‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 254 sur 264 · Voir le plan publié par La Blanchère, l. c. pi. Xil · texte numérisé non relu

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2. Conf. peut-èlre les traînées de pierres que l'on renconlrc dans des nécroj oies indigènes : tome I, p. 9.

;5. ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, Iraduction DcSlane, I, p. 234 ; II, p. uiO.

420 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'alGÉKIE

siste : les Djedar sont des iuiiilK'aux, et non des monuiuenls commémoratifs. Mais, comme il paraît certain qu'une inscri])tiun de l'époque byzantine se lisait sur un des trois mausolées du djebel Hadjar, ce fait vient fortilier un peu l'upinion de ceux qui pensent que tout n'est pas a rejeter dans le récit d'Ibn er Rakik et que le fameux général Solomon (Solomon le stratège) était nommé sur la dédicace d'un des Djedar'.

Évidemment, comme l'a exposé La lUanchère, cet ensemble de grands mausolées est l'œuvre d'une dynastie de puissants l)rinces indigènes, qui vivaient au vi" et au vu" siècle. Peut-être souffraient-ils que l'empereur de Constantino})le les considérât comme ses sujets, ou du moins comme ses clients; })eut-être rendaient-ils hommage à son représentant en Afrique. De fait, ils étaient les maîtres du pays, car la domination réelle des Byzantins ne semlde guère avoir dépassé, dans la direction de l'ouest, les limites de la Manrétauie SitiHenne-.

Ces princes se servaient d'ouvriers sachant le latin et même le grec : les marques de chantier le prouvent. Ils étaient chrétiens : une (dof d'arcade qui porte une croix monogrammatique a été encastrée avec soin au-dessus de l'entrée d'une des salles centrales du mausolée C; il est certain que des païens ne l'auraient pas mise en si lionne place. Les pointures de ce tombeau représentaient sans doute des sujets religieux.

Il n'en est pas moins vrai que les Djedar sont des tumulus imUgènes, et non des monuments classiques "^ La civilisation

1. On a même prétendu avoir retrouvé de nos jours aux Djedar une inscription portant le nom de Solomon [liull. Comilé, 1887, p. loT, n° 6Si: conf. Basset, Bull, de la Société de f/éo[/rapliie de l'Est, ISS'l, p. 564). C'est là une mystification : voir La Blanchère. l. c. p. 8'.l.

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