‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 138 sur 264 · Viré, Rec. de Const., XXXII, 18!)8, p. 4o · texte numérisé non relu

Viré, Rec. de Const., XXXII, 18!)8, p. 4o

3. bull. de l'Académie dllippone, XVII, 1881, p. 13-22, pi. IH-VI.

218 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉUIE

deux colonnes. Une baie, disposée de môme, donnait accès à la chapelle proprement dite. Celle-ci n'avait qu'une seule nef, dallée. Elle se terminait par un mur senù-circulaire ', qui formait une abside de 3", 60 de profondeur, pavée d'une mosaïque composée de cubes de briques. La clef de l'arc de tête était ornée de deux monogrammes constantiniens (avec l'a et l'o)). En avant de l'abside, le chœur occupait un ('sj)ace profond de 3", iO, qu'un cancel séparait probablement du reste de la nef. On y amis au jour le soubassement do l'autel, long de 3"\20, large de 1'",. "30, en pierres de taille; celles des angles «présentaient, « dit M. Farges, des cavités carrées, dans lesquelles devaient <( être encastrés les piliers supportant le ciboriurn ; celles du « uiilieLi, crousées à 0°',05 de profondeur, renfermaient des <( panneaux en mosaïque, formant une série de torsades ».

Une sépulture placée en travers de la nef, devant cet autel, contenait le corps d'un jenne chrétien, Donatus, comme l'indique l'épitaphe gravée sur la pierre tondialc (avec le monogrannne constantinion et l'a et l'o))*.

Le monument qne nous venons de décrire était entouré d'une enceinte rectangulaire, longue de 22™, 50, large de 14, faite de matériaux divers, enceinte qui parait dater d'une époque plus récente. Elle avait deux })ortes, l'une ;i rouost, devant le vestilAde, l'autre au sud. Deux fragnjcnts dune inscription bj'zantine'', nommant l'empereur Héraclius, ont été recueillis à

1. Le plan de M. Farges paraît indiquer dans ce mur une série d'ouvertures rectangulaires, .le crois que ces prétendues ouvertures correspondent aux l)arlies qui avaient été construites en moellons et qui s'étaient écroulées, tandis que les chaînes en pierres de taille demeuraient debout. 11 ne faut pas les prendre ])Our des piliers isolés, comme l'a fait IJytrek, llull. di arvhcolof/ia cristiaiui, 1882, p. 101-2 (conf. ibid.. 1880, p. 1.jO}.

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