‹ Les monogrammes historiques d'après les monuments originauxChapitre 1 sur 16 · ACADÉMIE DES BIBLIOPHILES M DCCC LXX · texte numérisé non relu

ACADÉMIE DES BIBLIOPHILES M DCCC LXX

ÇA mOV^ 'PÈ^E 1798 — 1864

I les armoiries remontent à la plus haute antiquité, les monogrammes ou lettres entrelacées sont, selon toute vraisemblance, aussi anciens que récriture.

Dès que Fhumanité fut en possession d'un nombre déterminé de caractères ayant chacun leur valeur convenue, il est évident que la fantaisie, Tamour de Tindividualité, Tattrait du mystérieux durent enfanter ces ingénieuses combinaisons où toutes les lettres d^un mot, confuses pour le chercheur, appa-

raissent distinctes aux yeux de l'initié.

Uempire grec a marqué d^un monogramme la presque totalité de ses sculptures et de ses médailles; quelques-uns de ceux qui se trouvent sur ces dernières expriment des noms de villes et semblent indiquer le lieu où elles ont été frappées.

On trouve des monogrammes sur la plupart des tombeaux des premiers chrétiens 5 point de pièce consulaire qui ne soit chargée du sien \

I. Les monogrammes qui nous sont parvenus de ces époques lointaines sont souvent inintelligibles pour le vulgaire ; telle est le diptyque d'Aréobindus le jeune, consul du Bas- Empire, qui est de l'an 506, au centre duquel se trouve son monogramme composé des lettres B D H N S.

Les souverains pontifes se servirent plus tard de ce genre d^ornementation pour exprimer leur nom ; de nombreux exemples de cet usage, sont fournis par les mosaïques, et les bagues sigillaires ou anneaux pastoraux portent presque toutes sur le chaton le monogramme de leur possesseur ; quelquefois aussi les trois lettres du Christ, qui ne sont autre chose qu^un monogramme.

On connaît le monogramme d^Olibrius Claudius Hermogénianus Olibrius, sur une plaque destinée à être pendue au cou des esclaves et dont Farbetti donne une reproduction dans son ouvrage ^

i.Fabretti (Raphaël). Inscriptionum antiquarinn expUcatio.

Romîe, 1699. In-folio, p. 523.

M. le duc de Blacas possédait une cassette d^argent sur laquelle on voyait les monogrammes de Pélégrina et de Turcius.

Les vieilles mosaïques de Rome, de Ravenne, portaient ordinairement le monogramme de celui qui les avait fait faire ou du fondateur de réglise où elles se trouvaient.

Au siècle, en Gaule, on trouve sur un marbre de la chapelle Saint-Eloi le monogramme de Childéric.

Dans le palais de Théodoric, à Ravenne, construction du vi^ siècle, existent des chapiteaux dont le linteau est orné au centre d^un monogramme, fort difficile à déchiffrer, je dois le reconnaître, la forme des lettres ayant été altérée et sa-

criiîée au iDesoin de Fornementation.

Plus tard^ s'il faut en croire le Liber mirabilis, chronique locale évoquée par M. le comte F. de Lasteyrie dans un fort intéressant travail % Charlemag'ne^ ayant fondé un certain nombre d'abbayes^ aurait donné à chacune d'elles un riche reliquaire ayant la forme d'une des lettres de l'alphabet; la lettre A serait échue ^ on ne sait pourquoi^ à l'abbaye de Conques^ qui conserve encore dans son trésor le seul de ces reliquaires existant aujourd'hvii et bien connu des archéologues sous le nom d'A de

I. Observations critiques sur le trésor de Conques. Tirage à part du XXVIIP volume des Mémoires de la Société impériale des antiquaires de France,

Charlemag-ne. Toujours diaprés la tradition^ Tabbaye de Brioude aurait possédé un reliquaire semblable ayant la forme d^un C.

Ceci, je le répète, est incontestablement du domaine de Thypothèse, mais prouve une fois de plus et Texistence du monogramme et la diversité de son application.

Je pourrais multiplier ces preuves à Finfini, mais je m^arrête, ayant tenu seulement à constater Texistence du monogramme dans les monuments primitifs.

Dans Tessai que j^ofFre au public je ne m^occuperai nullement de ce que Tantiquité a pu nous laisser en ce genre, monuments, médailles ou monnaies, mon but étant de faire revivre Fintérêt historique attaché à une foule d^objets d^ori-

gine plus moderne, et dont la provenance n^a pu être déterminée jusqu^ici faute d^un dictionnaire des monogrammes historiques \

Je n^ai pas la prétention de combler cette lacune^ mais seulement, en en signalant Fexistence, d'apporter la première pierre au monument qui pourrait la faire disparaître .

Parmi les objets susceptibles d^ofFrir un puissant attrait à la sagacité du chercheur, il faut néces-

i.Qui ne se souvient de ce joli colFret garni d'émaux du xvi^ siècle, qu'on a tant admiré à l'Exposition universelle?

L'émail du devant était orné d'un monogramme dont le propriétaire est resté inconnu.

Combien eût été augmenté l'intérêt attaché à cette œuvre d'art, si l'on ne s'était trouvé dans l'impossibilité d'en nommer le premier propriétaire !

sairement placer au premier rang ces admirables reliures que nous ont léguées les siècles passés.

Beaucoup de ces charmants volumes^ ornés ^ au milieu des plats, des armoiries de leur propriétaire^ portent en outre son monogramme^ à leurs angles et sur le dos, entre les nerfs.

Le monogramme est de toutes les époques, je crois Tavoir prouvé, et le goût du beau, réveillé par les nombreuses trouvailles faites dans les archives du passé, a ravivé en nous Famour de ce gracieux ornement.

Chacun aujourd'hui se plaît à avoir son monogramme. Pour ne citer que les noms que le respect ou la sympathie amène sous ma plume , je constaterai ici que

MM. Le Bastard^ baron J. Pichon, Feuillet de Conches ^ Philippe Burty^ Claudius Popelin et bien d^autres ornent du leur tous les volumes de leur bibliothèque.

Je ne parlerai pas des monogrammes qu^on rencontre sur les ex libris, le nombre en est infini, et ceci me forcerait à sortir du cadre que me suis imposé.

On rencontre fréquemment le monogramme sur les meubles et sur les objets destinés aux usages les plus personnels.

C^est à profusion qu^on le trouve sur les monuments 5 peu de châteaux où ne soit celui du fondateur sur les plus anciennes constructions ; peu d^additions ou de restaurations importantes qui ne soient ornées et en quelque sorte

signées du monogramme de celui à qui elles sont dues.

Les pierres tombales offrent de nombreux exemples du goût de nos pères pour cette ornementation ; au xrri^ siècle^ le sol de la chapelle basse^ à la Sainte-Chapelle de Paris^ était entièrement couvert des pierres tombales des personnages qu^on y avait inhumés ; plusieurs de ces pierres portaient soit aux angles^ soit en semis faisant fond aux figu- * res, le monogramme du défunt.

Les missels faits pour les rois y les reines^ les princes de TÉglise ou quelques seigneurs à qui une grande fortune permettait ce luxe exceptionnel^ étaient souvent ornés du monogramme du personnage qui les faisait exécuter ou de celui à qui il les destinait.

j On le mêlait parfois aux ravissants dessins de la première page^ parfois il rayonnait au milieu des ornements de la première grande miniature^ où étaient fréquemment représentés et le donataire et la personne à laquelle le manuscrit devait être offert.

J^ai rencontré de nombreux exemples de cet emploi du monogramme 5 le magnifique livre d^heures de la reine Anne de Bretagne, fait à Tours/ porte peint en or sur sa première page VA de la reine et TL du roi Louis XII, diamétralement répétés aux angles et la jolie lettre A se retrouve à la fin du livre, formée par les enroulements d\ine cordelière.

La Bibliothèque Impériale possède un superbe manuscrit in-folio

— • xn —

ayant fait parie de la célèbre bibliothèque de Jean ^ duc de Berry.

Sur la miniature placée dans l'angle de la page, le duc Jean est représenté en cardinal^ arrivant au seuil du paradis et reçu par saint Pierre.

Dans Tentourage de cette miniature on trouve deux dessins fréquemment répétés^ Fun représentant^ dans diverses attitudes^, un ours portant une bannière aux armes de France^ Tautre^ un cygne blessé à la poitrine.

A tort ou à raison^ on donne au duc Jean une maîtresse du nom de Lursine ^ ce qui expliquerait la présence de Tours (iirsus) et du cygne [cjcnus] ; quant au monogramme composé des lettres E. V.

entrelacées plusieurs fois, répété avec cette devise : le Temps venia, il n^est pas possible d^en donner la signification exacte.

Sur le manuscrit offert par Talbot à sa femme Marguerite de Beauchamps lors de leur mariage^ appartenant aujourd'hui à M. Ramé de Rennes , la miniature de dédicace représente Jean l albot à genoux^ protégé par son patron ^ saint Georges ; en face de lui, Marguerite de Beauchamps, fille du comte de Warwick, aussi à genoux, sainte Marguerite, sa patronne, à ses côtés 5 entre eux deux, la Vierge Marie assise sur son trône, tenant dans ses bras Fenfant Jésus.

Au-dessous de ce sujet, les deux bannières aux armes de Talbot et

de Warwick; entre elles deux, une tige de marguerite enroulée par une banderole sur laquelle est la devise incomplète : Mon seul désira....

y est] au bas de la page^ le monogramme de Jean Talbot et de Marguerite de Beauchamps.

J^ai dit qu^on trouvait le monogramme sur les meubles , on le rencontre aussi sur les tentures^, comme chez Nicolas Vauquelin des Yveteaux% dont parle Tallement des Réaux.

(( Lorsqu^il le vit pour la première fois, il avait des chausses à bandes comme celles des Cent Suisses, au xvif siècle, attachées avec des brides, des manches de satin de la Chine, un pourpoint et un cha-

^ Nicolas des Yveteaux ^ par M. le baron J. Pichon. Bulletin du bibliophile^ 1846.

peau de senteur et une chaîne de paille à son cou.

(( Tous les appartements étaient tendus de cuirs dorés, et, en plusieurs endroits, on voyait son chiffre avec des lacs d^amour faits en paille ; au milieu de ses gotits somptueux, il avait conservé beaucoup de goût pour la paille, peut-être à cause de son amour pour la vie champêtre. ))

Le roi René, que le goût des arts captivait, s'occupait de peinture ; le musée de Cluny possède, sous le n^ 722, un panneau de lui dont le sujet est Marie-Madeleine à Marseille, où il s^est représenté avec la reine Jeanne de Laval.

Il peignait aussi en miniature, et il nous a laissé plusieurs manuscrits sur lesquels il s^est plu à dessiner

ses deux lettres E arrangées de différentes façons.

Sur Fun de ces manuscrits on voit un arbre à Tune des branches duquel est appendu son écusson, et dont Tensemble ^ qui forme un grand représente son nom tout entier^ s^il faut croire Tingénieuse explication de son sens allégorique/donnée par le P. Ménestrier.

(( Ce viel tronc/ qui pousse un jeune rejetton^ représente le roy René, et le rejetton, Jean de Calabre^ son fils^ né en la vieillesse de son père. Le chapellet fait allusion à la maîtresse de ce prince^ qui se nommoit Capelle^ comme on dit en Provence capellet pour chapellet. L^orange^ avec ce mot : vert meur^ étoit la devise du roy René,

par laquelle il vouloit dire que, comme Torange demeure à moitié verte lorsqu'elle est meure , il estoit aussi vert en sa vieillesse. »

Le monogramme de Henri II et de Diane de Poitiers, formé de deux D et d'un H, a souvent été contesté, et beaucoup de savants ont voulu y voir le monogramme de Catherine de Médicis et d'Henri II.

Ce dernier existe pourtant aussi, et est formé de deux C et d'un H.

Les amours du roi et de Diane de Poitiers n'étaient-ils pas, d'ailleurs, chose assez notoire pour permettre de supposer que quelques flatteries courtisanesques aient, à dessein, réuni les chiffres des deux amants ?

Manquant d'un travail spécial sur ces matières, et la clef de beau-

coup de ces jeux d^esprit ne nous ayant pas été donnée^ on ne saurait s^étonner que le sens exact de beaucoup de monogrammes ait échappé aux recherches des érudits.

Pourquoi, par exemple^ le connétable Olivier de Chsson avait-il pris pour chiffre TM^ qui se trouve plusieurs fois répété sur son hôtel et peint sur les carreaux émaillés du pavement?

Plusieurs auteurs ont diversement interprété le sens de cette lettre mystérieuse.

Uopinion la plus générale en fait Finitiale du mot Miséricorde^ parce que son hôtel^ qui s^appelait dans Forigine le Grand Chantier du Temple, prit le nom à^Hôtel de la Miséricorde, quand les Parisiens lui

en eurent fait don, en 1383, pour le remercier des grâces obtenues de Charles VI par son intercession.

Pourtant cet M se trouve déjà sur son sceau apposé, sur une charte de 1370.

Même incertitude à propos de FS traversé d'une flèche qui se trouve sur les boiseries du palais de Fontainebleau; il ne peut, selon moi, s^'expliquer que par un à-peu-près, et serait le chiffre de Gabrielle d'Estrées.

Le savant M. de Longpérier fait judicieusement observer que TS ne se prononçait pas au xvi^ siècle, et cite à Fappui de son opinion les mots: espée, estoile, estrangers, et conséquemment repousse, à propos de ce chiffre, Texplication que je viens de donner.

Je regrette de différer d'opinion avec M. de Longpérier^ mais je ferai remarquer que FS dessiné par M. Phnor dans le palais de Fontainebleau n^est pas un S barré comme ceux que j^ai relevés sur des médailles de Jeanne d^Albret (voir page 167), mais bien un S traversé d^une flèche appelée trait.

Ce jeu de mots me paraît fort admissible, malgré sa prononciation vicieuse, pour Fépoque, et je dirai plus, il semblait avoir reçu alors la consécration d'un usage ancien, car, sur des incunables de 1400, on trouve déjà de ces jeux d^esprit qui seraient intraduisibles si on voulait en syllabifier les mots comme on les prononçait alors.

Quant à FS barré, c'est-à-dire traversé d'un simple trait, c'est en-

core un jeu de mots qui signifie souvent Fermasse, Fermeté. Une longue lettre de Henri dont il a été publié un fac simile^ en fournit une preuve irrécusable.

Plusieurs personnages , Montmaur de Conrard entre autres, ont joint ce signe à leur monogramme.

Le Bulletin du bibliophile a donné la reproduction d^un livre orné d^un monogramme qui serait un vrai casse-téte si le propriétaire n^avait eu rheureuse idée d'en donner la clef.

Les plats sont ornés de ravissants dessins aux petits fers; au centre, dans un médaillon formé par des branches, est un monogramme répété aux angles et sur le dos.

Au-dessus et au-dessous du mé-

daillon^ on voit une ligne de lettres sans suite apparente, mais dont on relève Tordre naturel au moyen d^un petit numéro dont chacune d^elles est accompagnée.

Leur assemblage donne alors le nom du propriétaire du livre et celui de sa femme.

Cette espèce de jeu de patience rappelle certains auteurs dont la modestie ou le désir de garder Fanonyme étaient si grands, qu^ils signaient leurs livres de toutes les lettres de leurs noms,, mais dans un désordre tel, qu^il a fallu à de courageux bibliophiles de longues et patientes recherches pour déchiffrer ces énigmatiques signatures.

Tel est le nom de l'auteur du Roy Modus et de la Reine Racioy retrouvé

par M. Alph. Chassant % un infatigable chercheur qui^ précédemment^ avait déjà retrouvé le nom de Fauteur du délicieux roman du Châtelain de Coucj- et de la Dame FayeL

Il existe fort peu de livres sur les monogrammes; les ouvrages qui traitent de cette matière semblent^ en général, être destmés par leurs auteurs à servir de guide aux personnes qui veulent se composer un monogramme. Je citerai seulement parmi les plus curieux :

D'abord le livre de Charles Moucelot, intitulé : Nouveau livre de Chiffres j contenant en général tous les noms et surnoms enlacés par alphabet.

I Bidletin du bouquiniste^ t. XXV, p. 292-323, année 1869.

R. V. Clescher, Cyfer Alphabet ^ composé de vingt-sept planches de chiffres entrelacés, contenant vingtquatre chiffres par planche. Grand in-4\

Recueil de chiffres à deux et trois lettres, sans nom d^auteur, à Paris, chez Journaux. Sans adresse. In-8\

La Bibliothèque possède un album de dessins qui porte pour titre :

Recherche de plusieurs singularités, par Françoys Merlin, controUeur général de la Maison de feu Madame Marie-Elisabeth, fille unique de feu roy Charles dernier, que Dieu absolve, portraictes et escrites, par X. Jacques Cellier, demourant à Reims. Commencé le 3' jour de mars 1583, et achevé le 10^ jour de septembre mil quatrevingt et sept.

Françoys Merlin dit dans sa dédicace à Henri III « qu^il s^est essayé à rechercher et à faire faire ce petit œuvre pour délecter l'esprit du roy. »

Ce curieux manuscrit est composé d^environ deux cents dessins à la plume.

Le Pater noster y est écrit en vingt-neuf langues au milieu de cartouches variés. On y rencontre encore plusieurs vues de monuments, la Sainte-Chapelle, Notre- Dame de Paris, la maison des Célestins, etc., etc.

L^'un des plus curieux de ces

dessins et celui qui se rapporte le

plus à mon sujet, est un dessin de

Pendants d^aureilles (pendants à

aureilles).

C'est une réunion de neuf pen-

dants disposés par trois ^ dont chacun porte au centre un monogramme composé de trois ou quatre lettres.

Bien qu'il soit de toute évidence que ces dessins ont été faits d'après des objets en usage au temps de Françoys Merlin^ Je ne connais pas d'autres bijoux dont Fornementation soit empruntée à Falphabet, si ce n'est pourtant le collier exposé au musée du Louvre dans la galerie d'Apollon, dont chaque chaînon est formé par un monogramme composé des lettres C. D. S.

Le roi Henri III, qui aimait passionnément les emblèmes, les insignes, les lettres, et qui fit mettre, après la mort de Marie de Clèves, son monogramme sur ses propres reliures, ne portait-il pas de semblables bijoux?

Un tableau de Fécole vénitienne, xvi^ siècle (portrait de femme, n"* 517); semble constater Tusage de ces bijoux. Un lacet est placé sur le front comme une ferronière ; au centre sont un A et un C enlacés, à droite et à gauche les lettres B I placées en croix.

Dans la collection de portraits dessinés au xvf siècle, n"* 737i; on trouve un portrait de femme dont les pendants d^oreilles sont des monogrammes composés des lettres B D G, et dont le collier est composé d^ornements analogues.

En restant toujours dans le champ des hypothèses, ne pourrait-on pas supposer que les deux merveilleuses lettres en bois sculpté F M, conservées au musée du Louvre,

soient un échange de cadeaux entre François et Marguerite de Valois^ la marguerite des marguerites ?

Si les exemples de monogrammes contenus dans le livre de Françoys Merlin étaient plus nombreux^ on pourrait croire qu^on y puisa des modèles. Deux siècles plus tard, nous trouvons dans la chapelle des Carmes le monogramme de ^jme d^Hinisdal de Soyecourt, qui semble emprunté à Fun de ceux qu^on y rencontre ; mais si admissible que soit cette hypothèse, on ne pourrait assurer que le hasard seul ne soit pas Fauteur de cette analogie.

En livrant au public cet essai sur les monogrammes historiques, je ne me dissimule pas la distance

qui le sépare d^un travail complet, mais je mésestimerai heureux néanmoins, et mon but sera atteint^ si, tel quel, il peut rendre quelques services.

J^ai suivi , pour le classement ^ Fordre alphabétique, comme étant le plus simple, le plus rationnel et offrant au chercheur la marche la plus sûre ; ainsi, pour trouver un monogramme dans ce livre, on devra d^abord s^assurer des lettres qui le composent et se reporter à celle de ces lettres qui occupera le premier rang dans Tordre alphabétique.

Je ne terminerai pas sans adresser mes sincères remerciments à M. Jules Cousin , sous-bibliothécaire à FArsenal, pour la bonne

grâce avec laquelle il a mis à ma

disposition une foule de matériaux précieux.

A M. A. Preux^ avocat général à Douai, pour ses obligeantes communications et pour les emprunts qu^il m^a permis de faire à sa curieuse collection de jetons et d^ex libris.

A mon excellent ami Fichot^ le dessinateur- archéologue^ pour ses nombreuses communications.

A M. Paul Lacroix^ dont les encouragements et les conseils m^ont soutenu et parfois guidé dans ce long et aride travail.

A M. le baron J. Pichon, qui a mis à ma disposition tous les volumes de sa magnifique bibliothèque, tous les jetons et médailles de sa riche collection, mines fécondes auxquelles je dois quelques-

uns des plus curieux monogrammes qu^on trouvera dans ce livre.

A M. L.-J. Guènebault, dontFobligeance est connue de tous les chercheurs.

A MM. Anatole de Montaiglon, Ph. Burty^ Alexis Martin^ Patrice Salin, Karles Fichot, qui tous m^ont prêté un concours dont je leur suis reconnaissant.

Et enfin à toutes les personnes qui, dans Favenir, voudraient bien me communiquer quelques documents utiles pour perfectionner ou compléter ce travail dans la mesure du possible.

Armand-Jean du P L E s s I s , cardinal de Richelieu, premier ministre de France, mort en 1641.

Monogramme composé des lettres A R R, sur son tombeau, dans Téglise de la Sorbonne.

Claude de Lorraine, premier duc de Guise, mort en 1550, et Antoinette Bourbon Vendôme, sa femme, morte en 1583.

Monogramme composé des lettres A C, sculpté sur leur tombeau.

Sophie Arnould , actrice de rOpéra , célèbre par son esprit, née vers 1740, morte à Paris en 1803.

Monogramme composé des lettres A S , au bas de la gravure de Massard , d'après le tableau de Greuze, La Cruche cassée^ ^773-

Henri III, roi de France, mort en 1589.

Monogramme composé

des lettres A H O T (T pour tertius), sur le plat d'un livre de sa bibliothèque.

( Collection de l'auteur, )

Anne de Lorraine , morte en 1568, mariée en premières noces en 1540 à René de Nassau, prince d'Orange, et en secondes noces à Philippe de Croy, duc d'Arschot, fille d'Antoine dit le Bon, duc de Lorraine et de Bar.

Monogramme composé des lettres A F R, sur une médaille.

Antoine Barillon de MoRANGis , successivement intendant à Metz, à Caen et à Orléans , maître des requêtes, mort en 1686.

A B B M, entre les nerfs des volumes de sa bibliothèque. (Co//^c^fon de V auteur.)

Antoine, duc de Lorraine et de Bar, et Renée

^ DE BOURBON-MONTPEN-

siER, mariés en 151 5.

Monogramme composé des lettres A F R, souvent accompagné d'une croix de Lorraine avec un baudrier enlaçant la croix. La devise du duc était « Tespère avoir, »

Ferry II, duc de Lorraine, comte de Guise, mort en 1472, et sa femme Yolande d'ANjou, reine titulaire de Naples, de Sicile et de Jérusalem, duchesse héritière de Lorraine, morte en 1483.

Monogramme composé des lettres A F et du Lambda A , sculpté sur leur tombeau.

Marie - Thérèse d'Autriche, femme de Louis XIV, morte en 1683.

Monogramme composé

des lettres A M T, entre les nerfs des volumes de sa bibliothèque et souvent sur les plats (aux angles). {Collection de Vauteur.)

nant- général du royaume en 1494, vii^ duc de Bourbon, mort en 1503, et Anne de France, fille de Louis XI, régente du royaume en 1483 , morte en

Chiffre composé des lettres A P, sculpté sur le château de Moulins.

Pierre II , seigneur de Beau) eu , régent de France en 1483, lieute-

Pierre II, seigneur de Beau) eu (VIP duc de Bourbon), et Anne de

France, fille aînée de Louis XI.

Chiffre composé des lettres A P, sculpté, ainsi que le précédent, sur le château de Moulins.

Pierre II, seigneur de Beaujeu , et Anne de France.

Chiffre composé des lettres A P, sur une serrure de l'église d'Aigueperse.

[Collection de M, oArmand Queyroy,)

Le Camus , secrétaire du roi Louis XIV.

Monogramme composé des lettres ACC, en fer repoussé, dans Fornementation d'une rampe, à Fancien hôtel de Juigné, à Paris, rue Thorigny, aujourd'hui École centrale des Arts et Manufactures.

Le Camus , secrétaire du roi.

Monogramme composé dés lettres ACC, sculpté sur la frise du plafond, ancien hôtel de Juigné.

— XV 11^ siècle.

rlV^ Vallerand des

HiNGETTES , Sei-

gneur des Aubeaux, de Lomme, de Fournes.

Chiffre composé des lettres AV, sur son tombeau dans la collégiale de Saint- Pierre de Lille, xv^ siècle.

Anne de Montmorency , connétable de France de 1538 à 15^7.

Monogramme composé des lettres AM, traversé d'une épée en pal, sur la bordure d'un vitrail du château d'Ecouen.

{Collection de M. Guénebault,)

Philippe- Alexandre- Emmanuel, prince de Croy - Sobre , lieutenant général des armées du roi de France en

Monogramme composé des lettres ACC sur une médaille.

(Collection de M. Gentil^ juge à Lille,)

Charles de Bourbon, comte de Soissons et de Dreux , grand maître de France, gouverneur de Normandie, mort en 1612, et Anne, comtesse de Montafié, morte en 1644.

Monogramme composé des lettres A ACC sculpté sur leur tombeau, autrefois dans réglise des Chartreux de Gaillon.

— lO —

Marie - Antoinette DE Lorraine, archiduchesse d'Autriche, reine de France, morte en 1793.

Monogramme composé des lettres A M en fer repoussé, rampe de l'escalier, vestibule du palais du petit Trianon.

Marie - Antoinette , reine de France.

Monogramme composé des lettres A M L brodé en soie de différentes couleurs au centre d'un tapis de table en satin blanc.

Jean, duc de Bedford, régent de France, et sa femme, Anne de Bourgogne, sœur de Philippe le Bon, duc de Bourgogne ; Anne, mariée en 1423, mourut en 1432.

ChiiFre composé des lettres A Y ( pour J), peint dans l'ornementation d'un manuscrit ayant appartenu à Jacques Jouvenel des Ursins.

Marie de Clèves et Henri P'' de Bourbon, VJJ» prince de Condé, mariée en 1572, morte en 1574.

Monogramme composé des lettres A CCM, sur une reliure ayant appartenu à Henri III.

Henri IV, roi de France, né le 13 décembre 1553, et Marie de Medicis, mariés

en 1600.

Monogramme composé des lettres A H M, sur une médaille du temps.

Antoinette de Bour- ( BON - Vendôme, grand'x/ÏS:, tante d'Henri IV, morte le 18 février 1585. Elle était femme de Claude de Lorraine, premier duc de Guise.

Monogramme composé des lettres A V en semis sur les plats des volumes de sa bibliothèque.

Louis XIII, roi de France, et Anne d'Autriche, mariés le 25 novembre 161 5.

Monogramme composé des lettres A L, sculpté sur les boiseries du palais de Fontainebleau , appartements du pape.

Louis XIII, roi de France, mort en 1643, Anne d'Autriche , morte en

Monogramme composé des lettres A L sur une médaille du temps.

Louis XIII , roi de France, et Anne d'Autriche, mariés le 25 novembre 1615.

Monogramme composé des lettres A A L , sculpté au plafond du salon Louis XIII au palais de Fontainebleau.

Anne d'Autriche, reine de France, femme de Louis XIII , morte en 1666.

Monogramme composé des lettres A A au bas d'un portrait de la reine.

Anne d'Autriche, reine de France , femme de Louis XIII.

Monogramme composé des lettres A A N N , peint en miniature sur le dernier feuillet d'un manuscrit oiFert à la reine.

Anne d'Autriche, reine de France, femme de Louis XIII, morte en 1666.

Lettre A peinte sur un vitrail de l'Arquebuse de Troyes.

{^Aujourd'hui au musée de cette ville,)

Anne d'Autriche, reine de France , femme de Louis XIII.

Monogramme composé de deux A A ^ (alphas) sculpté sur les boiseries dans les appartements de la reine au palais de Fontainebleau.

Jacques- Auguste de Thou^ président au parlement de Paris , grand

maître de la bibliothèque du roi , mort en 1617, et Marie de Barbançon- Cany, sa première femme, morte en

AIM entre les nerfs des volumes de sa bibliothèque et souvent dans le cartouche de ses armes.

Jacques - Auguste de Thou et sa seconde femme Gasparde de la Chastre.

Monogramme composé des lettres AGGI (I pour J ), entre les nerfs des volumes de sa bibliothèque et souvent dans le cartouche de ses armes.

Anne de Bretagne, sefijjiM conde femme de Louis XII, ^^^'^(A^j l'oi de France, mariée en i4pi.

Lettre A, peinte en miniature sur le premier feuillet du livre d'Heures de la reine conservé au Musée des souverains.

Anne de Bretagne, reine de France, veuve en 1515.

Lettre A formée d'une

cordelière, peinte en miniature sur le dernier feuillet du livre d'Heures de la reine conservé au Musée des souverains.

Marie - Anne - Christine - Victoire de Bavière, morte en 1690,

épouse de Louis dit le grand Dauphin, fils de Louis XIV.

Monogramme composé des lettres ACM sur le plat d'un livre d'Heures.

{Collection de Vauteur,)

Anne - Marie - Louise d'Orléans, 'duchesse de Montpensier, princesse de

Dombes, née en 1627, morte en 1693, la grande Mademoiselle, fille de Gaston d'Orléans.

Monogramme composé des lettres

premier comte de Clermont en 1547.

Monogramme composé des lettres A C D, dans des médaillons sur la frise du plafond de la chambre des Arts, au château d'Ancy-le-Franc.

ADLM.

Antoine deClermont- ToNNERRE, grand maître des Eaux et Forêts , créé

Marie Le Jars de GouRNAY, née à Paris €111566, morte 6111645.

Femme célèbre par son esprit et que Montaigne appelait « sa fille d'alliance » .

Monogramme composé des lettres A A I M R , sur le plat d'un exemplaire des Essais de Montaigne, ayant appartenu à mademoiselle de Gournay.

((yl la bibliothèque de Bordeaux,)

dame Adélaïde, sœur du roi Louis-Philippe née en 1777, morte en 1847.

Chiffre composé des lettres A O sur son cachet.

Louise - Marie - Adélaïde - Eugénie d'Orléans, dite Ma-

Paul - Hippolyte de Beauvilliers , duc de

U^^^ Saint - Aignan , chevalier des Ordres du roi, en 1724.

Monogramme composé des lettres A B B S S , entre les nerfs des volumes de sa bibliothèque.

{Bibliothèque de Vd/lrsenaL)

en Bourgogne, mort en 164O'.

Monogramme composé des lettres A M O O, aux angles des livres de sa bibliothèque.

(Voir Note n"" r.)

François Clausse de Marchaumont , grand maître des Eaux et Forêts

Françoise-Athenaïs de RocHECHouART, marquise de Montespan , fille de Gabriel de Rochechouart , duc de Mortemart, épouse de Pardaillan de Gon- DRU, morte en 1707.

Monogramme composé des lettres A GGR, aux angles des volumes de sa bibliothèque. {Coll. de M. le B^'^Pichon.)

Marie d'Autriche , sœur de l'empereur Charles-Quint, mariée en 1 548 à Louis II , roi de Hongrie et de Bohême, gouvernante des Pays-Bas, de 1531 à 1546.

Monogramme composé des lettres A A M, sur un jeton frappé pour elle dans les Pays-Bas.

Henri VIII , roi d'Angleterre, de 1 509 à 1547, et Anne Bo- LEYN , sa seconde femme en 1532.

Chiffre composé des lettres A H gravé sur rhorloge donnée par le roi à sa femme, avec cette devise : the most HAPPY, au-dessous d'un lac d'amour.

Isabelle de Castille , dite aussi Isabelle la Catholique, morte en 1504, fille et héritière de Jean II, roi de Castille et de Léon, femme de Ferdinand II, roi d'Aragon.

Monogramme composé des lettres A BSY, sur son armure conservée au Musée de Madrid.

^ François de Raisse, seigneur de la Margerie- Tillolay, gouverneur et bailli de Crèvecœur et d'Arleux, 1530; épousa Anne de Fauquerolle, dame de La Motte-Mazurghn.

Chiffre composé des lettres A F sculpté sur la porte de Téglise d'Oignies.

Guillaume de montfort, duc de Bretagne.

Chiffre composé des lettres A M, dans le champ de son contre-sceau. —

Alexandre Dussom- MERARD, conseiller à la Cour des comptes, fondateur du Musée de Cluny, mort à Saint-Cloud, en 1842.

Monogramme composé des lettres A DD.

Alexandre Petau, reçu =3=^ conseiller au Parlement de /? Paris en 1628.

Monogramme composé des lettres A E P T, entre les nerfs des volumes de ,sa bibliothèque.

{Bibliothèque de VoArsenaL)

(Voir Note n° 2.)

Achille de Harlay, premier président du Parlement de Paris, de 1689 à 1707.

Monogramme composé des lettres A B C D H, entre les nerfs des volumes de sa bibliothèque.

Ordre de l'Amaran- THE^ EN Suède.

Institué par la reine Christine de Suède, en

Monogramme composé des lettres A A, au centre de la croix de Tordre.

Saint Maclou , évêque d'Aleth (Saint-Malo), apôtre de la Bretagne au vi^ siècle.

Monogramme composé des lettres AMTS, sculpté au milieu d'un cartouche commémoratif dans le cloître de Saint-Maclou à Rouen.

Gabriel de Roche- CHOUART , marquis de Mortemart , gouverneur de Paris, chevalier des Ordres du Roi , mort en 1665.

Monogramme composé des lettres A G S R, entre les nerfs des livres de sa bibliothèque.

Marie Maignard, femme d' Alphonse Jubert d'Arcquenency, président de la cour des Aides de Normandie au milieu du xvi^ siècle.

Monogramme con^posé des lettres A BGM., sur son tombeau dans Téglise de Vernon.

Alphonse Gusman LE Bon , chevalier d' Alcantara.

Monogramme composé des lettres ABÇLO, sur le hausse-col de son armure, au musée de Madrid. — XV siècle.

Anna du Plessis Gautier DiNTEVILLE.

Monogramme composé des lettres A G, incrustations en ciiivre aux angles de sa pierre tombale dans réglise de Thennelière (Aube). 1531.

Étienne de Nully , président de la Cour des Aides , prévôt des marchands de Paris en 1582.

Monogramme composé des lettres A B D E N , sur le plat des livres de sa bibliothèque.

{Voir Note n'' j.)

Marguerite de Beauchamps, fille de Richard, comte de Warwick, morte en 1468, seconde femme de Jean Talbot, comte de Schremburg , maréchal de France, tué en 1453.

Monogramme composé des lettres AGM RTU, sur le manuscrit offert par Talbot à l'occasion de son mariage.

Simon Arnauld, marquis de Pompone, ambassadeur, ministre et secrétaire d'Etat, mort en 1699, et Catherine l'Avocat, sa femme.

Monogramme composédes lettres A. C.

CLLSS, aux angles des volumes de sa bibliothèque. (Collection de V auteur.)

Pierre-Adolphe de Cambout, marquis de Coislin.

Monogramme composé des lettres AACCPP, aux angles des volumes de sa bibliothèque, xix^ siècle.

Marie-Caroline-Auguste DE Bourbon, fille du prince de Salerne, duchesse d'Aumale, mariée en 1844 à Henri

d'Orléans, duc d'Aumale, morte en i86p.

Monogramme composé des lettres A C, sur son cachet particulier.

Antoine-René de Voyer

^25:^5^^/ . d'Argenson , marquis de C^^^^^ ' Paulmy, ministre d'État, bibliophile célèbre, né en 1722, mort en 1787.

A D G M , peint en miniature sur les plats des livres de sa bibliothèque.

{Bibliothèque de VoArsenaL)

Marie-Amélie de Bourbon-Naples, femme du roi Louis-Philippe V\ Monogramme composé des lettres A M S, sur le cachet de la reine.

Catherine - Henriette Bellier, femme de Pierre de Beauvais, première femme de chambre de la reine Anne d'Autriche.

Monogramme composé des lettres B C C H P, sculpté dans le grand escalier de Thôtel de Beauvais , rue Saint-Antoine, xvii^ siècle.

Jean BouhieR; seigneur de Versalien, président à mortier du parlement de Dijon, né en 1673, mort en 1746.

Monogramme composé des lettres B J, sculpté sur un brùle-parfums dans la décoration d'une cheminée.

Etienne Bouhier, conseiller au parlement de Bourgogne, et Madeleine GiRAUD, sa première femme.

Monogramme composé des lettres BGM, sculpté sur la façade de Thôtel de Vogué, à Dijon.

Jean -Paul Bignon, abbé de Saint-Quentinen-l'Isle, conseiller d'État, Tun des quarante de l'Académie française , bibliothécaire du roi, né en 1662, mort en 1743.

Chiffre composé des lettres B B, sur le plat et souvent entre les nerfs des volumes de sa bibliothèque.

JÉRÔME - Frédéric Bi- GNON, né en 1747, mort en 1787, fils d'Armand Jérôme, bibliothécaire du roi.

Monogramme composé des lettres B F G , entre les nerfs des volumes de sa bibliothèque. ( Collection de l'auteur, )

Gaston Jean-Baptiste, comte de Cominges-Guitaud , chevalier des ordres du roi, gouverneur de Saumur, ambassadeur en Angleterre, mort en 1670.

Monogramme composé des lettres B C D G P, sur une gravure de Humbelot.

BizEAU , de la Chambre des comptes.

Monogramme composé des lettres B L, aux angles des livres de sa bibliothèque.

{Bibliothèque de VdArsenal,)

Nicolas Chalons du Ble, marquis d^Uxelles , chevalier des Ordres du roi, gouverneur

de Chalons en i66p, maréchal de France en 1703, mort en 1730.

Monogramme composé des lettres B D, plusieurs fois répété dans la décoration du grand salon, au château de Cormarin. — xvii® siècle.

Du But A Y, en Anjou.

Monogramme composé des lettres B B D

D, entre les nerfs des volumes de sa • bibliothèque.

Joseph Bonnier, baron de la Mosson , célèbre amateur du xviii^ siècle. — Gersaint a publié le catalogue de sa précieuse collection qui fut vendue en 1745.

Monogramme composé des lettres B B J J, sur un jeton en argent.

(Collection de M. le baron J. Pichon, )

Bernard , seigneur de Nassau, et Madeleine Potier, sa femme.

Monogramme composé des lettres B M, sculpté sur leur tombeau, autrefois aux Célestins de Paris.

Christophe de Villeneuve, baron de Vaucluse, de Bargemont, gouverneur de Fréjus, chevalier de Tordre du roi, gentilhomme de la Chambre, 1572.

Monogramme composé des lettres B C D F R V, sur un jeton.

LOMÉNIE DE BrIENNE

(Charles-Etienne), archevêque de Toulouse , puis de Sens , cardinal , membre de l'Académie française, premier ministre en 1787.

Monogramme composé des lettres BBLL, entre les nerfs des volumes de de sa bibliothèque.

(Bibliothèque de Vo/lrsenal.)

Madeleine Le Beau, femme de Louis de Sabre, trésorier général de France à

Monogramme composé des lettres B LM sur un jeton.

[Collection de M. oAch. Gentil, juge à Lille,)

Louis de Breze, comte de Maulevrier , grand sénéchal de Normandie (mari de Diane de Poitiers) . Il mourut en 1 5 3 1 .

Monogramme sculpté sur son tombeau, dans le chœur de la cathédrale de Rouen. {Voir note 4,)

François Brulart, fondateur 4^ du collège des Jésuites à Reims, -^J abbé commandataire de la Valle- Roy et de Chartreine.

BF, sculpté au fronton de la porte de rhôpital de Reims (ancien collège).

D'HiNISDAL SOYECOURT.

Monogramme composé des lettres B B D D.

Ce monogramme se trouvait plusieurs fois répété dans une des chapelles du couvent des Carmes déchaussés à Paris.

Nicolas Briot, né en Lorraine vers 1585, graveur général des médailles sous Henri IV et Louis XIII, puis graveur de la Monnaie de Londres , mort vers

Monogramme composé des lettres BN.

GuiLLE Bélier , chanoine de la Sainte- Chapelle , mort en 1428.

Monogramme composé des lettres BG, gravé sur sa pierre tombale et formant semis autour de la figure. — Aujourd'hui dans la chapelle basse de la Sainte -Chapelle.

René de Longueil, président à mortier au parlement de Paris, créé marquis de Maisons en 1658, mort en 1677, et Marie Boulanc, sa femme.

Monogramme composé de lettres B L M O, sculpté sur plusieurs panneaux de portes au château de Maisons-sur- Seine, qu'il a fait bâtir.

François de Brugières, ' secrétaire du roi , vivant en

Monogramme composé des lettres B D F, entouré de quatre S barrées.

Louise - Françoise de Bourbon, fille légitimée de Louis XIV et de madame de Montespan , femme de Louis de Bourbon, prince de Condé.

Monogramme composé des lettres B B ce LL, sur un jeton frappé en 1713.

(Collection de M. e4. Gentil.)

Charles - François d'Anglure de Bourle- U MONT, évêque de Castres, d'Aire, archevêque de Toulouse, mort en i66p.

Monogramme composé des lettres B CDD, au bas d'un grand blason gravé par Humbelot. xvii^ siècle.

Jean Brinon, seigneur de Villaines , conseiller du roi.

Monogramme composé des lettres B E H I N O P RS, sur le plat supérieur des volumes de sa bibliothèque , au centre d'un médaillon autour duquel est sa devise : Espoir me tourmente,

( Collection de M. le baron J. Pichon. — Voir note n^ 5.)

Michel Mazarin, cardinal et archevêque d'Aix, frère du premier ministre

- de la minorité de Louis XIV.

Monogramme composé des lettres B B L L M aux angles des volumes de sa bibliothèque.

{Bibliothèque de VoArsenal.)

Jacques Jubert, chevalier, marquis de Thil, maître des requêtes et conseiller

d'État.

Monogramme composé des lettres B II pour JJ,au bas de son portrait, gravé en 1676 par Trouvain.

Du Barry (Jeanne Vaubernier, comtesse), née en 1744, morte en 1793.

Monogramme composé des lettres B D, peint au fond d'une assiette provenant d'un service lui ayant appartenu.

{Collection de M. Léopold Double.)

Jean le Bouteillier , de Senlis, comte de Moussyle-Vieux, seigneur de

Moussy~le-Neuf , de Criquetot, etc., et Anne Dauvet, sa femme^ 162p.

Monogramme composé des lettres B BS, sculpté sur leur tombeau dans l'église de Moussy-le-Vieux ( Seine-et- Marne.)

Charles le Téméraire, duc de Bourgogne et comte de Flandre en 1467, mort en 1477.

Chilfre composé des lettres C G sur un jeton.

(Voir note 6.)

Charles le Téméraire et sa troisième femme Marguerite d'York, sœur d'Edouard IV, roi d'Angleterre, mariés en 1465.

Chiffre composé des lettres C M sur un jeton.

Charles le Téméraire, duc de Bourgogne et comte de Flandre en 1467, mort en

Chiffre composé des lettres C C, brodé sur rétendard pris dans sa tente par les Suisses à la bataille de Morat.

Henri II, roi de France, et Catherine de Médicis, sa femme.

Monogramme composé des lettres C C H, sculpté dans la décoration intérieure du palais de Fontainebleau.

^ Henri II, roi de France, et Catherine ^ DE MÉDicis, sa femme.

Monogramme composé des lettres C C H, tombeau de Henri II et de Catherine , en semis sur la robe de la reine.

{oAbbaye de Saint-Denis.)

Monogramme composé des lettres C C H, sculpté au château d'Oiron.

Henri II, roi de France, et Catherine de MÉDICIS, sa femme.

Henri II, roi de France, et Catherine de MÉDicis, sa femme.

Monogramme composé des lettres C CH, découpé à jour sur la bordure d'une coupe à fruits par Bernard Palissy.

Henri II, roi de France, et Catherine de MÉDICIS, sa femme.

Monogramme composé des lettres C CH, découpé à jour sur la bordure d'une coupe à fruits par Bernard Palissy.

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