‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 16 sur 264 · M. Poulie (/. c, p. 431-8) y voit les écuries · texte numérisé non relu

M. Poulie (/. c, p. 431-8) y voit les écuries

MAISONS. INSTALLATIONS RURALKS 27

i< éclairer une galerie intérieure. Des deux côtés, en dehors « (le la villa, deux petites maisonnettes, qui se n'pondent, « complètent le logement du maître et des ser\itcurs. Elles u donnent sur des jardins, et, pour l'indiquer, l'artiste a placé (' ])ar derrière de grands arbres, dont le sommet dépasse les ■t toits ; aux deux extrémités, commencent des palissades de « buis, comme on en trouve dans le parc de Versailles, qui « entouraient les bosquets et emprisonnaient les allées. »

Dans la salle L', le registre supérieur de la mosaïque offrait à gauche deux pavillons, aux toits pointus, entourés d'arbres : c'était le ppcuari hciis. A droite, « l'artiste a représenté un <' verger, avec des arbres (res[)èce difll'érenle, le long desquels <( grimpe la vigne ; au jiied d'un palmier chargé de fruits « nu'u's, une dame est assise sur une chaise à dos... Devant « elle, un jeune homme tient en laisse un j)etit chien et, de « l'autre main, al»rite la dame sous une ombrelle. Sur le haut « du tableau <n\ lit : <■ fi/nso/i /ocns .>. L'ciiiplaceinenl du « pluln^nphr^ c'est le lieu des entretiens agréaldes et disfin- « gués. » Au-dessous, sont représentés deiLX bassins circulaires, avec des poissons et des jdantes aquati(pies, et le parc de chasse, scjiiuin rmoflo/tis, clos par une barrière à treillis serré et enfermant des gazelles.

La mosaïque de la salle A'' nous montre une longue suite de bâtiments, qui paraissent avoir deux étages et que dominent deux pavillons; les toits sont en tiùles rouges : c'est la demeure

1. Altnim cité, pL .'i. Le '< lien du pliilosophe » est reproduit dans Tissot, 1, p!. III (ù la page 495). Corpus, 10890.

2. Album, pi. o. Une autre reproduction, un peu plus exacte, mais moins complète, a été publiée en t8S8 par la société de Constanline (grande planche en couleurs, portant le n° XXII et se rattachant au tome XXIV du Recueil de la société. Tissol, I. pi. Il et IV à la page i9.j). Corpus, VIII, 1089t.

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(lu forestier, salluarii ianusK Par derrière se dressent de grands arl)res, entre autres des palmiers-.

A l.r)00 mètres environ au sud de Constantine, contre le Hnmmel, on a trouvé, en 1842, diverses constructions qui n'ont pas été complètement déblayées 3; elles faisaient partie d'une riche villa. Une salle rectangulaire (de 8"\3t) sur 7", 14) était pavée d'une mosaïque dont le tableau central représentait le triomphe de Neptune et d'Amphitrite. Plusieurs chambres ou cabinets la flanquaient. Près de là, il y avait un nymphée, formé d'une série de niches alignées que précédaient des bassins. Ou voyait aussi en ce lieu quatre citernes accolées *.

Delamare a décrit et dessiné^ des vestiges, assez confus et peu importants, d'une villa située sur le bord do la mer, entre Philippeville et Stora : petite exèdre, mosaïque ornementale, citernes".

L'Afri(|ue romaine fut essentiellement un pays agricole : on y rencontre ;i peu près partout des restes de fermes. Ces bâtiments, (pie l'on n'a guère étudiés jusqu'à présent, étaient e'.i gén('ral construits d'une manière moins solide que les édi-

\. Lu lecture du second mot n'est pas certaine.

"2. L"luver est rigoureux dans la région d'Oued Atinénia et des palmiers ne pourraient guère y vivre aujourd'tiui. Peut-être les mosaïstes ont-ils ajouté à la nature. Il y a aussi des palmiers sur les pavements des salles L et M.

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