‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 208 sur 264 · Conf. tome I, p. 110 et · texte numérisé non relu

Conf. tome I, p. 110 et

Byzantins ont transformé en un ouvrage de défense. L'épaisseur de ces tours varie de 1",50 h 2'MO; elle est plus forte du côté de la ville qu'aux faces extérieures. « Sur le dessus de (( la courtine, dit M. Diehl', à une hauteur de 7 à 8 mètres « au-dessus du sol, régnait un chemin de ronde assez large,

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Fio. 154. — Place forte de Tébessa.

« faisant tout le tour de l'enceinte. Il était couvert vers Texte

1. M. Diehl a étudié les plans dressés par le Génie en 1833, avant toute restauration. Ces plans contiennent des détails que Ton ne peut plus vérifier sur place.

3j6 les monuments ANTIQIES DE L ALGERIE

« riour jiar un liaiil jinrapet crriirl»'". De fortes i)ierros placées « en cncorbellemeiil. il«' manière ;i déborder le parement inté- « rienr du rem})art, soutenaient les larges dalles qui formaient <( le chemin de ronde, et constituaient ainsi une sorte do bal- (( con surplombant la nnu'aille intérieure... On accédait à ce « chemin de l'ondc^ par des escaliers placés en (Hfférents points « de l'enceinte. On en voit encore nu ;i côté de la porte de « Caracalla. »

Les tours s'élevaient h 10 nu 17 métrés. l'ne voûte d'arêtes appareillée, rpii rejjosait sur fpiatre iiilastres d'angle, couvrait chacune des salles inférieures. A la hauteur du [iremier étage et thi chemin <le ronde, la tour était 11 ncpiée de deux guérites j)our des sentinelles. Ou entrait «ians la salle supérieure par . une ou deux portes rectangulaires, (h)nnant sur les courtines. « Au-dessus, une lai'ge fenêtre (*arrée éelairait cette pièce; « sur les autres faces, des meurtrières étaient mena ées dans « l'épaisseur du mur. Pour couvrir la salle, il y avait en géné- « rai une voûte — la chose n'est jtas certaine — ou plutôt un « plancher, formant une plate-forme ;i laquelle on montait « j)ar un escalier intc'-rienr. adossé à la nniraille de la tour. « Cette terrasse était soutenue par quatre forts i)iliers, placés « aux angles de la salle. » Toutes les portes pratiquées dans les tours, soit au niveaii du sel. soit h la hauteur du chemin de ronde, se fermaient ]iai" l'intérieur.

Les portes de la ville ('taient au nombre de trois. La princijiale avait été ménagée ilans l'arc de Caracalla, dont on avait bouché les baies latér.ales (à l'ouest et à l'est) et rétréci la baie aulérieni'e [nu nord). Siu' le front oriental, un i)assage voûté s'ouvre entre deux tours, très rappi'ochées l'une de l'autre';

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