable de Thespies. représentant Minerve et Plutus assis auprès d'elle (5). fat corne d'abondance est un attribut naturel de Plutus (ti); mais ce qui m'empêche de m'arrêter avec certitude à cette explication , c'est que Plutus est d'ordinaire âgé et barbu, tandis que la figure de nos tétradrachmes est imberbe.
Faut-il donc se rejeter sur la Bonne Fortune, l'Ayat* Téjp dont il a étédéjà question dans la sixième des séries à monogrammes. .Nous avons vu alors qu'elle était une forme de Minerve, et avait à Athènes un culte ancien tout national, consacré par des sacrifices publics dont il a été également question {7). File tient la corne d’alwndance, comme la statue de Bupalus à
(l) Hésiode, Thcvg., v. W9. Cf. Gerhard, Protlrv «... (4) Aristophane, Plutm. v. tl9i.
A*. Voyex U «crie d'Andréa» etdc Charma u In. (5) Pau*., IX, ?fl.
(î) Gerhard, .Vy/Ao/. , t- 1, p. S3û. Cf. de Witte, cn/alngnt Pxrand, n® 201.
(3) Wiiloatr,, /coi*., U, XXVII, p. 853. {?) 159.
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Smyrne (i), et comme une statue que Pausanias vit à .'Egire, en Achaie {»}; elle porte le sceptre, à titre <le puissante et antique divinité : née avant toutes choses (Protogénie), elle présidait à la naissance du monde avec Ilithvie et l'Amour (3). Homère et Pindare l'avaient chantée (4)- La statue que les Athéniens lui élevèrent dans le Prytanée était tellement belle, qu'un jeune homme mourut d'amour pour elle (5). Cette fable laisse supposer que la statue était nue, du moins en grande partie, et ne ressemblait point, par conséquent : à la ligure gravée sur les tétradrachmes.
Au milieu de ces incertitudes, quelle que soit l'explication que l'on préfère, il est à remarquer qu’elle doit aboutir toujours à une allusion. Que l’on voie dans le symbole un Plutus, une lionne Fortune, ou même une Gérés (dans le cas où l’on n'adopterait pas les ailes que j'ai cru voir sur l’exemplaire le mieux frappé), ce symbole répond bien au nom de X*pi«j lyjàpa. yipit) : les dons de ces trois divinités ne répandent-ils pas la joie:’ II se trouve même que le nom du premier magistrat, Aw*i6u>(. éveille, par son étymologie ((>), des idées du même genre, et ajoute encore, par pléonasme
il est vrai, à la portée de l'allusion.
(I) r.iusani,c.. IV, 30.