‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 175 sur 264 · Ballu, ibid., p. 26, û<;. 20 et · texte numérisé non relu

Ballu, ibid., p. 26, û<;. 20 et

2. Nous ne pouvons pas admettre l'opinion de M. Ballu sur la place qu'occupaient ces dosserets. La question est discutée dans notre ouvrage sur le musée de Tébessa (Paris, Leroux, 1902).

Ce fut sans doute à la niênie époque que l'on remania l'arc de tète et peut-être aussi tonte la voûte de l'abside. Les deux pilastres qui, crojons-nous, flanquaient l'ouverture furent rasés et remplacés par deux grandes colonnes ' ; on coiffa chacune d'elles il'un coussinet décoré comme les précédents, mais pourvu d'une queue (|ui s'enfonçait dans l'angle du mur. Les sommiers du nouvel arc de tête reposèrent sur ces deux coussinets.

De nombreux cubes d'émail, retrouvés sur le sol loi's des fouilles, laissent supposer que la voûte de l'abside, et peut-être aussi les parois supérieures de la nef étaient revêtues de mosaïques.

Le baptistère (plau, //y. 135"'; vue, planche LXXXIX) est appliqué contre l'ai/ un//, dont le mur d(i droite a été recoupé pour ouvrir la porte d'accès. Le sol de ce bâtiment est en conti'e-l)as de O"..")!) par rapport ;i Y a //■////// et l'on y descend j)ar trois marches. On pénètre d'abord dans une sorte d'antichambre rectangulaire, dallée. Deux colonnes, dont les bases sont encore en place, flanquaient l'entrée de la salle baptismale proprement dite; leurs chapiteaux étaient sans doute reliés par une architrave. Cette salle, de l",80 sur 3", 90, offrait un pavement en mosaïque. La cuve est de forme circnlaire : le fond ne mesure que ()'",85 de diamètre; il est entouré de trois degrés concentriques. Bassin et marches sont revêtus de béton ; un petit canal servait à évacuer l'eau. Le rebord de la piscine, qui dé])asse à peine le sol environnant, est fait en ijartie avec des débris d'archiiecture de bonne époque. Quatre petites mortaises ont dû servir ù l'insertion d'une grille.

1. La base de l'une d'elles a été retrouvée on place : Girol, /. c, p. 202.

2. Voir aux .\i/ifi/ii)iis et coi-rcc/ions cette figure, omise ici |iar erreur.

A Test du baptistère, se voit nue salle rectangulaire, précédée d'un petit vestibule, qui s'ouvre sur l'abside do droite de la chapelle tréflée : la porte a été recoupée dans le mur. A'estibule et salle sont au même niveau que la chapelle. Ces deux espaces étaient pavés de mosaïques : motifs ornementaux, fleurs et fruits. Dans la salle, il y avait eu outre quatre cadres, enfermant des épitaphes, qui surmontaient des tombes'. L'une des inscriptions se rapporte à un évêque du nom de Palladius. une autre à un prêtre. La croix grecque qui accompagne l'épitaphe de Palladius et les formules enq)loyées ne permettent pas de dater ces textes d"une époque antérieure ;i la fin duv" siècle.

Dos séries de chambres sont applifpiées contre tout le ilanc ouest de la basilique, contre son chevet, enfin contre sou flanc est, jusqu'au mur septentrional de la chapelle tréflée. La construction en est mauvaise : les assises sont irrégulières, beaucoup de blocs font saillie en dehors des parements ; on s'est servi d'un assez grand nombre de pierres tunuilaires païennes. Il y a vingt-trois chambres, dont plusieurs sont doubles. Une porte assez étroite s'ouvre sur le devant de chaque pièce "^i audessus est ménagée une petite fenêtre. Rien n'indique que ces chambres aient eu un étage -^ Elles étaient certainement couvertes en charpente et en tuiles. Il faut sans doute y voir des habitations de clercs, de moines ou de religieuses S formant une communauté.

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