Corpus, vil F
ailleurs, mesurent 3"", 57-3"°, 69: ils sont lisses ou cannelés eu spirale ^ Le sol sur lequel s élèvent les bases fut reml)lavé plus tanl; un nouveau sol, formé d'un lit de béton, a été reconnu jiar Delamare 1",60 jilus haut. Enfin, à0™,50 au dessus (le ce second niveau, on étendit encore une antre couche de béton. Lors de ces aménagements, la chapelle était déjà cii partie détruite, car Delamare a rencontré dans ses fouilles, sous les deux sols sujiérieurs, un fragment dv la dédicace qui vient d'être mentionnée. La porte que l'on voit (hins ]c rnur de droite a été faite à une date récente, avec les débris de la })(»rl(" })rimiLive : la pierre qui, dans celle-ci, servait de linteau devint un montant. Ces remaniements sont sans aucun doute do l'époque berbère, puis(|ue la chapelle est de la lin de l'époque byzantine. L'éditîce servait-il encore au culte chrétien? C'est ce que nous ignorons.
Au fond, un espace rectangulaire (B) forme une salle réservée, limitée en avant j^ar un mur. ([u'i s'interrompait au milieu }tour permettre le passage. Delamare y a découvert, dans l'angle du nord, une sorte de petite caisse (C), faite en tuiles; elle «renfermait beauc(nq) d'c^ssements j lacés en ordre )ar « lits 2 ),.
A droite du sanctuaire, se dressait une colonnade (conqitaut au moins quatre colonnes). Peut-être bor.!ait-elle un des côtés d"un (piadruple portique, qui aurait entouré une cour rectangulaire. Des nuu-s, qui percent au sud (DD), ont jiu a})})artenir
1. Le fut fl, |)lricé au milieu de la nef, ne parait pas appartenir ,i l'ordonnance primitive.
2. Il semble diflicilc de voir dans ce cotTre un reliquaire, car la table sainte ne s'élevait certainement jias dans le coin oi'i on l'a trouvé. Cependant on peut se demander s'il n'a pas été déplacé et caché en cet endroit par les derniers chrétiens de Thauiugadi, désireux d'empêcher une profanation.
à la clôture de cette cour. 11 y aurait eu en ce lieu un monastère.
A gauche, on distingue aussi des traces de murs. D'ailleurs, des pierres jonchent le sol tout autour de la chapelle, mais la forme et la destination (U^^ bâtiments dans lesquels elles ont été employées ne })euyent plus être déterminées aujourd'hui '.
157" Tipasa-. — Grande basilique -^ située sur la colline occidentale, à quelques mètres en deçà du rempart romain ; la colline a gardé le nom de Ras el Knissa (le cap de Téglise). Cet édifice et ses dépendances (plan. //y. 147) ont été partiellement fouillés ])ar Gayault et Gsell. Us sont en fort mauyais état, ayant probablement seryi de carrière à l'époque turque. En général, les murs ne s'élèvent guère au-dessus du niveau du sol. Ce- endaut le plan est très reconnaissable. La construction, médiocre et irrégulière, est en pierres de taille, mal agencées, ou en blocage. Longueur de l'église (sans l'abside) 52 mètres, largeur 45 mètres.
1. C'est sans raison plausible qu'on a voulu reconnaître des restes de chapelles dans deux petites ruines de Timgad. situées l'une à 80 mètres environ au nord-nord-ouest du Oipitole, l'autre au milieu de la forteresse byzantine (Ballu, /. c p. 234, n" 3 et n° 6). Par contre, on voit de vagues traces d'un édifice qui était peut-être un sanctuaire chrétien, à 200 mètres environ au nord de cette forteresse.
2. Saint Optât {De schis'nale donafislarum.l, 19) mentionne un fait qui se passa dans une église de Tipasa sous le règne de Julien. — L'auteur de la passion de sainte Salsa {Cafalof/us codicum Jiarjiof/i'apfiiconun qui (isservan/iir in Bibliofheca nationali l'arisiensi, 1, p. 346, g 3) parle d'un sanctuaire dédié à la martyre, qui s'élevait à l'extrémité de la colline centrale de Tipasa {collis Templensis); les ruines de cet édifice n'ont pas été retrouvées : conf. Gsell, Mélanr/es de l'École de Rome, XIV, 1894, p. 343.
?. Moniteur algérien, n" du 14 octobre 1813. Leclerc, Revue archéolofjique, VII, 1850-1, p. oo6:pl. loi, fig. 1. Gavault, Revue afric, XXVII, 1883. p. 400-4. Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XIV, 1894, p. 357-371, avec un plan, reproduit par Kraus, Geschickte der christiichen Kunsl, I, p. 337, fig. 270, et par Holtzinger, Die altckrislUche und byzanlinische Baukunst. p. 109 (dans le Uandbuch der Arcliilrktur, II, 3, I). Gsell, Guide archéologique des environs d'Alger, p. 111-6. \\iela.nà, Éin Aus^ug ins allchris/liche A frilia, p. i82-i.
Il n'y a qu'une seule porte sur le devant, au milieu. L'intérieur riait partagé })rimitivement en sept nefs, limitées par (les piliers eu pierre, sur lesquelles étaient jetées des arcades :
deux de ces arcades sont restées debout {/ig. 148). Le sol des vaisseaux latéraux est revêtu d'une couche de mortier; celui
delà iiof centrale ', d'une mosaïque, où un petit nombre de motifs ornementaux se répètent à l'infini. Le vaisseau extrême de gauche était séparé du vaisseau voisin })ar un mur, haut de 1°',50, sur lequel reposent les piliers : (Unis l'état actuel, il est impossible de reconnaître les passages qui y étaient certainement ménagés.
L'abside, aujourd'hui en grande partie écroulée dans la mer, était au même niveau que la nef médiane. Doux colonnes flanquaient l'ouverture et devaient porter l'arc de tète. Le derrière de la basilique, bâti sur une pente rocheuse, était consolidé par de forts soubassements en pierres de taille et on blocage, dont on voit d"inq)ortants vestiges.
Le vaisseau central ne mesurait pas moins de 13"\r)i) de largeur, et ce fut peut-être autant ])our dinnnuer la portée (!o la toiture que pour embellir l'église qu'on le divisa plus tard en trois galeries, séparéespar deux colonnades : l'édifice eut dès lors neuf nefs. Les bases des colonnes ont été simplement posées sur la mosaïque. La })lupart des éléments de ces colonnades paraissent avoir été emj)runtés à des monuments plus anciens: ])asos attiques à socle bas, fûts en pierre ou en graint, chajiiteauionique, chapiteaux corinthiensàfeuilles non découpées.
Au nord de cette église, s'élevaient diverses annexes; elles ont en partie glissé dans la mer. La lettre A de notre plan désigne une cha})elle"^, à une seule nef, de forme trapézoïdale,
\. I.e sol de cette nef est en contre-Las de 0"',10 par rapport au reste de l'édifice.
■2. La salle dont nous parlons était peut-être le consignalorium. Les agneaux nous font souvenir d'une inscription placée par le pape saint Damase dans le consir/naloriuni de Saint-Pierre du Vatican [Damasi epicjrammata édit. liuii, n' 73) :
« Islic insonies cueles/i flumine lolas « Pastoris stimini clcxlera signal aves. >>
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ÉDIFICES DU CLLTE CblRÉTIEN 321
avec une abside au foml '. L'entrée devait être à l'est. La nef est décorée de mosaïques ornementales, Tabside d'un pavement rej'.résenlant des agneaux, qui | aissent parnd des aspbodèles.
Le baptistère (B) est une salle carrée, de 0'",50 do côté {ficj. 149). Les fonts, d'un diamètre de 3"", 40, sont construits en blocage; à l'extérieur, ils étaient plaqués de marbre; l'intérieur, qui est cimenté, offre trois marches circulaires, permettant de descendre dans le bassin, dont le diamètre est de l^jSO. Au nord-est, on voit le trou par lequel l'eau s'écoulait. 11 n'v a pas de conduit pour l'introduire ; elle devait retomber du plafond ou être apportée avec des seaux. Tout autour des fonts, le sol de la salle était pavé d'une riche mosaïque, consistant en des motifs ornementaux, sauf dans un des angles qu'occupait une inscription métrique, aujourd'hui mutilée ; elle se terminait })ar les mots : <( sancta lavac[ra\. »
On entrait dans le bai)tistère par un vestil)ule (C), dont la mosaïque porte l'inscription suivante :
« Si quis ut vivat ({uaorit addiscere semper, « Hic lavelur aqua et videat caelest[ia régna]. »
Ce ves "Inde donnait sur une sorte de couloir (D), qui se terminait au nord par luie abside et qui était orné d'une mosaïque figurant (!es oiseaux, des poissons, des Heurs et des fruits. De là, on passait dans le baptistère j-ar une i)etite porte.
D'autres sades se grou] aient autour. Celle que désigne la lettre E parait avoir communiqué avec le l)aptistère par une baie que flanquaient deux colonnes. Les chambres G, H, I étaient })ourvues d'hypocaustes et couvertes de voûtes en ber-
1. A l'agencement des murs on reconnaît que cette abside est postérieure au baptistère.