Gsell, Ihii/., p. 21:î, (if
2. Douniergue, Rec. de Consf., XXVH, 1S92. p. loS-l. Graillot et Gsell, Melaiif/es de l'Ecole de Rome, XIV, 1894. p. 512-7, li;,'. 1-4. Moliner-Violle. Rec. de ConsL, XXX, 1893-6, p. 99-102.
étaver le cul de four. Nous n'avons distingué aucune trace de sacristies.
La seconde église, distante de 7 mètres de la précédente, avait à peu près les mêmes dimensions (elle était plus large de l™,,")*}). Il n'en reste que quelques vestiges. Les fûts des deux colonnades intérieures étaient, en partie au moins, coiffés de chapiteaux ioniques, d'un style très dégénéré. Le chœur était fermé par un cancel à jour (avec des ornements végétaux et géométriques), dont on a recueilli un fragment. Dans ra))side, près de l'entrée, s'élevait l'autel : une tahle, sans doute en pierre (qui n'a pas été retrouvée), portée par deux dalles debout. A cet endroit et sous terre, il y avait une l)oite de 0'",45 de côté, constituée par des plaques de pierre, couverte d'une brique et d'une grande dalle : c'était évidemment un coffre à reliques. Au delà de l'autel, l'abside présentait une inscription sur mosaïque, ménagée dans une couronne de feuillage : « Di;//iis (lifjna! Palri Arijcntio coronam lUnienalus li'i>[syi[l)aiut. » Il s'agit d'Argentins, évéque de Lamiggiga à la fin du vi" siècle.
La troisième éghse,à l'est de la seconde, n'apas été fouillée. Quelques dos île terrain en dessinent très vaguement les contours.
121° Si'lif {Silifis). — ÉgHse', quia disparu. Elle se trouvait à quelques mètres du temple protestant actuel (ancienne église de Sainte-Monique). Elle avait trois nefs, séparées par des colonnes de granit. Dupuch signale en outre des fonts baptismaux, encore presque intacts : >< Ils étaient en béton ou « stuc, d'une extrême dureté, enfoncés d'un mètre au moins « dans la terre, cannelés, avec trois sièges [degrés] en forme
1. Yin^wc'ci, Essai sur VAlfjé, -le chrétienne, p. 16^. Delamare, Exploralion, pi. 78, lig. 2 et 3, et notes manuscrites jointes à ses dessins.
« de croix : nn tuyau on plomb donnail passage à Teau dans « le fond. » Le même auteur parle de sépultures <( placées sous « le parvis de l'église ». Quelques épitaphes de l'époque byzantine' paraissent, en effet, provenir de cette ruine, ainsi que plusieurs pierres ~ qui portent des versets de psaumes-'^.
122" Sêtif. — Autre église (?). On a mis au jour, à l'angle nord de la caserne de cavalerie, les restes d'une mosaïque assez grossière, qui couvrait une vaste étendue*. Dans l'un des coins, était tracée cette inscription •"' : « Flavius Innocentiiis ^mim[era- « rius)^ pro sainte sita suonimque omnium tessel[ljavi(. » On sait que le pavement d'un grand nombre d'églises chrétiennes présente des dédicaces semblables. Il est donc possible qu'il y ait eu l;i nu édifice religieux''.
122°*" Sélif. — Plusieurs inscriptions, trouvées à Sétif, ont certainement appartenu à des sanctuaires chrétiens. L'une d'elles", qui date de l'année 452 après Jésus-Christ, mentionne des reliques de saint Laurent, <( in hoc loco sancto depoaitae >>. Elle devait être placée auprès d'un autel. Une autre'"* est la dédicace d'une chapelle funéraire, qui contenait les corps de deux martyrs, Justus et Decurius. Signalons encore une petite brique, dont l'inscription énumère des reliques de saint Etienne,