LL
sinos, d'époque antérieure ; le iilau présente à peu près l'aspect d'un trapéz^. long- de 22", 80 (sans l'abside), large de IG'^jôS à une extrémité et de 14"", 25 à l'autre.
Les portes s'ouvraient sur les côtés : il y en avait probablement deux au nord et une au sud. Lintérieur était divisé en trois vaisseaux i)ar deux rangées de cinii piliers en pierres de taille; des coussinets, affectant à peu près la forme d'un tronc de pyramiile renversé, coiffaient ces piliers et portaient des sommiers d'arcades. Les parties supérieures, percées do fenêtres, étaient en l)locage. La nef. entièrement pavée en mosaïque, devait être couverte d'un toit en dos d'âne; sur les deux bas cotés s'étendait, autant qu'il semlde, une toiture |late avec une terrasse bétonnée.
Au fond do la nef, à l'est, s'élève une sorte d'estrade, à laquelle on montait par deux petits escaliers. Elle est, en majeure partie, constituée par neuf sarcophages en pierre, alignés et orientés de l'ouest ;i l'est, les têtes étant placées à l'occident. Par-dessus, on avait établi une niosaïqne, aujourd'hui presque complètement détruite; un cancel en pierre, découpé à jour, bordait cette estrade du côté de la nef. La grande inscription conimémoraiive qui a été tracée sur la mosaïque du vaisseau central, en avant des escaliers, nous apprend que ces tombeaux sont ceux des (* iustl priorcs » : selon une remarque de M^'' Duchesne, le^ justes dont il est ici question étaient peut-être d'anciens évêques de Tipasa. Auparavant, dit rinscription, leurs séjultures n'étaient pas visibles ; l'évêque Alexand're fît construire la chapelle pour les al)riter :
« Nunc luce praefulgent suLnixi aUare decoro « Colleclamque suam gaudent florere coronam. »
Il ne reste aucune trace de cet autel, dressé sur l'estrade : il a pu être en 1)ois.
A l'autre extrémité du sanctuaire, on voit une abside, dé^'-au-ée au dehors. La (lis})()sition des nnn-s prouve qu'elle irai)i)artient pas h la cousti-ucliou primitive. Au lieu d'être, selon l'usage, entièrement ouverte, elle ne C(jnnTiuni(|uait avec la nef que j)ar une porte, d'un mètre de larg-e, qui existait peutêtre antérieurement (comme porte principale de l'édifice). Cette abside contenait plusieurs tombes. En avant, la mosaïque de la nef offre (faburd un grand tableau, où sont figurés divers poissons, puis l'épitaplie métrique de l'évêque Alexandre, qui reposait en cet endroit : « corpus hic iii pace qtiirscif. » La tombe de l'évêque devait se trouver soit auprès de cette longue inscripiion, ([ui occupe presque toute la largeur de la nef, soit plutôt dans l'abside, faite après coup pour recevoir le corj)S du fondateur de la cliapelle. Entre les piliers séparant les trois vaisseaux, ihms tout le ))as côté do droite et au fond du bas côté de gauche, d"autr(^s sarcoi)hagos, en pierre ou quelquefois en blocag >, ont été })lacés h dos niveaux irréguliers. Deux d'entre eux présentent un couvercle en mosaï([ue, avec une é])itaplie versifiée. Un monument (pu était sans doute une table d'agapes s'élève ;i dr.)ite (b la nef, entre deux piliers. C'est un massif en maçonnerie, presque semi-circulaire, mesurant 3°", 35 de diamètreet U",7U de hauteur inaj'una. 11 est revêtu d'une couche de mortier. Comme dans la table analogue retrouvée près de la basilique de Sainte-Salsa, la surface supérieure s'incline vers les bords. Elle offre au milieu un creux semi-circulaire d'un mètre (le diamètre, ;i fond })lat'. Plus tard, on encastra (hins ce massif, vers une de ses