Avec de k'gères modifications
3. Des quatre murs de la salle tréllée qui sont perpendiculaires à la basilique, les deu.K du milieu s'emboîtent dans la maçonnerie de cet édifice : ce qui prouve qu"ils n'appartiennent pas à une date plus récente. Les deux autres
266 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉKIE
est fort bonne ; les murs épais, en général, d'un peu plus d'un mètre, sont faits de deux rangées de pierres de taille, formant des assises régulières. Des marques gravées se distinguent encore sur un très grand nombre de l)locs, aussi bien dans ces bâtiments de la première époque que dans ceux (pli ont été élevés à une date postérieure, en partie avec des matériaux de démolition. Ce sont des lettres, des croix, des figures géométriques, parfois aussi uu oiseau grossièrement représenté, une palme, un rameau, etc. '. Ces marques se rapportent aux divers ateliers oîi l'on taillait les pierres.
Église (vue intérieure, planche LXXXVI). — Orientée au sud-ouest, elle a 22 mètres de largeur et 46 de longueur (80 avec V atrium et l'escalier).
L'escalier, dont il ne reste plus que des débris, devait avoir (piatorze marches. Il s'élevait à une hauteur de 2^,90 et menait à un portique, dont le front présentait une rangée de colonnes, aujourd'hui disparues. De là, trois portes conduisent dans Valrium. Cette cour carrée était bordée de portiques, que soutenaient des colonnes (bases d'ordre corinthien, de différentes hauteurs ; fûts en calcaire, en granit, en marbre, lisses ou cannelés, empruntés à des édifices plus anciens ; chapiteaux corinthiens, à formes classiques, également pris ailleurs). Sauf au milieu, dans l'axe des deux portes principales de Y atrium et do la basilique, chaque entre-colonnementest occupé par une base attique en pierre, à socle très élevé, qui devait porter soit un vase, soit quelque autre objet d'ornement. Au centre
viennent au contraire s'appliquer contre la basilique, ce qui prouve qu'ils ne sont pas d'une époque antérieure. La salle est donc exactement contemporaine de la basilique.
1. Voir la reproduction d'un certain nombre de ces signes dans le Rec. de Const., XXX, i89j-(;, planche à la p. 66. Conf. i/jid., XXII, 1882, pi. X.XI bis.
ta
co
de la cour, se trouve le lavacrum, grande vasque monolithe de 2"", 25 de côté et de O^jTO de hauteur, qui était peut-être plaquée de marbre. La cuvette a la forme d'un trèfle à quatre feuilles ' ; une grille l'entourait. La cour et les portiques étaient dallés.
A une époque tardive, on fit sous les galeries quelques ensevelissements. Des dalles du portique antérieur offrent les épitaphes de deux religieuses -; dans le portique de gauche, a été découvert un sarcophage païen, remployé par les chrétiens, dont les sculptures représentent la chasse de Méléagre.
Trois portes, correspondant aux trois vaisseaux, font communiquer {"atrium avec la basilique. La nef est séparée des collatéraux par deux rangées de supports géminés, qui sont posés sur des plates-bandes, affleurant le sol. Chaque couple <le supports a été constitué de la manière suivante. Un socle bas, de forme rectangulaire, est couronné, du côté de la nef, d'une base ronde, attique ou corinthienne, du côté opposé, d'une base carrée, attique. Sur la première, se dresse une colonne en marbre blanc, rosé ou vert, ou l)ien en granit : tous ces fûts ont été évidemment pris ailleurs ; il en est de même des chapiteaux, d'ordre corinthien. La base carrée porte un pilier, dont la hauteur atteint à peine les deux tiers de la colonne. Il est coiffé d'une imposte très simple, sur laquelle repose le sommier des deux arcades qui vont rejoindre, à droite et à gauche, les impostes des piliers voisins. Ces arcades sont d'un appareil fort peu compliqué : une clef au milieu et deux autres pierres, reliant la clef et les deux sommiers. Le mur ainsi
1. On voit le conduit qui permettait de la vider. 11 n'y a pas de conduit •d'adduction : la vasque était remplie à la main.