Voir plus haut, p
en Afrique, ils ont eu des cimetières à ciel ouvert, qui sont signalés par Tertullien dès le début du ru^ siècle '. On les appelait areoe. En ce qui concerne rAlg-érie, nous connaissons une area marti/rum à Constantine - et une area a[d) sepulchra à Cherchel. Cette dernière, comme nous l'apprend une inscri})tion-^, fut d'abord la propriété particulière de Severianus, qui la mit à la disposition de ses coreligionnaires ; puis elle devint la propriété corporative de l'église de Caesarea. Il est probable que les choses se passèrent de même en beaucoup d'autres lieux.
Les areae se trouvaient naturellement hors dos villes, dans le voisinage immédiat dos tombes païennes. ]\Iais elks étaient isolées par des clôtures '* : ensevelir un chrétien parmi dos idolâtres était considéré comme une grande impiété"', qu'on évitait le plus possible. Au contraire, ces cimetières où riches et pauA'res rei)Osaient cote à côte indiquaient avec une simplicité éloquente les sentiments do fraternité des fidèles.
Un ou plusieurs édifices ^ s'élevaient au milieu des sépultures : des documents mentionnent dans Varea do Cherchel une cella' , dans Varea de Constantine une cas.a maior^ : le terme