Lellre
5. De civ. Dei, 22. 8, lo. Dans sa leltrc 139 (chap. 2}, le saint parle de diverses hasilicpiesconstriiiles surdes domaines privés dansla région d'Hippone.
6. Poulie, I{ec. de l'unsl.. XVI, 1873-4. p. 443. Gsell, Reche relies archéolofjiques en Alijérie, p. 222, fig. 70.
7. Chabassière, liée, de ConsL. X. 1SG6. [). 120: pi. V, (ig. 3. Dielil, Xoiivelles Avcliiveft des Missions. IV, 1S!I3. p. 3G.ï.
Kébir (fortiu construit par les Byzantins) et remplacement probable du forum i qui a été entouré d'une enceinte 1)\ zantine). Elle est en assez bon état ; seules, les parties hautes manquent. Les murs, épais de 1",30 à 1",50, sont formés de deux parements en pierres de taille, avec des moellons dans l'intervalle. Longueur lô'", 10, largeur 12'", 20. La porte, large seulement de 0",85, est sur le côté droit. A l'intérieur, il y a deux rangées de piliers, que surmontaient des arcades. L'abside,
FiG. 127. — Chapelle de Khaniissa.
enfermée dans un cadre rectiligne, est flanquée de deux sacristies ; celle de gauche présente un renfoncement à sommet cintré, qui devait servir d'armoire. La solidité des murs et l'étroitesse de la porte font croire à M. Diehl (jue ce sanctuaire a été intentionnellement fortifié. Mais ces parois si épaisses
étaient peut-être destinées à porter des voûtes, jetées, sinon sur l'ensemble de rédifice, du moins sur les bas côtés.
69° Kherha (près deDuperré, vallée du Chélif). — Chapelle •, dont on n"a retrouvé que quelques vestiges. Je signalerai, en particulier, une clef d'arcade, avec le monogramme constantinien, et une dalle en pierre calcaire, longue de i'",25, large de 1",12, épaisse de O^jlS, qui était sans doute une table d'autel. Elle porte une inscription'^, indiquant que des fidèles placèrent dans cette chapelle, « in hoc tahernaculo », des reliques de saint Pierre et de saint Paul.
70° Kherba[Tigava mwiicipium^ dans la vallée du Chélif). — Église-^ Le cardinal Lavigerie a fait fouiller à Tigava une basilique dont je n'ai pas pu reconnaître remplacement. Les morceaux d'architecture les plus intéressants ont été transportés au nnisée de Saint-Louis de Carthage : ce sont des chapiteaux à fouilles non découpées, de forme massive ; dans plusieurs, le corps môme du chapiteau forme huit pans sous le tailloir carré. On a recueilli aussi, dans ces fouilles, une plaque de pierre avec l'inscription'* : « Hic pax aeterna nwratur », accompagnée d'un monogramme constantinien. Sur un panneau octogonal en mosaïque, également transporté à Carthage, se lisent ces deux vers '• :
• « Tu modo, Frumenti, domito virhile relielli, « Respicis ac reparas dumis contecta lavacra. »
1. Reisser, Bull. tVOran, 1898, p. 206, n. 2 et p. 214 (débris provenant de cette ruine de Kherba, et non de la Kherba qui s'appelait dans l'antiquité Tigava).