‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 157 sur 264 · L. c. Conf. Corpus, 18(i7G · texte numérisé non relu

L. c. Conf. Corpus, 18(i7G

6. Graillot et Gsell, Mélanges de l'École de Rome, Xl\, 1891, p. 571-4, fig. 25-27.

superposées). Contre le mur de façade, chaque colonnade se terminait, selon l'usage, par une demi-colonne adossée; au contraire, en avant de ral)side, il semble Cju'il y ait eu, à droite et à gauclio, un pilastre. Le chœur, profond de ô"/!?, était clos par des dalles emboîtées dans des piliers. Il était pavé do briques vers l'entrée et de grandes dalles vers Tabside. Au milieu de ce chœur, nous avons dégagé trois petits pilastres en pierre (hauts de 0™,96, larges de Û'",45 et de 0°',39), dont deux sont décorés sur le devant d'un pampre, sortant d'un vase, et dont le troisième présente, outre des ornements lloraux et géométriques, un monogramme constantinien, accosté de l'co ; l'a n'y figurant pas, nous devons croire qu'il existait un quatrième })ilastre, symétri(|ue à ce dernier et orné d'un monogramme avec la première lettre de ralphal)ot grec. Ces su})ports étaient coiffés de chapiteaux, d'ordre corinlhicn dégénéré. Il est probable (pi'ils étaient placés aux quatre angles d'un autel et appliqués contre un socle plein, soutenant la table sainte. Une base attique, à plinlhe peu élevée, et un lut, haut de i'",83, qui gisaient aussi dans le chœur, ont peut-être appartenu à un ciborium. L'abside est surhaussée de 0™,60; on y monte par deux escaliers latéraux, l'un de deux marches, l'autre de trois. Elle n'est pas flanquée de sacristies. — D'après le stylo des pilastres et le monogramme, nous pouvons attribuer approximativement cette basilique à la seconde moitié du iv" siècle ou au siècle suivant .

105° Pêngotville [Sa/a/i^, région de Sétif). — Éghse ', située sur un mamelon, dont la partie supérieure a été aplanie; le

1. Vincent. Rt-viie af'rlcniiie, XXI, 1877, p. 320-3. Poulie, Rec. de Cmisl., XVIII, 1876-7, p. 374-a. Gseïl, Mélanges de l'École de Rome, XV, 1895, p. 38- 41, fig. 1.

derrière de l'édifice était maintenu par de gros murs de soutènement. Celte ruine a été fouillée par M. Vincent. Il ne subsiste plus que le bas des murs, qui sont plus épais que d'ordinaire (1 mètre). Longueur totale 23", 40, largeur 14"\C0. Le front semble avoir été précédé d'une cour carrée : nous ne saurions dire si elle était entourée de portiques. Une seule porte est ménagée dans la façade, au milieu. On descendait dans la nef par un petit escalier de quatre marches. A Tintérieur, il y avait deux doujjles colonnades ' (bases attiques accouplées, de hauteurs diverses; chapiteaux doriques). Le chœur était probablement clos par des grilles en métal. Rien n'indique que l'abside ait été flanquée de sacristies. M. Vincent a observé que les parois du monument étaient (( recou- « vertes de fresques qui tombèrent aussitôt au contact de l'air. « Elles représentaient de larges feuilles de vigne, rouges et «brunes sur fond noir et blanc ». On reconnaît encore des traces de peintures, bien peu distinctes, à droite de l'entrée. Quelques tombes ont été trouvées dans le sous-sol de cette église, entre autres trois sarcophages d'enfants.

Une inscription mutilée, découverte à Périgotville 2, parait se rapporter à une chapelle de martyrs: « [Memoria\m beatissimorum [martyrum]... rcstituenint . »

106" Pldlipperille [Rusicade). — En 1880, on a recueilli en ce lieu, à côté de l'église française •\ une dalle de marbre portant

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